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 What happened in Vegas stay in Vegas ! [Scarlett]

Lenon Antonelli
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✽ Jeu 24 Avr - 10:38


What happened in Vegas stay in Vegas !
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feat : Scarlett & Lenny

Las Vegas bordel ! Nous sommes à Vegas pour les trois prochains jours. Ce soir, c’est notre première date. Nous avons été signés pour une tournée aux Etats-Unis, ma terre natale. Le groupe commence à prendre un putain de tournant et la musique n’est rien sans s’afficher sur la terre promise. J’espère pouvoir enchainer sur une tournée anglaise, mais chaque chose en son temps, et je pense d’abord à la santé de Scar et des bébés. Keith est un putain de manager !
Oui, je vais être papa, putain de bordel de merde, je suis sur une des plus grandes scènes, je pars en tournée avec mon groupe et la femme que j’aime, qu’est-ce qu’il me manque ? Ma famille… Mais je m’en suis construite une autre, avec nos collocs, et Scar. Je ne dirais pas que je suis le plus à plaindre, bien au contraire, on se fait à tout, même à ça !

Tout ça pour dire que nous sommes sur le point d’entrer en scène. C’est notre première journée dans le Nevada, et après le concert, on compte bien en profiter. What happened in Vegas stay in Vegas, right ? Je suis prêt à faire un tour sur le strip, et vérifier si la légende dit vrai. En compagnie de ma femme, bien entendu. L’intérêt n’est pas de me taper tout ce qui bouge, mais de bouger tout ce qui tape ! Il  y a tellement de choses à voir et à faire ici… On ne loupera rien, comme ça quand les petits seront là, on pourra leur en parler, ça changera des histoires de bases qu’on raconte aux mômes pour les endormir. Il n’y en a qu’une à laquelle je tiens ! Peter Pan. Ne me demandez pas pourquoi, mais j’étais dingue de Peter Pan quand j’étais môme. Peut-être parce que je suis atteint du syndrome.

Nous sommes en coulisses, on voit tout d’ici ! Je suis carrément flippé, mais je ne le montre pas. Je ne suis pas le seul, putain ça c’est de la scène et du public. Les banderoles à nos noms, les filles qui ont même été jusqu’à faire des t-shirts à l’effigie des Black Velvet. Bordel de merde ce que c’est bon. Il nous reste 5 minutes avant d’entrer en scène. Ma main ne lâche pas celle de Scar, que je tiens fermement dans la mienne en la caressant, la poitrine gonflée d’un courage que je ne me soupçonne toujours pas ^^ Mais on n’a plus le choix, on est devant, on va devoir assurer comme des malades là !
Je prends sur moi pour la rassurer, mais je pense qu’elle peut lire comme dans un livre ouvert tout ce que je ressens.

- Tu fais attention bébé, si tu te sens mal, tu prends le tabouret, on est bien d’accord ?

Posant une main sur son ventre. Non parce qu’elle peut jouer de la musique assise aussi, elle sera là quand même, ce sera tout pareil mais papa il sera rassuré ^^ Qu’on soit bien d’accord tous les deux, on fait la tournée pour le groupe, pour nous, mais les bébés passent avant, et ils passeront toujours avant. Oui, c’est moi qui dit ça, l’artiste libre, l’électron incontrôlable, et je ne reviendrais pas dessus.
Les techniciens nous font savoir que nous sommes sur le point de démarrer et nous demandent de nous tenir prêts.
Je saisi son visage pour l’embrasser passionnément comme si j’étais sur le point de partir au front.

- Las Vegas Baby.

Je la regarde droit dans les yeux en caressant sa joue, puis prend sa main pour monter les quelques marches nous séparant encore de la terre promise. Je me dirige naturellement vers le micro, au centre de la scène. A moi de faire le show paraît-il, je suis aussi connu pour mes talents d’orateur ^^

- BONSOIR VEGAS !

Salve de cris et d’applaudissements. Les premières notes de guitare de Scar donnent le ton, et envoient le début du concert. La foule se déchaine, je crois que notre musique porte encore mieux qu’on ne l’aurait espéré, ça a l’air de toucher le public. Dans les yeux de celle que je considère comme la femme de ma vie, je lis la fierté, le bonheur et la passion. C’est tout ce que j’attendais.


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Scarlett P. Crane
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✽ Jeu 24 Avr - 14:51


What happened in Vegas stay in Vegas !
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feat : Scarlett & Lenny

L'expérience d'être sur scène avec des fans qui scandent votre nom est l'une des meilleures expériences qu'il m'ait été donné de vivre. C'est grisant au possible. Entendre la foule chanter à tue tête à l'unisson avec Lenny, c'est juste magique. Ca fait plus d'un mois et demi qu'on a commencé notre tournée, et moi, j'en suis à six mois et demi de grossesse, presque sept. Je ne l'avoue pas à Lenny, mais je commence à être crevée, complètement HS, mon dos me fait un mal de chien. Mais étrangement, je ne donnerai pas ma place, pour rien au monde. La réception du public me fait juste planer. Notre avenir est en train de s'écrire, à l'encre dorée, tout ce dont nous avions toujours rêvé, nous avons enfin la vie à laquelle nous aspirions. Mieux encore, nous nous retrouvons à Vegas, pour trois putains de jours de folie ! Vegas, c'est la terre promise, tout comme les Etats Unis et notre influence musical sur le territoire américain. C'est aussi la patrie de Lenny, et il m'a déjà trimbalée dans les rues de Vegas, dès que nous sommes arrivés. On dirait que, contrairement à moi, le décalage horaire ne lui fait absolument rien, moi je suis complètement à l'ouest, mais je dois assurer pour ce soir, je n'ai pas le choix, nous avons des fans qui nous attendent au tournant. Je suppose que Lenon est juste aux anges de me faire partager le pays dans lequel il a grandi, aux anges de me faire découvrir le «  American Way of Life ». Notre Eldorado. Il m'a même promis que nous irions faire un tour dès demain chez Dave & Busters, sorte de temple de jeux d'arcade, mini fête forraine américaine ou on peut se rendre chaque jour de la semaine. Des peluches, il veut des peluches -américaines- pour nos jumeaux. D'ailleurs j'ai craqué cet après midi chez Build a Bear, j'ai fais moi même des peluches pour nos gamins, MADE in USA et surtout, fait par maman avec Papa qui donne son avis derrière. Bref, je tombe peu à peu sous le charme des Etats Unis, surement le fait que Lenny en soit originaire m'aide aussi....

C'est l'heure H, pour le jour J, on entre en scène dans un quart d'heure, Lenon est en train de briefer notre groupe, tandis que moi, je me retrouve dans la loge avec Keith qui tente de me rassurer. Moi ? Stressée ? Nooon pas du tout. Je regarde notre manager tenter de me rassurer, je souffle comme il me le dit, profondément, mais j'ai une nausée qui me prend. Merde. Je le plante là, et je cours au toilettes de la loge, je me vide l'estomac, et étrangement le stresse retombe un peu. Ouais, j'ai toujours été une grande stressée, et autant dire que la, le vomissement n'est pas du à ma grossesse. Alors que Keith appelle notre maquilleuse pour qu'elle me remaquille avant d'entrer sur scène, je bois une grande gorgée d'eau, et je tente de me rassurer, tout va bien se passer, tout va être parfait. Dernière retouche maquillage, maille de protection sous mon top pour préserver mes bébés, et hop, c'est parti, je rejoins Lenny, et glisse ma main dans la sienne, en lui souriant, même si au fond je suis foutrement morte de trouille. Vegas est à nous, notre destin musical en dépend, il est entre nos mains, on doit assurer ! Je sais d'emblée qu'on est loin d'être couché, notre groupe est juste excité au possible, et surtout on compte bien profiter de Sin City, après tout, tout ce qui peut se passer à Vegas, restera à Vegas. Non je n'ai pas l'intention de m'envoyer en l'air avec un Strip teaser surtout avec Lenon dans les parages, mais je sens que ça va être un putain de délire ! Trois jours à la hangover, qui marqueront notre toute première tournée aux US. Putain, ça va être mémorable...

D'ici on voit la scène, nos fans qui s'impatiente, chauffés au préalable par les deux groupes locaux qui œuvre comme première partie. Nous sommes dans la salle de concert du César Palace, et j'ai du mal à me rendre à l'idée. On a juste une putain de chance, soutenue par un manager d'enfer. Putain, si je ne me retenais pas, je sauterai littéralement sur Keith pour l'embrasser. Je repère au loin les banderoles à notre nom et à celui du groupe, les montages photos avec les I <3 U B.V. Ce que c'est bon, la pression monte d'un cran, il ne faut pas décevoir nos fans, et surtout je ne dois pas décevoir notre groupe. Une banderole en particulier retient mon attention, celle sur laquelle figurent en lettre rouges immense un «  congratulation Lenny & Scar » avec plusieurs photos de nous deux, dont certaines issues du dernier shoot photo que nous avons fait avant de partir en tournée. Shoot photo pour lequel on s'affichait clairement  et officiellement pour la première fois en couple.  
Je repporte mon attention sur Lenon, il a l'air aussi flippé que moi si ce n'est plus, je lui caresse doucement la joue, comme pour le rassurer, on va assurer, ensemble, avec notre groupe. C'est le moment où jamais.

Tu fais attention bébé, si tu te sens mal, tu prends le tabouret, on est bien d’accord ? 

- Tu peux compter sur moi, de toute façon, ce sont eux qui dirigent la partie... Ne te fais pas de soucis, on va déchirer !

Avec délicatesse il pose une main sur son ventre, Hayden et Loïs en profitent pour se manifester presque aussitôt, l'adrénaline que je ressens en l'instant présent doit sufir à les avoir tiré des bras de Morphée. Il sait très bien que je me ménagerai ou plutôt que je prendrai soin d'eux, il m'a même convaincue d'emmener avec nous un toubib spécialisé en obstétrique au cas ou ma grossesse aurait quelques complication, même si à vrai dire pour l'instant tout se passe au top, hormis le soir de ce concert à Brisbane il y a deux semaines ou j'ai été malade comme un chien, mais j'ai malgré tout assuré et poussé mes limites pour finir le concert. Mais j'avais été doublement engueulée, et par Lenny, et par le médecin. Autant dire que je n'avais pas envie de renouveler l'expérience sinon Lenon et Keith serait bien capable d'annuler le reste de la tournée... Ce que je ne veux absolument pas. Avant d'entrer sur scène, Lenny pose ses lèvres sur les miennes, sous le regard amusé des membres de notre groupe, j'enroule mes bras autour de son cou, lui caressant doucement la nuque.

Las Vegas Baby. 

- Black Velvet never fails les gars !  Allez, tous sur scène !

Notre cri de guerre qui motiverait n'importe quel musicien au sein des Black Velvet. Enfin, on se retrouve sur scène, et je vais retrouver ma Gibson, me meilleure amie, laissant l'homme de ma vie saluer la salle. Tonight, it's our night ! J'entame mes premiers riffs, faisant glisser mes doigts sur le manche de ma guitare, et le show commence enfin. Le public hurle notre nom, la salle est bondée, et tous vibrent sous notre musique. On a réussi notre pari haut la main et même mieux encore. Au fils des morceaux, la scène se rempli de peluches, de roses et de sous vêtements en tout genre. Lenon se retourne vers moi, un sourire aux lèvres, je peux lire en lui comme dans un livre ouvert, et je sais tout autant que moi qu'il est en train de vivre un rêve éveillé. Je lui fait un clin d'oeil, en me mordant la lèvre. Je suis à ma place sur scène, complètement transportée par notre musique, qui fait au fond de nous ce que nous sommes. Des artistes, des amoureux de notre vie et de la nuit. Rien ne peux nous ébranler. La voix de Lenon me fait tout bonnement planer, un peu à la manière d'une drogue douce, dont je serai foutrement dépendante, et putain ce que je suis fière de lui...
Au bout d'une heure de concert, alors que Lenon intéragit avec le public, la salle est plongée dans le noir, faintant une coupure de courant. Un sourire s'étend sur mes lèvres quand je vois le technicien, mon complice, m'apporter un micro. La poursuite m'illumine soudain, j'ai le sourire aux lèvres. Ce que j'ai préparé ? Une surprise à Lenon pour qu'il se souvienne de ce jour, de notre début de succès à l'internationale, et surtout pour marquer les esprits, et surtout son esprit... Le micro en main, je pose ma Gibson rouge sur son socle, et me dirige vers lui pour enfin, arriver à sa hauteur...

«  Bonsoir Vegas ! Lenon... Tu dois te demander qu'est ce que c'est que ce bordel... Vous aussi d'ailleurs... »

Eclat de rire général dans la salle. Keith est au courant. La salle est complices, j'avais déjà vu certains points avec les responsables de nos fans clubs, et je sais qque déjà, on est en tain de distribuer des briquet dans la salle, sous le regard averti des pompiers qui sont présent aux quatre coin de la scène. Doucement, la salle s'illumine des briquets. Enfin, je pointe mon doigt en direction de la régie, qui sait pertinnement ce qui lui reste à faire.

«  Tourne toi Lenny... Si tu te souviens bien, ca fait 13 ans jour pour jour qu'on s'est rencontrés toi et moi... »

Sur l'écran qui diffuse nos clips, et notre image en grand pendant le concert, s'affiche une vidéo que j'ai passé un temps fou à faire, doucement le reste du groupe commence à jouer une mélodie qui sonne comme une balade rock. Une mélodie que j'ai intégralement composée pour l'occasion. La vidéo commence avec des photos de nous à nos début, moi à douze ans, lui à 16, et nos souvenirs s'enchainent, ponctués de vidéos de Lenon qui m'apprend à jouer filmés par sa sœur, de vidéos de répétitions dans le garage de sa tante il y a quelques années, entrecoupées de photos de nous deux, de nos premiers pas sur scène. Les photos s'enchainent, les vidéos aussi, et enfin, la dernière vidéo apparaît sur l'écran géant, qui laisse la foule pousser une exclamation de joie. Cette vidéo, c'est la dernière écho que j'ai faite, celle du jour ou on a appris qu'on partait pour Vegas...  Je me tourne vers Lenon, un sourire aux lèvres et je lui murmure de manière à ce que lui seul puisse entendre.

«  Je t'aime bébé... »


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Lenon Antonelli
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✽ Jeu 24 Avr - 18:59


What happened in Vegas stay in Vegas !
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feat : Scarlett & Lenny

A croire que ce qui branchait le plus Scar dans cette tournée américaine était surtout le fait de vivre comme les ricains ^^ Si y a que ça, elle aurait pu le dire bien plus tôt, on aurait fait une espèce de road trip à tournante sexuelle dans chaque coin mystique de mon continent natal ! J’ai conscience que les Etats-Unis font rêver beaucoup de monde. Nous ne sommes pas encore passés par Manhattan mais ça ne saurait tarder, cette fois-ci je ne pourrais plus reculer, je devrais lui présenter mes racines, d’où je viens et qui je suis. Mais chaque chose en son temps. En ce moment elle passe son temps à récupérer tout ce qui peut s’apparenter de près ou de loin à un truc typiquement américain qui pourrait plaire à un bébé ^^
Je la laisse faire, ça m’amuse beaucoup, je suis comme un gamin moi aussi, attendez qu’il soient là, c’est moi qu’elle devra freiner. Je me contente de suivre et de faire attention aux trois personnes les plus importantes de ma vie, qui ne font encore qu’une. Quand ils seront là, ils s’éparpilleront plus facilement et ma galère commencera pour de vrai ! Pour l’heure il n’y a rien de plus plaisant que de la voir s’émerveiller de tout et de rien alors qu’au final il n’y a pas grand-chose de plus qu’en Australie, je dirais simplement que le mythe est partout. Las Vegas ça sent l’adrénaline des gros joueurs, les spectacles et les performances à couper le souffle, la ville qui ne dort jamais, les prouesses technologiques sans cesse repoussées, Elvis, les mariages à tour de bras dans des chapelles en carton-pâte ^^
Et puis il y a New-York, le bruyant mais fascinant New-York, sa musique de Brooklyn, ses Yankees et ses Yellow Cabs. Ça c’est le New-York que je m’empressais de retrouver une fois le dos de papa tourné voyez-vous ! Parce que personnellement, ce qui faisait mon quotidien, c’était plutôt la Julliard School, les brunchs du dimanche et les hôtels particuliers. Je vivais dans un appartement mesurant l’équivalant de la surface de deux étages de mon immeuble. Les 54 et 55ème étages étaient les nôtres. Celui des Antonelli.
D’un autre côté, et avec tout autant de charme, il y a Los Angeles et Miami. Ah la côte ! Le soleil, les filles, la musique, l’alcool et les boites de nuit. What else ?! Là-bas aussi tous les excès sont permis, mais le soleil s’y rajoute. Les flambeuses qui claquent le jour pour se fringuer pour la nuit et les laisser ces messieurs raquer. J’aurais pu lui montrer tout ça à Scar, mais nous avons d’autres priorités maintenant, et je ne m’en plains pas !

Le premier truc qui me frappe en entrant sur scène et en posant le regard sur le public, c’est à quel point il a l’air au courant de notre vie, et à quel point il semble nous connaître comme si nous étions des membres de leur propre famille. Pour être honnête, ça me fait rêver. Je ne savais pas qu’on pouvait à ce point être adulé. Je reconnais notre dernier shooting sur une des banderoles. Ces photos avaient fait grand bruit, Keith nous avait poussé à accepter ce contrat. Deux heures de shooting, et une communion entre Scar et moi que nous avions rarement atteint. Nous étions dans notre bulle, il suffisait au photographe d’immortaliser tout ça. Mes mains sur son ventre, Scar dans mes bras, moi dans les siens. Je me rappelle encore du moment où on est sortis de là, annulant notre soirée resto pour se retrouver tous les deux dans la chambre, retrouver la même bulle, juste elle et moi et nos bébés. Certains de mes potes diraient que je prends un coup de vieux, mais il n’en n’est rien, je grandis, je mûris, ENFIN ! Mes parents seraient peut-être fiers de ça…

- Tu peux compter sur moi, de toute façon, ce sont eux qui dirigent la partie... Ne te fais pas de soucis, on va déchirer !

Mes bébés se manifestent en donnant des coups. Presque 7 mois de grossesse. Je commence à flipper comme un malade. Je la vois se fatiguer, je la vois bien souffler comme un bœuf au moindre effort, mais je ne relève pas, parce que je sais que c’est son rêve autant que le mien. Mais je ne permettrais pas qu’elle mette sa santé en danger pour quelque-chose qu’on pourrait faire plus tard. Le talent on l’a en nous, si ça marche maintenant ça pourra marcher après la naissance des twins. J’essaye de lui faire comprendre mais j’ai peur de casser son entrain, je ne veux pas la priver de quoi que ce soit, alors je l’épaule, du mieux que je peux, obstétricien à l’appui, qui devient mon meilleur allié pour la calmer et me rassurer ! Quand on rentre le soir, je lui fais prendre un bain, histoire de la détendre, je lui masse le dos quand je la sens nouée, je fais attention à ce qu’elle soit reposée quand on se pointe pour les balances, j’apprends à être père autant que mari.

- Black Velvet never fails les gars !  Allez, tous sur scène !

- C’est surtout qu’elle risque de vous tomber sur la gueule si vous vous plantez ^^ Wait and see boys !

Je check avec chacun d’entre eux, rituel d’avant-scène. On en a tous un, et le nôtre c’est surtout de se soutenir mutuellement et d’agir comme des potes. Nous sommes des potes. Partager la musique c’est comme partager un appart, ça soude, au-delà des liens du sang. Si nous sommes si fusionnels Scar et moi, c’est en partie grâce à elle, nous le savons tous les deux.

Je me sens vivant sur scène, même plus encore qu’après une expérience de mort imminente. Je pense que sans la musique je ne serais que l’ombre de moi-même, mais la partager avec le public, bordel de merde ! Un shoot d’héro à côté fait rire !
J’ai toujours été particulièrement sociable et les médias m’ont identifié comme étant le « porte-parole » du groupe. Je chante, mais je ne me considérais pas leader pour autant. C’est en mesurant notre notoriété que je m’en rends compte, mais pour être franc, j’avais plutôt vu Scar comme tête de groupe.
Mais tandis que je suis en pleine communion avec le public, les plombs sautent. Bordel de merde les gars, on est à Vegas, pour le technicien ils nous ont refilé un stagiaire ou comment ça se passe ?

«  Bonsoir Vegas ! Lenon... Tu dois te demander qu'est ce que c'est que ce bordel... Vous aussi d'ailleurs... »

- Ouais, c’est quoi ce bordel d’abord ? ^^

Pointant mon micro vers la foule pour les inciter à répéter en boucle « C’est quoi ce bordel ?! » une fois chauds ils sont parfaits les fans de Vegas ! Nous sommes au César Palace et elle vient de privatiser tout le bordel pour me faire une surprise.
Fringué d’un jean délavé, d’une paire de Converses, d’un t-shirt des Ramons, de bracelets de cuir ainsi qu’une fine chaine en or surmontée d’une croix catholique – seul vestige maternel, cadeau de baptême, je la savais assez pieuse – j’ai le look typique d’un rockeur dans l’âme, ce que je suis, mais face à ma femme je ne suis qu’un homme désarmé, complètement à la merci de ses envies.

« Tourne toi Lenny... Si tu te souviens bien, ça fait 13 ans jour pour jour qu'on s'est rencontrés toi et moi... »

Je prends sa main quand j’entends la musique pour la serrer discrètement dans la mienne. Je me tourne vers l’écran comme demandé. Je retrouve toute notre histoire, notre parcours, 13 ans de vie pratiquement commune, j’aurais pu m’en rappeler bordel, quel genre de mec je suis ! Je suis en train de passer pour le roi des cons, et elle aurait raison de me le rappeler. Je ne suis pas très doué pour les dates ^^
C’est un peu comme si j’étais sur le point de quitter la Terre, ces quelques secondes où vous voyez votre vie défiler, c’est exactement ce genre de sensations que j’éprouve à ce moment-là, à ma plus grande joie.
Nos premiers cours de guitare, nos éclats de rire, mes 18 ans, l’obtention de son permis, celui de nos diplômes respectifs, notre première danse, un match de basket endiablé que j’avais fini par la laisser gagner, une bataille de pistolets à eau chez ma tante qui nous dégage tous les trois, Katrine, Scarlett et moi de la maison pour qu’on aille foutre le bordel dehors. Nos sourires ne sont pas feins, cette femme je l’ai dans la peau depuis le jour où nos regards se sont croisés, c’est comme ça et pas autrement. Je me revois à 16 ans, et remarque avec une pointe d’ironie que j’ai encore sensiblement le même look de branleur, la recherche capillaire c’était quelque-chose de fameux aussi, ma boucle d’oreille d’un côté, et la tendance de Scar à vouloir me maquiller de noir. Elle avait raison ça faisait presque class, un peu métro, un peu émo, mais ça lui plaisait, je le faisais pour elle.
Je suis non pas sur la réserve, mais de toute évidence bien plus pudique qu’elle ne peut l’être. Je serre sa main dans la mienne, sentant mes yeux s’embrumer, non, je ne pleurerais pas, mais elle-même saura ce que je ressens. Mes doigts caressent les siens, je prends sur grande inspiration et relève la tête comme un prince, mais au fond je ne suis qu’un petit garçon qu’on est en train de féliciter et à qui on dit qu’on est fiers. Il n’y a qu’elle qui pourrait m’offrir tout ça. Parce que c’est à ça qu’on reconnaît la femme de sa vie, point barre.
Puis la dernière vidéo de l’écho qu’elle vient de passer s’affiche sur l’écran géant. A cet instant je me passe la main dans les cheveux, et fuck off l’équipe de coiffure, pour admirer ce que sont mes bébés. Putain j’ai fait ça, enfin NOUS avons fait ça. C’est notre petit nous, ce sont nos petits nous. L’émotion ne s’estompera pas, je prends son visage pour l’embrasser aussi passionnément que quand on a appris qu’on partirait pour Vegas.

- Je t’aime… Et merci.

Merci pour tout ! Pour la surprise, le concert, le groupe, la tournée, la vie qu’elle m’offre, un merci général, mais les déclarations les plus courtes sont parfois les plus sincères. Je ne suis pas très grandes effusions, mais elle sait comment je le dis et surtout ce que ça signifie pour moi, elle me déchiffre mieux que la pierre de Rosette ne le ferait avec les hiéroglyphes.
A moi d’assurer ma part du show, je remercie les gars pour l’accompagnement et récupère le micro pour retrouver mon public, sans quitter la mère de mes enfants.

- Voilà, maintenant vous me connaissez mieux que mes propres exs ^^ Mais comme je vous sais plus fidèles qu’elles… - coup d’œil à Scar qui semble sur le point de me jeter du haut de la scène – j’ai un truc à vous confier. Après tout c’est notre première tournée aux States, et première date à Vegas, ça se fête non ?!

Acclamation générale, ils sont chauds bouillants. Scar tente de comprendre ce que j’ai en tête, alors je récupère sa main et me tourne vers le public.

- Je souhaiterais annoncer en avant-première et en exclusivité, face à VOUS public, qu’Hayden et Loïs Antonelli verront le jour dans quelques semaines !

Voilà, les prénoms de nos bébés sont dévoilés, après tout notre plus gros soutien on le tient d’eux, ils nous le rendent bien, que ce soit sur les réseaux sociaux ou en face à face. Je ne regrette rien. Cette info que nous gardions farouchement face à la presse, nous venons de l’offrir à notre public que je salue d’un applaudissement et d’une main jetée en l’air pour reprendre le concert. A nous les rappels !


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✽ Ven 25 Avr - 14:36


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feat : Scarlett & Lenny

Ils nous reste encore une dizaine de dates aux États Unis, de quoi faire rêver le groupe pour une bonne paire de semaines encore. Moi avec par la même occasion. Dans trois jours, on quittera Vegas pour New York, la ville qui a vu grandir Lenon. Je suis impatiente d'y être, avant cette tournée, je n'avais jamais été vraiment quitté l'Océanie, et autant dire que je prend goût au voyage. Il a fallu que j'atteigne 25 ans pour m'ouvrir au monde, et autant dire que tout ça m'attire. Les voyages, la culture du monde, si vaste et si riche. L'europe doit être fantastique à parcourir. Il faut avouer que Lenon m'a particulièrement briefée sur l'Italie natale de sa mère, il rêve d'y retourner avec moi et nos bébés sur les talons. Sa manière de partager ses racines avec notre famille je suppose. Lenon -même si il n'en parle que très peu- est très attaché aux souvenirs qu'il lui reste de sa mère, la preuve même est visible autour de son cou. Cette chaîne en or et la croix qui l'habille, il la tient de son baptême, cadeau de sa mère dont il ne se sépare pratiquement jamais. Tout cela pour dire que j'ai foutrement hâte de découvrir New York, de haler un yellow cab un starbucks à la main, me balader dans China Town, faire un tour au cœur de Time Square ( même si je me doute qu'on va alerter une horde de fans et qu'on passera plus notre temps à signer des autographes qu'à aller taper la bise au Naked Cow Boy). Mais ce que Lenon ne sait pas c'est que j'ai pris le temps de contacter son père, en fouillant dans son portable, pour tenter de briser la glace. J'ai fini par l'appeler, quoique stressée au possible de me faire envoyer balader, mais étonnement, il a pris le temps de m'écouter. Après tout je suis sa future belle fille, enfin pas de le sens martial du terme, disons plutôt que je suis la mère de ses petits enfants, ça devrait me donner un semblant de pouvoir non ? Bref, ce dont Lenon ne se doute pas, c'est qu'au lieu d'aller à l’hôtel comme le reste du groupe, papa Antonelli nous a fait préparer une chambre dans leur appart situé juste à coté de Wall Street. Étonnement, je peux comprendre le père de Lenon, et je voudrais vraiment que les deux arrivent à dialoguer, et surtout à se comprendre mutuellement. Pour les enfants... Et dire que c'est moi qui dit ça alors que mon propre père n'est pas à même d'accepter la relation que j'ai avec Lenon. Encore moins ma grossesse...

En attendant, on compte bien profiter de Sin City, on a une suite au César Palace juste pour lui et moi, et on compte bien en profiter. Même si quelques interviews nous attendent, en plus des émissions radios et de toute le bordel que Keith nous avait prévu. Mais pas seulement, je ne sais pas ce que m'ont fait les États Unis, mais l'excentricité du pays et surtout de la ville des pêchers me transporte. Quoique je me doute bien, que Las Vegas est une ville complètement à part. Ici on voit des pyramides, la tour Eiffel, des fontaines qui jaillissent en un spectacle grandiose. Las Vegas c'est la ville de l’excentricité. De la démesure en tout genre. Ou les filles de joie se mélangent aux gros bonnets du capitalisme américain, où on peut tout perdre, mais aussi acquérir le statut de millionnaire sans avoir eu le besoin de prononcer une quelconque formule magique à la con. Les couples se forment, se marient alors qu'ils ne se connaissent que depuis quelques heures, on les voit le lendemain faire la queue pour faire annuler le mariage, alors que l'alcool leur avait fait promettre que ça durait toute une vie. Je n'ai absolument rien contre les mariages à Vegas, au contraire, je trouve que se marier devant un énième sosie d'Elvis – la dépendance à la bouteille qui va avec- donne une putain de classe, quoique trash comme classe. Presque parfait pour deux rockers comme Lenon et moi... Ta gueule conscience fleur bleue de merde, c'est LE truc qui jamais n'arrivera. Je ne sais pas d'où j'ai ces idées à la con, sûrement l'influence des jumeaux. J'ai pas l'air con surtout qu'il y a quelques mois en arrière, je prônais l'amour libre, pas de prise de tête et encore moins l'attachement à qui que ce soit.

D'ailleurs on en avait surpris plus d'un en nous affichant clairement en couple, qui plus est futurs parents de deux jumeaux. Étonnement c'était mon passé qui était pointé du doigt, pas celui du grand et beau Lenon Antonelli, lui on trouvait ça normal qu'il se stabilise, mais me concernant certains croyait à une foutue blague. Foutu machisme ambiant dans lequel les hommes sont simplement des hommes, et les femmes, des salopes ! Je pense que c'est pour cette raison que Keith nous avait poussé à accepter le fameux shooting photo officiel avant de partir, et autant dire que ça avait fait taire toutes les mauvaises langues. En même temps, vu la manière dont on se regardait, les sentiments qu'on pouvait ressentir sur de simples photos, la prise sur le vif de notre complicité, et surtout de notre bulle, qui aurait pu se permettre la moindre objection ? On avait presque obtenu le statut de couple le plus glam de Sydney. La grande classe. On avait déjà des conférence de presse, des ouvertures de galas de prévus dès notre retour à Sydney. Notre emploi du temps se trouvant être de plus en plus chargé, même si certaines dates restaient incertaines puisqu'un peut trop proches de la date à laquelle je suis sensée accoucher.
Nous sommes à deux doigts d'entrer sur scène et autant dire que la pression se faire ressentir, heureusement que Lenon est à mes cotés, sinon je sens que je serai capable de leur gueuler dessus plutôt que d'essayer de motiver tout le monde, comme je sais si bien le faire. Quoiqu'ils ont l'habitude que je gueule, ou que je remonte le moral des troupes, parce que Lenon a beau être notre Leader, quand il faut gueuler parce que notre bassiste se pointe avec 5 heures de retard trop occupé à décuver de sa soirée de la veille, c'est sur moi que ça tombe. Lenon, c'est le bon copain de notre groupe, le grand déconneur toujours prêt à nous emmener dans ses délires -ou dans les nôtres plutôt-mais pour pousser un coup de gueule, il n'y a plus personne. Selon lui, je suis plus douée que lui sur ce terrain...

C’est surtout qu’elle risque de vous tomber sur la gueule si vous vous plantez ^^ Wait and see boys ! 

Quand je vous le dit ! On check tous ensemble, comme des gamins, et notre bassiste me fait un bisou sur la joue. Il ne manquerait plus que chacun pose la main sur mon ventre en signe de chance. Goûter à la scène, c'est l'adopter, la foule en délire, qui vous acclame comme si vous faisiez partie d'une putain de famille royale anglaise. Nous avons goûté les planches depuis déjà plusieurs années, et rien ne pourrait nous en détourner. Non mais regardez ce public, ces gens qui nous hurlent leur admiration, leur amour comme si nous étions une partie intégrante de leur vie à l'instar des membres de leur famille. On nous soutient inlassablement, on reçoit un courrier des fans toujours plus important plus les années passent. Il n'y a pas à faire de simagrées, même si certains sont chiants au possible en incitant pour nous faire signer une paire de miches ou une paire de fesses, ça fait partie du marché, et sans eux jamais on voyagerait au frais de la princesse et surtout jamais on ne pourrai vivre de notre passion. Alors oui, nos fans sont notre essence, et heureusement qu'ils sont là.
La lumière s'éteint comme je l'avais prévu, et j’aperçois de loin Lenon qui commence à se poser des questions, se demandant surtout comment les plomb ont pu sauter surtout à Vegas... C'est pas comme si on était dans le fin fond du Missouri.

Ouais, c’est quoi ce bordel d’abord ? ^^ 

Le public joue le jeu, fais signe qu'il est là, et surtout qu'il est mon complice, celui dont tout groupe pourrait rêver. Ma surprise se déroule sur grand écran, et sans pudeur, Lenon, prend ma main dans la sienne. Autant dire que j'en ai galérer pour la faire – et surtout j'ai eu l'aide du réalisateur de notre dernier clip- mais je suis assez fière du résultat. Même si je connais la vidéo par cœur, ça me plonge moi aussi dans nos souvenirs, dans ce qui a fait de ces 13 ans, notre vie. J'adore cette photo de lui et moi prise par Kateline, où je suis affalée sur ses genoux, dos contre lui, dans le parc de Sydney, mains dans la main, les yeux dans les yeux qui date d'il y a deux ans. Le regard qu'il me porte est lourd de sens, comment n'avais-je pas pu me rendre compte des choses à cette époque là ? Putain mais ça crevait les yeux qu'on avait toujours été plus que de simples meilleurs amis. Impatiente de voir sa réaction, mon attention sur détourne d'elle même sur Lenon qui presse doucement ma main, il a les yeux embués, trop ému pour pouvoir détourner le regard, c'est tout simplement ce que je voulais. Oh, il ne pleurera pas, je le connais, il a sa fierté d'homme, mais je sais que ça le touche. Voir Hayden et Loïs sur grand écran me fait frisonner jusque dans les tréfonds de mon âme, et, instinctivement, je pose nos mains jointes sur mon ventre. Bordel, dans quelques semaines nous serons 4, et autant dire que plus les semaines passent, plus j'ai hâte que le jour J arrive. Ma vie est foutrement parfaite. Il pose enfin ses lèvres sur les miennes tandis que j'enroule mes mains atour de son cou, sous l'acclamation de nos fans. Sans m'en rendre compte, je suis en train d'approfondir notre baiser, en me collant un peu plus à lui, le bruit de la foule qui s'excite me rappelle sur terre, lui évitant de peu un viol sur scène.

Je t’aime… Et merci.

- Tu me remercieras à ta manière après notre concert...

J'appuie mes mots d'un clin d’œil qui en dit long. Éclat de rire généralisé au premier rang, et merde, j'ai encore du parler trop fort... mais bon, en tant que membre d'un groupe de rock, et vu le bidon que je cache sous mon top AC/DC, c'est presque une évidence. On ne joue pas au scrabble lui et moi. Quoiqu'il est assez douée pour me faire être très expansive quand nous faisons l'amour, ne lui retireront pas cette qualité. Entre douceur et passion, on sait gérer les deux à la perfection. On se retourne, face à notre public, qui nous félicite sous une salve d’applaudissements. En tant que parfaite show girl, j'envoie des baisers à la foule et touche quelque mains au passage, sans pour autant m'éloigner de Lenny.

Voilà, maintenant vous me connaissez mieux que mes propres exs ^^ Mais comme je vous sais plus fidèles qu’elles… j’ai un truc à vous confier. Après tout c’est notre première tournée aux States, et première date à Vegas, ça se fête non ?! 

Je rêve ! J'ai une soudaine envie de le balancer dans la fosse aux lions après lui avoir foutu une bonne baffe, celle qui claque aussi bruyante que dans les films. Mais je me ravise, il veut jouer à ça très bien, on va jouer... Je me tourne légèrement vers lui, face au public qui attend que je riposte, un sourire en coin se dessine sur mes lèvres, je lui lâche la main et porte le micro à mes lèvres.

- Écoutez le... Ce grand Antonelli parler de ces exs... - un hument général se fait retentir dans la salle de concert- A coté de moi, ses putains d'exs, elle ne font pas le poids. Sans mauvais jeux de mots. Ce qu'il ne vous dit pas c'est qu'il est dingue de moi, j'ai les clefs de son cœur, et surtout de ça...

Je finis ma provocation en posant ma main libre sur ses attributs masculins, en haussant les épaules, prenant le public au jeu, à témoin et surtout tentant de le mettre de mon coté. Certains applaudissent, des rires fusent, et surtout des hurlements presque hystériques qui approuvent tout à fait nos joutes verbales. Par contre, je n'ai pas la moindre idée de l'annonce qu'il a à passer. Qu'est ce qu'il est en train de mijoter ?

- Maintenant je vais laisser Lenny vous faire la déclaration et je n'ai pas la moindre foutue idée de son contenu....

Je souhaiterais annoncer en avant-première et en exclusivité, face à VOUS public, qu’Hayden et Loïs Antonelli verront le jour dans quelques semaines ! 

Le public est chaud au possible, applaudi, s'emballe à l'annonce du prénom que nous avons choisi pour nos enfants, des peluches atterrissent sur scène, des roses rouges – mes fans me connaissent foutrement bien- , avant de ne rejoindre ma Gibson, je pose une dernière fois mes lèvres sur celles de Lenon, et c'est reparti en avant les rappels !

On a eu un putain de succès ! Je n'arrive pas à redescendre, j'ai les yeux qui sont parsemées d'étoiles. On vient tout juste de finir le concert après plus de trois quart d'heure de rappel, notre groupe nous invite à aller faire une after dans l'une des boites les plus connues de Las Vegas, je répond pour deux, leur intimant le fait que j'ai besoin de prendre un bain avant de les rejoindre. Excuse parfaite en tout points. J'ai une autre idée en tête... Sans laisser le choix à Lenon, je l'attrape par la main, l'incitant à me suivre dans notre loge dont je ferme la porte. Pas besoin de la fermer à clef, normalement, on est tranquille pour un moment, Keith et le groupe son partis à l'after, il ne reste plus que des techniciens et des vigiles qui ont la consigne de ne pas rentrer dans une loge sans y être invités. Aussitôt la porte fermée, je le plaque contre la porte, l'embrassant à en perdre haleine.

«  Tu regrettes toujours que tes exs ne te soient pas fidèles ? »

Je l'attire doucement jusqu'au canapé de la loge, le poussant dessus, avant de retirer mon top et la « maille de protection » et m'assoie sur lui ) et de me placer à califourchon sur lui, lui retirant son t-shirt avant de reprendre ses lèvres en otages. Mais mains s'affairent sur sa ceinture, et autant dire que je suis partie pour lui faire l'amour comme jamais, après tout on vient de faire un triomphe à Vegas Baby, et si on finissait ça dans une apothéose. Oscar se réveille et moi j'ai la petite culotte qui frétille. C'est sans compter la porte qui s'ouvre doucement derrière moi, que je suis loin de remarquée, trop affairée à couvrir le cou de Lenon de baiser. Mon copain ? Lui ? Il est au premières loges...



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En fait je suis mort de trouille… Nous sommes aux States, la grande vie, tout ça, c’est censé être un mythe, et surtout un style de vie, sensiblement similaire à celui qu’on a en Australie. La différence, c’est que nous allons passer par New-York, pas Brooklyn, enfin pas que – et encore j’ai insisté auprès de Keith pour pouvoir faire une date dans une espèce de bar underground – mais surtout Manhattan, et je risque d’y croiser mon père. De me confronter à son regard. De me confronter à mon enfance, à mes origines. C’est plus facile de tourner la page, de se dire qu’on change de vie, comme j’ai pu le faire en débarquant à Sidney. J’ai trouvé Scar, et c’était elle ma vie, mon équilibre, tout ça c’était là-bas maintenant. Exit les Etats-Unis, je ne me servais de ça que pour draguer, les américains font rêver, on se demande pourquoi ^^ Mais je sais que je vais finir par prendre tout ça dans la figure, et j’appréhende un max. Je ne peux pas le dire à Scar, ça la ferait flipper d’autant plus et je ne suis pas pour. Je voudrais la préserver de toutes les tensions, tous les doutes, toutes mes questions, elle en a bien assez toute seule. Alorsc’est à moi de prendre sur moi, et d’arrêter de jouer au petit garçon mort de trouille face à l’avis de son père, je suis Lenon Antonelli, et capable de me sortir tout seul d’un tête à tête père fils. Quoi qu’il en soit, il sera peut-être même beaucoup trop occupé pour venir me parler, me voir, ou quoi que ce soit de ce genre ! Fuir n’est pas la solution, parait-il. Mais pourquoi pas !
L’idée, c’est qu’il serait temps que je lui présente Scarlett de façon officielle, et surtout ses petits-enfants, mais je ne sais pas comment il va réagir. J’en crève d’envie, mais s’il refuse, je vais vivre ça comme un échec et je vais pleurer ! Si si ^^
Je suis un homme à présent et il est peut-être temps de me comporter comme tel. Revenir sur les pas de mon enfance pour enfin tourner la page au lieu de l’ignorer. Je n’en sais rien, quelle peut-être la bonne solution ? Y en a-t-il u moins une ? Je ne suis même pas sûr. C’est dans ces moment-là que j’ai besoin de Scar, parce qu’elle a toujours les idées plus lucides que moi. Alors, dois-je partager mes craintes ou les garder pour moi et y faire face ? Comme un homme…

Nous avons des tas de projets pour la tournée, et même pour l’après. Nous avons encore deux semaines, voire trois selon les demandes et les entrées, pour profiter de la Terre promise. Je vois bien que Scar ne vit que pour ça ! Elle attendait cette tournée depuis ses 12 ans ^^ Mais je fais attention à ce qu’elle se repose suffisamment, sur la route en tout cas. Elle veut tout voir, tout faire, ce que je peux comprendre, et je ne lui refuse rien. Je lui ai promis une vie de princesse, pourquoi je la lui refuserais au final ? Au contraire, il me faut lui prouver qu’elle peut avoir confiance en moi, et elle le fera !
Elle n’a de toute façon honte de rien, il suffit de voir comment elle se comporte, comme elle est avec moi, quand nous sommes tous les deux, ou dans la rue. Elle peut jeter le premier connard qui passe en l’insultant dignement – prendre une tarte ne l’effraye pas – et d’un même coup être une princesse à l’appartement – genre Fiona avant la transformation. J’arrêterais là les comparaisons, je vais finir par dormir dehors, ce n’est pas le but !

-  Tu me remercieras à ta manière après notre concert...
- Et ça, y a que moi qui en profite pour une fois ^^

Rajoutais-je à l’intention du public avec un sourire malicieux. Celui qui fait craquer toutes les minettes ! Mais moi la seule que je ramènerais c’est celle qui me tient la main. Je ne la lâcherais pour rien au monde, et elle le sait. Même si je ne lui dis pas, c’est implicite entre nous et nous nous promettons beaucoup de choses.
La communion avec le public est juste magistrale et je ne sais pas comment je pourrais vivre sans ça. C’est une putain de dose qu’on est en train de me filer et s’il me fallait m’en défaire, je tomberais comme un junkie. Un junkie de la scène et du public, c’est plutôt sain non ? Je remplace la came par ça. En apprenant la grossesse de Scar, je me suis jurée de ne plus toucher à ces conneries, rien que pour mes gosses, pour qu’ils connaissent un père clean. « La drogue ne mène à rien si ce n’est à sa propre perte » me répétait mon père avant de m’envoyer en Australie après avoir trouvé un peu de shit dans un de mes jeans.

Nous entrons dans un véritable one man show, et le public en redemande ! Nous sommes simplement en train de nous afficher cordialement sur scène, devant tout le monde, comme on le ferait sous des caméras dans un jeu de téléréalité. Mais je préfère la scène, imaginez nous dans une villa de 300m² H24 sans pouvoir respirer ? On se noie mutuellement, on fait l’amour pour se ranimer, nan, c’est pas sain tout ça ^^

- Écoutez le... Ce grand Antonelli parler de ces exs... - un hument général se fait retentir dans la salle de concert- A coté de moi, ses putains d'exs, elle ne font pas le poids. Sans mauvais jeux de mots. Ce qu'il ne vous dit pas c'est qu'il est dingue de moi, j'ai les clefs de son cœur, et surtout de ça...
- J’ai pas pu luter les gars ^^

M’excusant auprès de la gent masculine, ils comprendront pourquoi je ne peux pas le faire, elle est trop belle pour qu’on lui résiste, elle le sait d’ailleurs ! Ces messieurs le comprendront, ces demoiselles me détesteront, let’s play, c’est la rançon de la gloire, c’est ça la vie de star !
Quand j’annonce les prénoms de mes enfants, la foule nous accompagne et les cadeaux pleuvent. Scar reçoit un nombre incalculable de roses rouges. Ses préférées. Euh, minute… Comment ils savent ce qui plaît tant à ma femme ? ^^ Vivre comme une star est compliqué, il faut savoir faire la part des choses. Elle reçoit trois demandes en mariage par jour ma nana, je dois le vivre comment ça ? Je ne suis pas très porté sur la chose, j’ai bien une petite idée mais je ne peux pas tout dévoiler, ce serait pécher ! On va arrêter de rimer et se contenter de riffer. Je suis incorrigible, mais elle adore ça. Notre groupe c’est avant tout le relais de notre passion et de nos caractères mélangés les uns aux autres.

Rappels terminés, bien plus longs que prévus, et les managers sont verts, c’est ça la vie de rockstar ! Nous remercions tout le monde et libérons ENFIN l’équipe et tout le bordel. A nous la vie d’artiste, direction les loges. Je tiens surtout à ce qu’elle reprenne un peu de forces, elle s’est donnée comme une malade, et je ne suis pas sûre que ce soit bon pour les bébés. Moi qui pensais qu’elle se poserait le temps de reprendre ses esprits, je me retrouve en position de viol contre la porte de la loge. Plaît-il ? Reprenons du service, je suis toujours prêt ! Nous sommes à fond, une ambiance du tonnerre et l’adrénaline qui ne redescendra pas avant le petit matin. Autant en profiter, non ? What happened in Vegas stay in Vegas guys !
Je me retrouve sur la banquette, elle prend possession de moi, pardon… ELLE USE ET ABUSE DE MOI ! Pour mon plus grand plaisir.

«   Tu regrettes toujours que tes exs ne te soient pas fidèles ? »
- Mes exs ?... Qui en a quelque-chose à foutre de mes exs ^^

La prenant contre moi une nouvelle fois pour la faire taire de plusieurs baisers. Mes exs sont un sujet brûlant pour elle, à croire que ça lui plaît de le remettre sur le tapis à chaque occasion. En fait elle en parle tellement qu’elle doit être en train d’en faire ses meilleures potes ! Je dis rien, paraît que c’est important pour elles de se comparer sans cesse. Genre la mienne est plus grosse que la tienne. Ma foi !
Son corps commence à onduler sur le mien et le mien n’ondule pas, il se met au garde à vous ! Elle s’affaire même à ma ceinture, putain si elle était pas enceinte, je prendrais moins sur moi, c’est sur la coiffeuse qu’elle aurait déjà eu son dû ! Mais on va faire les choses comme des parents responsables, quoi que là c’est elle qui est en train de m’abîmer ^^
Je suis sur le point de retirer son soutien-gorge en glissant mes mains dans son jean pour la caresser quand la porte s’ouvre. Bordel on doit buter qui pour être tranquille ?!

- M… Monsieur Crane !

Et là ma copine vole pour se rasseoir correctement sur le canapé, à qui je lance ses fringues éparpillées sur le sol ^^ Non, on faisait rien de mal, on joue au docteur ! Subitement, j’ai 12 ans, et je viens de sécher les cours, le pire c’est que je me fais goaler par le directeur de l’école ! Je tente de remettre mon t-shirt à l’endroit, putain, je dois redescendre, pour le moment ça fait pas classe. J’attrape le premier truc qui passe pour en couvrir mon entrejambe prisonnier de mon jean trop étroit. Je me lève pour attraper ma ceinture et manque de me casser la gueule sur une pompe qui traîne ^^ Bordel.

- On… on… bonsoir.

Lui tendant une main tremblante. Non, je vais pas lui dire qu’on faisait rien, j’ai non seulement plus à me justifier, mais je n’ai plus 14 ans ^^ J’ai le droit de tirer mon coup après un concert, c’est permis le code pénal il a dit ! La vérité, c’est que j’ai toujours eu foutrement la trouille de cet homme. Il porte plus que bien, il est grand, toujours en costar ou presque, il ne boit que du whisky 20 ans d’âge, gagne mieux sa vie aussi bien que mon père et pose un regard intransigeant sur tout ce qui touche à sa fille, et moi sa fille, je fais pas que la toucher !

- Tu… tu te rhabilles bébé ?...

Sans lâcher mon beau-père du regard. Non parce qu’elle semble le prendre cool ma copine mais je vous raconte que ça ! Nonchalante à souhait, si ma gamine elle est pareille, je vais en chier, mais moi je l’encouragerais dans tout ce qu’elle fait, sauf si ça doit comporter le fait de coucher avec un garçon, là papa jouera les videurs, mais si elle veut faire sa vie en totale opposition avec la mienne, y a pas de souci, si je la vois heureuse. On va tenter d’en faire une artiste avant d’en faire une comptable quand même.


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✽ Sam 26 Avr - 18:12


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feat : Scarlett & Lenny

Vivre au jour le jour tel avait toujours été mon credo de vie. Pas de contraintes, pas de décisions prises des mois à l'avance qui ferait plus office de frein que d'adjuvant. Hormis notre vie professionnelle qui était réglée comme du papier à musique – sans mauvais jeux de mots-. Je suis une anticonformiste dans l'âme, je suis un loup, pas un mouton, et autant dire que ça avait souvent fait polémique à la maison. Maintenant, personne n'avait plus de reproches à  me faire -hormis mon père, pour qui je n'étais jamais assez parfaite- j'avais su imposer mon style de vie, et surtout à en vivre, plus qu'aisément. Qui se sentait de taille à affronter la tempête Scar ? De toute façon, vous savez petinement que j'ai raison. Cependant, ma vie, avec l'arrivée imminente des jumeaux allait devoir prendre une nouveau tournant pour devenir un joyeux bordel organisé. Mais je le fais pour mes enfants, et non pas sous la contrainte. C'est sûrement ce qu'on appelle grandir dans le langage populaire. Et je sais que malgré moi, c'est ce qui se passe actuellement dans ma vie, je ne prends pas un coup de vieux, loin de là, j'apprends juste à être la maman et la femme de quelqu'un. (Enfin quelqu'un, Lenny, ce n'est pas n'importe qui.) C'est du deux en un. J'économise mon temps, on m'a toujours dit que j'étais rentable ^^ ! De toute façon, je ne suis pas assez zen concernant mon accouchement pour ne pas tenter de tout planifier, la clinique à déjà été choisie, et surtout j'en profite qu'on soit tout les deux sur le sol américain pour tenter de faire les papiers pour la double nationalité de nos enfants. Le bureau est à New York j'ai encore quelques jours pour terminer les papier nécessaires.

Ma vie, ou tout du moins notre vie est en Australie pour sûr, c'est là que nous avons notre place, nos amis, notre vie commune depuis déjà 13 ans. Après je me dis que si jamais Lenon voulait déménager aux USA, je le suivrai, en même temps, un pays ou il n'est pas perd foutrement de son charme. Je serai même capable de le suivre au Pérou pour ouvrir un élevage de lamas, j'irai les yeux fermés, tant qu'il est à mes cotés ! Mais les États-Unis restent une très bonne option, je veux dire, hormis une sécurité sociale presque inexistante – en même temps c'est le même bordel que chez nous-, les prix sont foutrement moins élevés que sur notre bonne vieille terre des kangourous, tout en conservant un niveau de vie élevé. Après, hormis Lenon et sa sœur je ne connais pas vraiment la mentalité américaine, mais si ils ressemblent tous à l'homme de ma vie, ce pays est juste fait pour moi ! En Australie, la vie est sensiblement plus relax qu'ailleurs, la chaleur sûrement qui  nous pousse à nous la couler douce. L'appel de l'océan, ce genre de conneries qui nous excuse pour le fait que notre vie est rythmée de joins sur la plage, de surf, et d'une coolatitude qui convertirait même les plus casse couilles. Bref, tout ça pour dire que oui, les États Unis restent un pays dans lequel je me verrai bien évoluer, sûrement ma part « American Dream » qui est en train de marcher à fond les ballons dans mon esprit. Et encore, j’attends de voir New York aux cotés de Lenon, je sens que je vais fondre. Même si il n'en parle pas, je sais qu'il a foutrement la trouille de remettre les pieds dans la ville dans laquelle il a grandit. Ça fait plus de 13 ans qu'il l'a quittée, 13 ans, qu'il vit en Australie sans jamais avoir remis les pieds chez son père... Mais je serai là, à ses cotés, je le supporterai quoiqu'il arrive. Aimer c'est aussi supporter l’autre quand il en a besoin.

Et ça, y a que moi qui en profite pour une fois ^^

Notre concert tourne en un putain de One Man Show à l'américaine, il faut avouer que Lenon et moi avons toujours eu une répartie qui ferait pâlir les plus courageux. Mais le public apprécie, en redemande et c'est aussi ça qui fait notre image, notre popularité. On le sait, même avant que nous soyons véritablement en couple, nos fans s'éclataient sur les réseaux sociaux à nous foutre en couple, a shiper ce qu'il appelaient le Scarlen, s'enthousiasmant quand ils voyaient qu'on se rapprochaient, nous flambait quand on s'affichait avec une starlette australienne à notre bras. Et puis il y avait les autres, ceux qui craquait littéralement leur sous vêtements sur nos photo-shoot, ceux qui nous faisaient des déclarations enflammées, ceux qui me demandaient en mariage. Et autant dire que des refus depuis que je suis connue, j'en ai mis un sacré paquet. Je devrais recevoir une médaille pour le nombre de râteau que j'ai du mettre à mes fans. Mais ça fait partie du deal d'être connu, en se mettant ensemble on a ravi certains, d'autres sont persuadés que ça ne durera pas. On ne peux pas contenter tout le monde. Même enceinte, j'ai l'impression que ça excite encore plus mes fans masculins qui ne se gênent pas pour me faire ouvertement des avances. Moi ça m'amuse, Lenny beaucoup moins, il y a trois semaines, il a failli se battre avec un type pendant une séance d'autographe, le type s'étant littéralement jeté sur moi pour me rouler une pelle. Tant que ce sont des mots, ça va mais dès qu'on me touche, là, on touche SA corde sensible. Et autant dire que ce n'est pas beau à voir.

«  J’ai pas pu luter les gars ^^ »

«  Essaie pour voir de reprendre ton ancienne vie, je t'émascule... Vous êtes tous témoin ! »

Pour le faire taire, je l'attrape par le t-shirt et plaque ses lèvres contre les miennes, glissant mes mains sous son t-shirt pour faire le show. On contente la foule, on assume notre couple et surtout on respecte notre statut de star du rock. Autant dire que dans nos concerts, on est loin de se faire chier. Ce que veux le public en plus de la musique, et encore plus aux États-Unis, pays clinex ou les stars défilent à la vitesse de la lumière, c'est le sens du spectacle. Il faut marquer les esprit, donner à nos fans l'envie de venir nous revoir sur scène. C'est ça la clef du succès. Ce qu'on veut, c'est qu'ils rentrent avec un seul et unique mot en tête «  WOW ». Si demain matin je vois sur Twitter que nous sommes d'un l'un des principaux fils de discussion à l'internationale, notre pari sera gagné. Faire parler de nous fait notre pub, notre avenir. Le coté glitter et paillettes, show jusqu'au bout de la nuit, célébrité, fric à en jeter par les fenêtres comme si il pleuvait des billets de 100  dollars c'est le bon coté de notre vie, a coté de ça, on sait pertinemment qu'on aura toujours des paparazzis, qu'on devra toujours contenter nos fans avec une partie de notre vie privée. C'est le revers de la médaille. Tout ne peut pas être rose bonbon dans un monde de bisounours. Si on veut une vie à l'écart des médias, ce n'est pas artistes qu'il faut choisir mais secrétaire.

Je le sais, je le sens, le concert à été un putain de succès... Le rappel à duré plus longtemps que prévu, et on est tous haut perché sans même avoir consommé le moindre rail de blanche. La communion avec le public est mille fois plus puissante pour planer que n'importe quelle drogue, surtout quand votre moitié est à votre coté... La vie de Rock Star est la notre, et autant dire que je ne l'échangerai contre aucune autre. Elle fait ce que nous sommes et ce que nous avons toujours été. Bientôt on se retrouve dans les loges, prenant pour prétexte ma grossesse, mais que nenni !  J'ai d'autres idées en tête, mes hormones qui sont au bord de l'explosion nucléaire. Le meilleur moyen de me faire un tant soit peu redescendre sur terre, c'est de les combler !  Et autant dire qu'au moment ou je saute sur Lenny, il ne se fait pas prier. Chéri, ce soit c'est ta fête !  Avec feu d'artifice pour le dessert !

Mes exs ?... Qui en a quelque-chose à foutre de mes exs ^^ 

Je m'apprête à riposter, mais autant dire qu'il ne m'en laisse pas le temps, il sait surtout comment s'y prendre pour le faire taire le salop et autant dire que ça marche plutôt bien. En ce moment ces exs sont comment dire... Un sujet plus sensible à l'ordinaire, parce que mon ventre est énorme, parce que j'ai l'impression d'exploser et surtout, mais les gars, heureusement que je ne suis pas un mec, sinon je ne la verrai plus pour pisser !  Mais il ne cesse de me réconforter, de me dire que je suis belle, et s'endort même avec ses mains sur mon ventre toutes les nuits. Je bouge, il bouge avec moi, et vivre une grossesse avec lui, bordel mais c'est juste le pied. Et pourtant, je sais à quel point je suis chiante !
Mon corps et mes sens sont en ébullition, me souffle est ahanant, si bien que mon corps par lui même commence à réagir à ses caresse... Depuis le mois dernier on fait dans le soft, avec le ventre que je me tape, autant dire que la gymnastique qu'on faisait encore quand j'étais enceinte de 5 mois, est un passé fort fort lointain. Mais on s'adapte et ça reste chaud, un volcan en irruption s'empare de nous dès qu'on se retrouve dans la même pièce. Mes mains glissent discrètement dans son pantalon, constatant avec soulagement et envie, que Oscar est bel et bien au garde à vous, prêt à passer aux choses sérieux. Mais alors que je l'embrasse dans le cou, et que lui commence à dégrafer mon soutient gorge, SURPRISE !  J'entends la porte qui s'ouvre derrière moi. Bon c'est qui que je dois faire fuir à coup de pompes ?

« Putain mais sérieusement on ne peux pas ... » Mais je m'interromps quand je vois la tronche que tire.

M… Monsieur Crane ! 

Haha, très drôle chéri... Mais subitement, je me retrouve assise sur le canapé, toujours en soutif, et en jean face à... Mon père qui se tient dans l'embrasure de la porte. Et merde... Mais qu'est ce qu'il fout là ? Je me passe une main tremblante dans les cheveux, tentant de reprendre au minimum mon souffle, et surtout de calmer l'éruption que j'ai dans le string, devant mon père ça le fait pas. Je remercie intérieurement ma styliste qui m'a fait prendre un jean huilé noir, rien de suspect ne peux se voir. Clarisse, je te dois une fière chandelle copine ! Lenon me jette mes fringues, et moi, je reste juste prostrée, incapable de dire quoi que ce soit, putain mais réagis Scar bordel !

On… on… bonsoir.

Mon père lui serre fermement la main que Lenny lui tend, tout en restant foutrement silencieux et moi, autant dire que ça me met complètement hors de moi. Je me souviens soudainement que ma mère m'avait dit il y a trois jours, au téléphone que papa avait une convention de psychologie dont il était l'un des principaux intervenant à Los Angeles, il a du faire le déplacement pour nous voir, ou nous engueuler. En fait, je ne m'attendais pas du tout à le voir ici, surtout dans les loges du groupe de rock de sa fille, vu le nombre de fois qu'il a pu critiquer notre passion. Lenny est terrorisé , moi, contrairement au reste de ma fratrie, je suis la seule à n'avoir jamais eu le jetons devant mon père. La seule qui a toujours osé lui tenir tête, mais si au fond, j'ai toujours voulu qu'il soit fier de moi. Le regard glacial de mon père se pose sur moi, je vois les veines de son cou qui se tendent. Et merde, il va gueuler, je le sens je le connais et autant dire que je l'attend au tournant. Il n'est pas celui qui va me gâcher la soirée de rêve qu'on vient de vivre et dont l'écho résonne toujours dans un coin de mon cerveau.

- Tu… tu te rhabilles bébé ?...

« Ouep, j'arrive ! Salut Papa ! »

Je m'habille tout en prenant mon temps, remettant mon t-shirt pour cacher mon ventre, et je me lève, pied nus, allant à la rencontre de mon père. Une fois à sa hauteur, je me hausse sur la pointe des pieds pour lui déposer un bisou sur la joue. Après tout, je n'ai pas à avoir honte de ce qu'on faisait, je n'ai pas a avoir honte être guitariste. Et surtout je n'ai pas à me justifier d'avoir choisir Lenny comme étant l'homme de ma vie.

«  Alors cette convention ? Tu aurais pu appeler, ça nous aurait permis de te recevoir dans notre suite. »

«  Et ça vous aurait laissé le temps de copuler en bonne et due forme. »

«  Effectivement, moi, tu vois, si j'ai envie de m'envoyer en l'air, je le fais avec l'homme que j'aime... »

J'aurai du m'y attendre !  Mon père me fout une tarte, parce qu'il sait tout autant que moi que je fais référence au coup tiré qui a donné naissance à Summer. Mais je reste digne, je lui tient tête, au fond j'ai le même foutu caractère à la con qu'il peut avoir, les chiens ne font pas des chats... Un sourire se dessine sur mes lèvres, celui que mon père déteste, qui signifie que je n'ai absolument pas envie de me foutre à genoux devant lui. Au fond, ça me fait mal, pas la claque en elle même, mais le fait que mon père n'accepte pas ma vie, le fait que mon père refuse de voir que  je suis heureuse avec Lenon à mes cotés.

«  Ce n'est pas parce que  tu as 25 ans que tu dois me manquer de respect Scarlett. Maintenant, si je suis venu, c'est pour vous féliciter de votre concert, un bouquet de rose t'attend dans ta suite, même si je n'approuve pas le fait que tu ais décidé de faire la tournée dans ton état. C’est irresponsable. J'espère que vous prenez soin d'elle Antonelli... »

Pardon ? La par contre, j'en tomberai presque sur le cul. Attendez ce n'est pas mon père qui vient de dire ça ? Il est malade ? Mon père reste lui même, froid, hautain, presque irascible, mais il impose du respect, quoique j'en dise. Et maladroitement, il fait un pas vers nous deux, instinctivement, je me met contre Lenon, je suis pas maso, je n'ai pas envie de m'en prendre une deuxième. Ma main se glisse dans celle de mon copain, là j'ai foutrement besoin de lui, l'attitude de mon père me désarme complètement quand il pose rapidement la main sur l'épaule de Lenon, avant de la mettre sur mon ventre.

«  En tout cas, ils sont superbes... Comment vont ils ? »

Lenon, je te laisse la parole, parce que là, je pense que j'ai des neurones qui viennent de griller au passage. Putain mais qu'est ce qui prend à mon père ?



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✽ Dim 27 Avr - 0:12


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feat : Scarlett & Lenny

Scar me cache quelque-chose, elle est secrète, elle planque des trucs dans sa valise, elle est même un peu parano. Je l’ai vue aller se doucher avec son sac à main la dernière fois, j’ai pas compris ! Je n’insiste pas, là est encore un grand progrès, je sais qu’elle ne me trompe pas, je la sais fidèle, parce que c’est la seule chose qu’elle ne me passerait pas, et la seule chose sur laquelle elle est incapable de me mentir les yeux dans les yeux. Je sais lire dans son regard, le je t’aime qu’elle me lance à chaque fois qu’elle pose les yeux sur moi ne sait pas mentir. Je la connais par cœur, même si j’ignore totalement ce qu’elle fait dans mon dos.
Hier encore, les mecs ont proposé de faire un tour en ville, nous étions à San Francisco, ça ne se refuse pas vraiment ce genre de propositions, mais dans un premier temps j’ai refusé, et puis ils ont insisté, alors j’ai demandé le « consentement » - la permission est encore trop dur ^^ - à Scar de les suivre. Elle n’a même pas hésité, pas même un sourcillement avant de me sortir un guilleret « Mais oui, vas-y mon chéri, ça te fera du bien ! » Qu’on me rende ma copine sérieux ! Les hormones elles te quittent ou comment ça se passe ? Je n’ai jamais trop compris le changement de comportement soudain chez une femme mais encore moins chez la mienne. Celle que je considère comme la mienne tout du moins. Je ne sais pas comment la présenter, pour moi c’est très clair, mais je suis plus à l’aise avec moi-même que face à une foule de gens qui comprendrait de travers. Je suis super maladroit, et si je peux éviter de le montrer, ça m’arrange ^^ La presse est notre pire ennemi, autant que notre meilleure amie. Gérer notre image est le rôle de Keith, mais nous sommes responsables de nos paroles et nous prônons la spontanéité dans chacune de nos interviews. Du vrai, c’est ce que je veux, et c’est ce que je vends. Je suis un artiste moi, pas un businessman ou un avocat.

Je suis américain et suis censé véhiculer une culture qui m’est propre. Mon cul oui, tout ce que je retiens de ma vie américaine c’est un truc du genre « Time is Money ». Non merci. Je suis un artiste, comme ma mère l’était, et c’est sans doute pour ça que je suis plus attaché à mon côté sicilien, à mon côté séducteur et gars du Sud. Je parle très couramment l’italien, l’anglais, un peu de français même. Je sais me débrouiller dans les autres langues, je parle la langue du cœur, c’est pour le côté drague ça ^^
Tout ça pour dire que si je devais me barrer, je ne sais pas si je referais ma vie aux US. Peut-être dans un état qui me ressemble un peu plus, comme Los Angeles, Miami, quelque-chose de chaud, où la vie ne nous pousse pas trop. New-York est le temps des businessmen, il suffit de voir mon père ! Je n’en n’ai jamais discuté avec Scar au final, mais pour nous notre vie est établie à Sidney, nos amis sont là-bas, nos racines, et puis ses parents le sont. Je sais qu’elle tient énormément à sa petite sœur, même si elle a moins de contacts, son histoire avec son frère est difficile et il ne m’accepte pas – les deux mecs de sa propre famille quand même, je vais devoir me poser une ou deux questions – et puis sa mère, elle tient énormément à sa mère. Ais-je le droit de la priver de tout ça ? Non, je ne pense pas. Même si elle fuit son chez elle parce que ses relations avec son patriarche sont tendues, elle les sait à côté, et c’est important. Je n’ai pas de racines, mais ce n’est pas une raison pour lui arracher les siennes. Je n’ai que ma sœur au final, ma sœur et ma tante. Bon ma sœur ça compte pas, c’est un greffon, elle suit partout ! Pour mon plus grand bonheur mais en gros con de macho trop fier que je suis – sicilien, pardonnez du peu – je ne le lui dis pas ouvertement. Je sais que ma mère aurait aimé qu’on soit très proches tous les deux, elle était très famille et m’a toujours rappeler que la famille était la chose la plus importante au monde. J’ai retenu maman, je suis en train de fonder la mienne ! Enfin un accident est en train de fonder la mienne ^^ Tout ça sur un coup de queue malencontreux ! (Notez la poésie).

« Essaie pour voir de reprendre ton ancienne vie, je t'émascule... Vous êtes tous témoin ! »

Nous avons une vraie relation avec notre public. Ils sont comme une partie de nous parce que sans eux notre succès n’est pas. Nous sommes tributaires de leur demande et de leurs goûts au final. Nous faisons notre musique mais sans personne qui l’écoute, ça reste du bruit. Malheureusement, le showbizz marche comme ça. Nous sommes au moins d’accord sur une chose Scar et moi : médiatiser les petits, oui, mais jusqu’à un certain point. Leur laisser le choix quand ils seront en âge de donner leur avis sur leur notoriété ou pas. Les protéger de tout ce monde d’illusions et le côté un peu plus noir de la célébrité. Préserver leur innocence, ne pas les vendre à la presse, tout ça ils le feront eux même s’ils en ont envie. Je ne veux surtout pas leur imposer un style de vie comme a voulu le faire mon père. Ils seront connus s’ils le veulent, ils iront élever des vaches en Vendée dans le trou du cul de la France si ça leur plaît ! Du moment qu’ils y trouvent leur compte.

« Putain mais sérieusement on ne peux pas ... »

Non, on peut pas, parce qu’il y a beau papa ! Alors mon beau père il me fout une trash monumentale et je n’ai jamais osé la ramener. C’est le même genre que mon père, même costar hors de prix, même posture, même regard intransigeant, même dédain pour la musique que nous faisons – quoi que pour mon père je pense surtout à un rejet total de tout ce qui est artistique comme pour refouler le souvenir de ma mère – et je pourrais même en parler à mon beau-père, après tout il est psy, ça nous ferait un sujet de discussion ^^

Alors c’est marrant parce que ma copine elle passe son temps à l’ouvrir, et là qu’elle devrait le faire pour deux, elle la ferme ! Bordel, t’es pas raccord chérie, reprend-toi ! Je voudrais pouvoir dire les bonnes choses au bon moment mais là j’en suis incapable et je m’en veux pour être honnête, tu parles d’un homme… Je tente de me reprendre, après tout je vais être papa, je devrais pouvoir gérer un homme en costar, non ? Je vais devoir gérer le directeur du collège de mon fils, quand il prendra tout ce qui bouge dans les vestiaires, comment lui expliquer que nous sommes queutards de père en fils ?... C’est une fatalité, rien de plus ^^

« Ouep, j'arrive ! Salut Papa ! »

Elle a 16 ans, et nous sommes chez elle, dans sa chambre, tout fraîchement goalé. Elle prend ça à la légère, moi beaucoup moins, je panique, je me sens faiblir, mais je ne dis rien. Je me rappelle encore de ça, et je vous promets que ça aurait traumatisé le plus courageux ! Mais non, au grand Dieu non, elle ne s’est jamais laissé démonter ! Je la regarde faire, ébloui, cette nana me plaît à un point inimaginable ! Plus que je n’oserais le dire à son géniteur voyez-vous ^^

« Alors cette convention ? Tu aurais pu appeler, ça nous aurait permis de te recevoir dans notre suite. »

« Et ça vous aurait laissé le temps de copuler en bonne et due forme. »

« Effectivement, moi, tu vois, si j'ai envie de m'envoyer en l'air, je le fais avec l'homme que j'aime... »

Scarlett, TA GUEULE ! Et paf Scarlett. Voilà, elle a pris une tarte dans la gueule au bout de 34 secondes, tu te bonifies avec le temps ma chérie, comme le vin. Bordel, il lui arrive quoi ! Il leur arrive quoi à tous les deux d’abord ! Je ne comprends rien, comment il peut oser lever la main sur elle alors qu’elle est enceinte ?

- Wow, doucement monsieur Crane.

Je m’interpose entre elle et lui, MIRACLE j’ai réussi à ouvrir ma gueule pour autre chose qu’un « heu… » très élégant. Je ne suis pas capable de plus, mais je ne vais pas lui sauter dessus. Ce n’est pas la grosse tarte, c’est plutôt la gifle cinglante qu’on ne voit pas venir mais qu’on prend pour autant dans la gueule.
Je me sens un peu mou du genou sur le coup, mais je ne sais pas comment réagir. Je prends sa main dans un premier temps, pour la rassurer, mais que puis-je faire de plus ? Elle vient de la prendre de toute façon, à tords ou à raison, ce n’est pas à moi de juger, mais c’est vrai qu’il a fauté papa ^^ Putain je devrais me méfier moi, parce que mon père il a dû la laisser traîner quelque-part, je me retrouve peut-être avec une armée de frères et sœurs illégitimes, on se verra chez le notaire, pour l’héritage ^^

« Ce n'est pas parce que tu as 25 ans que tu dois me manquer de respect Scarlett. Maintenant, si je suis venu, c'est pour vous féliciter de votre concert, un bouquet de rose t'attend dans ta suite, même si je n'approuve pas le fait que tu ais décidé de faire la tournée dans ton état. C’est irresponsable. J'espère que vous prenez soin d'elle Antonelli... »
- Je… je prends soin d’elle monsieur.

Là j’ai à peu près 18 ans et je suis face à mon colonel durant mon service militaire ! Putain mais que je suis con. Oui je prends soin d’elle mais il ne me l’a jamais demandé ouvertement. J’ai ouvert UNE FOIS ma gueule, une seule et unique fois dans toute ma vie face à lui, quand il a osé dire de sa fille que ce serait une ratée. « Sur une portée de trois, il y en a toujours un de raté, on s’y fait, c’est comme ça ». Je me suis levé du canapé où il nous avait ordonné de s’asseoir après un bulletin foireux et une plainte des profs pour une semaine de cours séchés – je plaide coupable – et j’ai osé lui dire les yeux dans les yeux que Scarlett avait un talent de malade, mais qu’il fallait l’être aussi pour ne pas le voir. Il s’était tût, et j’avais rajouté que sans le soutien des siens, elle n’arriverait jamais à rien. Puis il a quitté la pièce, et le regard qu’Ellen, sa mère, a posé sur moi, voulait dire « je te la confie ».
Contre toute attente, il s’approche de nous, pose une main sur mon épaule – sans la broyer, je m’estime chanceux – et pose une main délicate – si si – sur le ventre de ma femme, sur nos bébés. Etant psy, je me doute que chaque geste a une connotation et une signification particulière, ce qui me rend totalement parano à chaque fois qu’il bouge ou qu’il dit quelque-chose.

« En tout cas, ils sont superbes... Comment vont-ils ? »
- Ils vont… bien. J’imagine que vous avez vu les échographies, si vous avez vu le concert…

Subtile invitation à savoir si oui ou non il nous a vu ou s’il s’était contenté de débarquer au dernier moment pour faire son effet. Il a de l’argent et est très influent, il a pu passer le barrage de la sécurité alors que des fans hystériques et prêts à tout n’ont pas réussi à le faire, chapeau monsieur !
Une sonnerie se fait entendre et une vibration insistant. Vu que ni elle ni moi ne sommes en phase réflexive avancée, je ne percute qu’à la troisième sonnerie.

- Bébé, ton portable.

Galant, je me retourne pour l’attraper sur la coiffeuse et le lui donner. je n’ai même pas regardé le numéro, ça ne regarde qu’elle, je n’ai jamais fouillé dans son téléphone, c’était le peu de classe et de correction qu’il me restait. Son visage s’illumine à la vue du numéro, et elle s’empresse de décrocher.

- « Ma chérie ? C’est maman. J’imagine qu’à l’heure qu’il est ton père ne doit pas être loin, s’il ne t’a pas sorti le grand numéro du père pragmatique qu’il ne cesse de rabâcher à tout le monde… Et j’espère que tu n’as pas dîné, parce que j’ai réservé une très belle table au Bellagio. Pour 4… Je crois que tu as des tas de choses à me raconter. »

Le Bellagio est l’un des trois casinos les plus luxueux de Vegas avec le Palms et le Tangeers. Les Crane sont des gens de la haute, particulièrement aisés, et madame se déplace en gros modèle genre X6 de chez BMW, en Cayenne ou encore en Merco. La classe à l’état pure, pour autant, elle est d’une douceur incroyable. Ellen Crane est la mère que j’aurais aimé avoir, que l’on aimerait tous avoir.


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✽ Dim 27 Avr - 17:17


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feat : Scarlett & Lenny

L'excellence, tel était le maître mot à la maison, une éducation de la haute, beaucoup trop codifiée et planifiée en tous points. Avant même notre naissance, notre père avait versé un pot de vin au doyen d'Harvard pour réserver une place à ses futurs petits génies. Ce qui n'avait strictement servi à rien, hormis pour Lena. Mon frère était parti avant de faire de longues études, et moi j'avais cordialement envoyé chier mon père quand il m'avait mis sous le nez le dossier de la célèbre fac américaine. Non mais faire une fac et de études de droit pour lui faire plaisir oui, quitter l'Australie et laisser Lenon derrière moi, même pour l'une des meilleures fac au monde. Hors. De. Question. Ça avait provoqué des disputes, des menaces ayant pour principal but de me couper les vivres, mais j'avais tenu tête à mon père. Soit je restais ici et je faisais mes études, soit je quittais la maison et je me consacrait uniquement aux Black Velvet, et plus jamais je ne mettrais les pieds dans sa putain de villa. Bref, j'avais fini par être inscrite à la fac catho et très prisée de Sydney. C'était pas le pied, loin d'être ce que je voulais, mais ça contentait mon père, et surtout je pouvais voir Lenny tous les jours tout en faisant avancer le groupe. La suite, vous la connaissez, j'avais fini mes études, les Black Velvet avaient fini par se faire un nom si bien qu'on avait eu un contrat chez Universal assez rapidement. Mais mon père n'avait pas vu ça d'un bon œil, le monde de la musique, l'artistique en général était un domaine trop approximatif, on pouvait montrer très haut un bon jour, et sombrer dans l'anonymat le jour d'après. Mais ça on en avait toujours eu conscience.

Il faut dire que notre ascension avait été fulgurante. Un vrai coup de chance, une histoire à faire rêver les foules comme on en voit dans les séries B à la con qui passent sur les chaînes nationales le dimanche après midi. Lenon nous avait dégoté un local de répétitions dans le sud de Sydney, juste à coté de la plage. On enregistrait nos répétitions, on faisait des concerts dans les bars de la ville, jusqu'à ce qu'un de nos fans qui avait apprécié le groupe ne mette le lien en ligne. En près d'un mois, on avait eu plus de 500 000 vues, 100 000 followers sur Twitter, plus du triple sur Facebook. Comment c'était arrivé ? On en avait pas la moindre idée... On sautait de joie, tout en espérant que nous ne faisions pas un rêve qui finirait pas nous retomber sur le coin de la tronche. Jusqu'à ce qu'on reçoive un appel de Keith, c'était un an avant que  nous  n'emménagions avec  nos colocs. Tout c'était accélère. On était monté en haut, se retrouvant invités sur les plateaux les plus importants des émissions australienne. Notre premier album s'était retrouvé disque de platine, et depuis on vit un putain de rêve éveillé. Jusqu'à présent note meilleur souvenir de la scène était à l'opéra de Sydney, aujourd'hui on se retrouvait à Vegas, au César Palace. Qui aurait pu parier qu'on monterait si haut en l'espace de quelques années ? Putain, ce que c'était magique. Si on en croit notre courrier des fans, on a des fans à travers le monde en passant par la grande Bretagne, Mexico, l'Italie, la chine, le Japon, et même Madagascar. J'ai toujours du mal à redescendre du perchoir sur lequel je suis depuis que les Black Velvet sont en haut de l'affiche. Mais ça mon père avait besoin d’en prendre conscience. Sa fille était une artiste avec un diplôme de juriste.

Première constatation, mon père était à Vegas, dans notre loge, juste après l'un de nos concert de notre tournée américaine : la Rapping USA tour. Sympathique comme nom je sais ^^ ! Quoiqu'il en soit, je me demandais ce qu'il foutait là, surtout qu'il nous avait surpris en pleine préliminaires, et putain j'étais chaude comme la braise. Merci papa pour avoir tout fait retomber comme un soufflet raté. Papa portait son habituel costume, bleu glacier, presque trop pâle qui traduisait la froideur de l'homme qu'il était, même si il le portait avec une classe incroyable. A coté avec nos fringues de rocker, on passait littéralement pour deux glandeurs, mais je n'en avait pas honte au contraire. Papa était éminent psychiatre, pas une star du rock. Papa avait pourtant essayé de me changer, de tenter de me façonner à son image, de me faire participer à des galas et autres conneries qui ne m'avait jamais intéressée. Je me souviens encore du bal des débutantes auquel il m'avait obligée à participer, me choisissant le clavier avec qui il espérait peut être me voir finir ma vie. Un type chiant, con comme la lune, avec qui je n'avais aucun point commun. Mais je l'avais devancé, j'avais congédier le type et c'était Lenny qui m'avait attendu au bas des marches sous le regard courroucé de mon père. Après tout, Lenon était de bonne famille et savait en jouer quand il le fallait, mettre en avant qu'il était le fils de Samson Antonelli avait fait son effet, et moi j'avais eu mon cavalier. Pourtant, il détestait tout autant que moi ce genre de mondanité, encore plus de mettre un costume -même si putain, ce qu'il était sexy dans son costume et sa barbe de trois jours-, mais il l'avait fait pour moi... Je suis sûre que si ça avait été une toute autre nana, il l'aurait envoyé chier et quelque chose de bien, mais moi, je savais tout simplement y faire. J'ai toujours su avoir mes arguments ^^ le simple fait de savoir que mon père m'avait imposé à y aller avec un type qu'il se serait éclaté à martyriser avait suffit, bon allié à une énième partie de jambes en l'air pour finir de le décider à accepter.

Ces derniers temps, ou tout du moins encore plus que d'habitude, les relations avec mon paternel étaient plus que tendues, depuis que j'avais appris qu'il avait trompé maman. La pilule ne passait pas, je lui en voulait tout simplement , surtout que je devais porter ce fardeau seule, sans que ma mère ne le sache un jour. Ça la tuerait, elle était trop douce, trop aimante, et surtout encore beaucoup trop amoureuse de mon père pour que ça ne la détruise pas. Et paf dans ta tronche Scarlett, je venais de m'en prendre une, le respect … Et dire que c'était lui qui me disais ça. Après, je restait sur le cul des véritables intentions qui l'avaient poussés à venir jusqu'à Vegas, ça ne lui faisait qu'une heure de vol de L.A mais mon père était franchement plus musique classique, qu'une bonne vieille musique rock. Avait il assisté au concert ? J'en doute. Combien de fois m'avait il dit que je foutais ma vie en l'air, surtout avec Lenon à mes côtés ? Lenny avait même tenu tête à mon père un jour, qui avait préférer mettre un terme à la conversation plutôt que de s'afficher en spectacle devant mon copain. Par contre, moi, j'en avais entendu parler pendant des mois.

- Wow, doucement monsieur Crane. 

«  Laisses tomber Chéri,  de toute manière, il sait pertinemment que j'ai raison. »

Il y a des jours ou je devrais me la fermer. Sincèrement, mais j'ai ce besoin de montrer à mon père que je suis tout aussi bornée et têtue que lui. De toute façon, il a du le comprendre depuis tant d'années, mon père voit de tout dans son cabinet, de simples dépressifs à des tueurs psychopathes particulièrement sanguinaires. Il connaît la nature humaine plus que quiconque, il sait manipuler son monde comme personne et surtout se faire entendre, imposer sa direction. La seule avec qui ça n'avait pas marché c'était moi. Mon père m'ignore royalement, et je le vois se radoucir, fait étonnent chez lui qui cultive plutôt le baobab qu'il a planté dans l'arrière train. Mais quand je le vois poser ça main sur mon ventre, pour la première fois de ma vie, mon père me laisse pantoise. Aurait il retourné sa veste pour le bien de ses petits-enfants ? Je tourne la tête vers Lenon, serran sa main dans la mienne, oui, parce que là je suis complètement paumée et surtout j'ai foutrement besoin de lui. Je me retrouve être une petite fille devant ce père qui semble avoir soudainement des troubles du comportement. Lui tenir tête ne me fait pas peur, mais le voir presque tendre me fout les jetons, non ce n'est pas normal. Il doit me cacher quelque chose.

- Je… je prends soin d’elle monsieur. 
- Bonne chose... Gardez vous bien que ce soit toujours le cas.

Encore complètement paumée par l'attitude de Carence, je ne peux qu'approuver d'un signe de tête. Pour prendre soin de moi, oh que oui, Lenon est juste parfait. Même a aller me chercher de la bouffe à n'importe quelle heure de la nuit. Je relève un regard amoureux vers mon copain, et me serre contre lui, même si mon père est en face de nous, c'est plus fort que moi. Lenon me fait fondre, et je ne sais pas le regarder autrement, le toucher quand il est prêt de moi, si ça ne plaît pas à papa il n'a qu'a quitter la pièce, je ne le retiendrait pas. Mais les phrases qui suivent me font un peu plus perdre les pédales. Papa veut savoir comment Hayden et Loïs vont ? Heu ouais, rendez moi mon père putain de bordel ! Je préfère encore le type froid ascendant connard qui me sert de père plutôt que l'homme que j'ai en face de moi et que j'ai du mal à reconnaître.

- Ils vont… bien. J’imagine que vous avez vu les échographies, si vous avez vu le concert… 

«  Je suis arrivé à ce moment, mon avion avait du retard. Mais effectivement, j'ai vu la vidéo de l'échographie. Très touchant Scarlett, mais très peu approprié pour un concert si vous voulez garder Loïs et Hayden hors de la portée des médias. »

aaaah là, je retrouve mon père !  Les pics, il sait les envoyer, et surtout il a su contenter son monde en disait qu'il avait vu la vidéo, et le rappel. Quelle torture ça a du être pour lui ! Je hausse les épaules, même si il réprouve toujours ma méthode, personnellement je gère ma vie et ma carrière comme je l'entend. Surtout que Lenon et moi partageons le même avis sur le futur de nos enfants. Je suis toujours dans mes pensées quand la sonnerie de mon portable – une des chansons des Black Velvet- retentit dans la pièce.

- Bébé, ton portable. 

Lenon l'attrape sur la coiffeuse et je m'en saisis ayant pris le temps de lui déposer un baiser sur les lèvres pour le remercier. Lenon doit flipper se disant sûrement que mon père risque de lui en mettre une à son tour si il se montre un peu trop proche de moi, mais après tout, quand on voit mon bidon de jumeaux de 6 mois et demi, ils n'y a pas que ces lèvres qui m'ont touchées.... Papa sait pertinemment comment on fait les enfants, je me trompe ? Je vérifie rapidement l'appelant sur l'écran de mon I phone ! Maman !  Un sourire se dessine sur mes lèvres, alors que je décroche.

«  Ma chérie ? C’est maman. J’imagine qu’à l’heure qu’il est ton père ne doit pas être loin, s’il ne t’a pas sorti le grand numéro du père pragmatique qu’il ne cesse de rabâcher à tout le monde… Et j’espère que tu n’as pas dîné, parce que j’ai réservé une très belle table au Bellagio. Pour 4… Je crois que tu as des tas de choses à me raconter. » 

«  Effectivement, tu as tout compris ! Parfait maman, tu peux compter sur nous !   Et si tu savais, j'ai énormément de choses à te dire. On file se changer, et on arrive. Merci maman... »

Je raccroche et autant dire que ça m'a permis de décompresser, un sourire banane s’étale sur mes lèvres. Maman a décidé de nous faire une surprise et, sachant que mon père allait nous rejoindre à Vegas, a décidé de nous rejoindre. J'adore ma mère ! Elle est la seule qui nous ait toujours soutenus Lenon et moi, la seule qui ait toujours compris que je puisse choisir un chemin de vie différent de celui tracé dès ma naissance par mon père. Et puis bon, étrangement Maman adore Lenon, parce qu'elle voit de la façon dont il me regard, qui me crie je t'aime à chaque fois qu'il pose les yeux sur moi. Elle sait pertinemment qu'il est la clef de mon bonheur, que sans lui, je ne suis pas moi. Que sans lui, je ne serai pas moi même, Lenon est une partie intégrante de mon être, un organe vital qui me ferait mourir à petit feux si un jour on venait à se séparer. Maman l'a compris, mais papa devrait revoir ses cours de psychologie pour le comprendre. Me concernant, il a toujours eu quelques lacunes. Je relève la tête vers mon père avant de lancer un regard à Lenon, qui a compris de quoi il en détournait, je le vois dans son regard.

«  Bon direction le Bellagio, maman nous y attends... Mais on a besoin de se changer, je doute que nous soyons acceptés à rentrer avec nos fringues actuelles... »

«  Je doute que vous ayez le costume adéquat Antonelli, j'appelle mon assistant qu'il vous fasse porter un costume dans votre chambre. Suite 758 n'est ce pas ? Ne soyez pas en retard, je vous laisse dix minutes, je déteste l'imponctualité. Une voiture sera mise à votre disposition»

Sur ce papa nous plante dans notre loge, son portable déjà à l'oreille. Je me tourne vers Lenon, en me mordant la lèvre inférieure, à nous le Bellagio et le dîner avec mes parents ! Et l'homme de ma vie va porter un costume, et putain, mes hormones s'en trouvent  déjà décontenancées.

«  Bienvenue à Vegas Bébé... Prête à affronter mon père pendant tout un dîner ? »

Je récupère difficilement les affaires qui sont éparpillées dans notre loge, et je lui prend la main direction, notre chambre. Le costume, noir, très classe, Gucci de mon père attends déjà Lenon, posé sur notre lit. Putain, papa a mis la barre très très haute. Pas le temps de prendre un bain, je me saisis déjà de ma robe rouge – spéciale grossesse, mais qui je l'avoue me sied particulièrement bien – et relève mes cheveux en un chignon, touche maquillage et je suis prête. Je m'appuie contre encadrement de la porte de la salle de bain, mes mains soutenant mon ventre, regardant Lenon galérer avec la cravate rouge sang qu'il tente de mettre en vain. Putain, ce mec c'est Appolon en personne. Attendrie, je m'approche de lui, finissant de lui nouer sa cravate comme j'ai pu le faire avec mon père des centaines de fois auparavant. Je finis par poser mes lèvres sur les siennes  pour le rassurer avant de poser mes bras autour de son cou.

«  Ne t'en fais pas, tout va bien se passer  Souviens toi que mon père est juste con, ça devrait t'aider. Ma mère t'adore. Sinon, ça va je te plaît comme ça, malgré mon bidon qui me fait ressembler au Père Noël en personne ? »

On se retrouve bientôt au restaurant du Bellagio, les photos de l’échographie dans mon clutch que je rêve démontrer à ma mère – les photos, pas le sac à main, cela va de soit!-. Je donne mon nom au réceptionniste, et il nous mène à notre table, mes parents se lèvent de leurs chaises, et moi, je me jette dans les bras de ma mère.

«  Maman, si tu savais à quelle point je suis contente de te voir ! »


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✽ Lun 28 Avr - 0:27


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feat : Scarlett & Lenny

La bonne éducations, les grandes écoles, j’y étais promis aussi. En m’envoyant en Australie, mon père a veillé à ce que j’étudie dans les plus grandes écoles, les écoles privées de Sidney hors de prix. Jody, ma tante, a cherché, et puis s’est inspirée des voisins ^^ La famille Crane, dont les enfants fréquentaient l’école la plus huppée du pays. Elle n’a pas hésité longtemps, a envoyé les coordonnées à mon père et il a signé un chèque assez gros pour couvrir tous les frais de scolarités du lycée, en attendant que je ne choisisse ma fac. C’était le deal. Enfin le deal… Je le trouve encore gonflé d’oser prétendre pouvoir dealer alors qu’il m’envoyait déjà chez elle, tandis que ma sœur s’y trouvait déjà. J’étais le seul garçon, susceptible de reprendre ses affaires. J’aurais pu éviter l’Australie si j’avais suivi les codes, était rentré dans le rang mais très peu pour moi ! Hors de question que je ne fréquente ses fils de bourges du premier jour de la semaine au brunch du dimanche matin ! Alors il a choisi la solution de facilité et m’a envoyé suivre ma sœur, je n’ai rien dit sur le moment, et en ait été plus qu’heureux une fois là-bas ! Ce qui nous a permis de suivre pratiquement la même scolarité à 4 ans d’écart elle et moi. J’aurais pu espérer redoubler pour gagner une année ou deux, mais non, ça ne marchait pas comme ça ^^ Mes résultats étaient exemplaires, bien que je reste le branleur du fond de la classe, un branleur à 16 de moyenne, c’est quand même super classe ! Nous étions les fiertés de ma tante, et nous le sommes encore. C’est le genre mère poule, super protectrice, le genre à m’appeler trois fois quand je sors pour s’assurer que je vais bien, avec ma sœur c’était même pire ! Je ne sais pas combien de fois j’ai dû couper mon téléphone pour filtrer ses appels en me faisant jeter quand je rentrais parce que « A la maison tu restes greffé à ton portable et quand tu sors tu réponds pas, petit con ! ». Petit con c’est affectueux pour elle. Je l’appelle au moins une à deux fois par semaines, il lui est arrivé de venir, mais elle a compris que notre intimité se devait d’être respectée, elle prévient avant de débarquer, pour faire le ménage la plupart du temps ^^ C’est un peu la mère que je n’ai jamais eu. Je suis assez pudique, mais je suis capable de la prendre dans mes bras, et de lui dire que je suis content qu’elle soit là, c’est déjà un grand pas pour moi, elle ne m’en a jamais demandé plus. Kate le vit différemment, elle était à peine née quand ma mère nous a quitté, elle n’a pas de souvenir, c’est plus facile de se construire.

Elle nous a toujours encouragé dans la musique. La sœur de ma mère tenait le même sens artistique, tout du moins la même façon d’apprécier tout ça, parce que le sens artistique de Jody se tient à choisir la forme des pâtes qu’elle préfère, le reste, elle le laisse aux autres ! Je suis l’artiste de la famille, selon elle, bien que Kate ne soit pas en reste, mais elle a toujours compris mon côté rêveur, un peu comme l’était ma mère paraît-il, elle l’encourageait, en secret. Je me souviens qu’elle avait économisée comme une malade pour m’offrir ma première Gibson. Ça lui avait coûté plus de deux mois de salaire, mais elle avait été patiente et s’y était prise plus d’un an à l’avance pour pouvoir me l’offrir. Je sais aussi qu’elle n’a jamais voulu toucher à l’argent de mon père pour m’offrir ce cadeau. C’était le sien, c’était celui qu’elle me réservait. C’était symbolique.
Et elle avait raison de croire en moi, en nous, puisque nos première répétitions lui coûtaient ses heures de sommeil, un goûter et quelques pizzas de temps en temps, étant donné que nous répétions dans son garage ^^ Celui des parents de Scar ça leur plaisait moyen ! De toute façon je préférais foutre le bordel chez moi que chez eux, et j’avais fini par repérer un petit local en bord de mer, l’idéal pour nous ! Un box de garage, rien de bien plus important. Mais c’est là que né la meilleure musique underground.  
Nous avions les idées, peut-être le talent, Internet a fait le reste. Nous faisons partie de cette nouvelle génération qui se sert du net comme relais média gratuit, et comme grand mur d’affichage. C’est un moyen de communication parfait pour nous faire connaître. Je n’ai pas retenu grand-chose de l’éducation que mon père m’a imposée, mais ça, je l’avais retenu. Business is business, maintenant on a des gens pour jouer les requins à notre place ^^

«  Laisses tomber Chéri,  de toute manière, il sait pertinemment que j'ai raison. »

Ouais, elle a raison, mais ce n’est peut-être pas le bon moment pour le lui mettre par la gueule ^^ Reste cool, t’es enceinte, pas en état de te battre ma chérie – à la rigueur un coup de nichon, vu la taille qu’ils ont ! Et je m’en plains pas ! – Mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée de rentrer dans le conflit ouvert à ce moment précis. Fais-le par téléphone, soit gentille, quand tu risques rien ^^
Scar n’a peur de rien et encore moins de son père quand il faut lui dire les choses, elle en a pris quelques-unes étant gamine, rien qui ne la calme, mais c’est comme ça, elle en prend l’habitude en même temps.

- Bonne chose... Gardez vous bien que ce soit toujours le cas.
- Ça… ça le sera monsieur.

Oui mon colonel ! Je n’en mène pas large et je bégaye, j’ai pas l’air d’un con moi aussi, putain ce que je déteste ça. Pour Scar je pourrais déplacer des montagnes, mais pas risquer les foudres de son père, je suis un grand garçon, tout le monde l’aura remarqué, et un grand courageux aussi, mais je préfère le cacher ^^
Elle n’en mène pas large, moi non plus, je ne l’ai jamais connu si détendu le bordel. Non, pas le bordel. Mon beau-père, pardon ! Il est psy, il sait ce que je pense à votre avis ? Il est tellement puissant, et s’occupe de personnalités tellement importantes ! Certaines stars font l’aller/retour en jet pour une consultation avec lui.

«  Je suis arrivé à ce moment, mon avion avait du retard. Mais effectivement, j'ai vu la vidéo de l'échographie. Très touchant Scarlett, mais très peu approprié pour un concert si vous voulez garder Loïs et Hayden hors de la portée des médias. »
- Sauf votre respect Docteur Crane, on ne pourra pas les protéger des médias, on les protègera du monde, ça suffira.

Cette fois-ci je m’impose comme père, plus comme beau-fils. Les protéger de la presse est tout bonnement impossible, mais pour autant, nous serons là pour les protéger du reste. Après tout la médiatisation c’est notre lot, à nous de faire attention à ce que cette presse ne les heurte pas. Si on fait ce qu’il faut, ça n’arrivera pas. Je n’ai pas été un bon fils sans doute, mais je serais un bon père.

«  Effectivement, tu as tout compris ! Parfait maman, tu peux compter sur nous !   Et si tu savais, j'ai énormément de choses à te dire. On file se changer, et on arrive. Merci maman... »
- A tout de suite, mon ange.

Elle raccroche et je ne l’ai que rarement vu sourire autant après un appel. Elle est rayonnante, et elle semble heureuse, en plus du concert j’entends, elle semble vraiment être touchée par quelque-chose. Sa mère ne peut que lui faire du bien, Ellen est le genre de femme touchée par la grâce et la classe divine. La classe à la Dallas j’aurais pu dire, mais c’est plus que ça. Elle aurait pu être une beauté Russe, comme son mari, mais non, c’est un pur produit Océanique !

«  Bon direction le Bellagio, maman nous y attends... Mais on a besoin de se changer, je doute que nous soyons acceptés à rentrer avec nos fringues actuelles... »

« Je doute que vous ayez le costume adéquat Antonelli, j'appelle mon assistant qu'il vous fasse porter un costume dans votre chambre. Suite 758 n'est ce pas ? Ne soyez pas en retard, je vous laisse dix minutes, je déteste l'imponctualité. Une voiture sera mise à votre disposition.»

- Bien docteur, merci docteur…

Rétorquais-je une fois qu’il eut claqué la porte. OK, donc ça c’était le grand docteur Crane qui vous met gentiment votre manque de style en pleine gueule. Rien de bien important, on en prend l’habitude vous savez ^^ Ca fait partie du jeu !
Bellagio, costar, il connaît le numéro de notre chambre. Le mec c’est Big Brother, la CIA ou un truc dans le genre ou comment ça se passe ? On ne nous a pas tout dit en fait ! 10 minutes pour nous changer, il est au courant que nous sommes des rockstars et que sa fille elle est enceinte ? Non parce que 10 minutes c’est le temps qu’il lui faut entre le parking et la chambre ^^

«  Bienvenue à Vegas Bébé... Prête à affronter mon père pendant tout un dîner ? »
- Je devrais pouvoir le faire pour toi. Et puis tu sais que j’adore ta mère.

Pourtant on est censé se lasser sa belle-mère ! Moi, jamais. Elle est la seule à m’avoir accepté ^^ Son frère me déteste, son père encore plus, je crois que j’ai dû lancer une malédiction sur les hommes de la famille Crane dans une autre vie, ou lancé un sortilège bourré, ça peut m’arriver ça, en sortie avec des potes à virer dans un trip ésotérique pour le fun ^^
Je glisse mes mains sur ses hanches, et l’aide à ramasser ses affaires avant de rentrer à l’hôtel. On va dire que nous sommes des sales gosses et qu’on prend notre temps !
Il s’est pas foutu de notre gueule le père Crane ! Un costar Gucci, lui, il serait de mèche avec mon patriarche que ça n’aurait surpris personne. A peine sorti de la douche, j’enfile le costume, ou ma camisole, à voir, putain si je fais une tâche dessus je suis fiché à vie moi. Avec un soin tout particulier, je tente de nouer la cravate face au miroir. Sérieux j’ai une gueule à savoir faire un nœud de cravate ? Depuis que j’ai 12 ans j’achète des jeans pour les trouer à la disqueuse ! Scar me surprend, dos à moi, appuyée contre l’encadrement de la porte. Putain qu’est-ce qu’elle est belle ! Mes yeux se mettent à briller, j’affiche un sourire et ma tête plonge de côté pour l’admirer. Elle vole à mon secours et noue ma cravate comme si j’étais son mari, un grand homme d’affaires et que nous étions une force puissante de l’économie australienne. Nous sommes au contraire deux putains de musicos qui tentent de jouer à la bonne famille pour obtenir les grâces de ses parents !

«  Ne t'en fais pas, tout va bien se passer  Souviens toi que mon père est juste con, ça devrait t'aider. Ma mère t'adore. Sinon, ça va je te plaît comme ça, malgré mon bidon qui me fait ressembler au Père Noël en personne ? »
- Même la Mère Noël n’a jamais été aussi sexy, et tu l’es cent fois plus comme ça…

Lui détachant les cheveux pour les laisser retomber en cascade sur ses épaules avant de l’embrasser comme un prince. Pas que je n’aime pas son choix, mais pourquoi se tirer à 4 épingles – je tire autre chose d’habitude mais là j’ai pas le temps – chercher à être un autre, alors que nous ne sommes pas comme ça ? Elle est nature peinture, cash pistache, et c’est comme ça que je l’aime, c’est comme ça que son père finira par l’aimer aussi, c’est comme ça que sa mère la sait au plus profond d’elle, alors arrêtons de nous cacher.

Nous nous rendons au resto, dans une voiture de luxe mise à notre disposition, il s’est pas foutu de notre gueule papa Crane, je dois le lui reconnaître. Je laisse la voiture au voiturier après avoir ouvert la portière à ma femme en prenant sa main. Putain comment je me sens frais et puissant là ! La grande vie ! La vie d’artiste, Vegas Baby !
Nous montons, puis donnons notre nom au chef de salle qui nous escorte jusqu’à une table sur la terrasse où ma petite amie se jette dans les bras de sa mère sans la moindre retenue.

«  Maman, si tu savais à quelle point je suis contente de te voir ! »
- Oh mon ange, qu’est-ce-que t’es belle. Regarde-toi !

En prenant sa main, elle la fait tourner sur elle-même, oui elle est belle ma femme ! Et bel et bien enceinte ^^ Ellen la reprend dans ses bras comme une maman le ferait avant de poser une main sur son ventre. Son regard ne ment pas, et il exprime une maman fière du parcours de sa fille.

- Lenon, je vais finir par croire que mon mari a raison, change de vie, le costume te va tellement bien. Je suis très fière de vous les enfants.
- Vous portez toujours aussi bien Ellen.
- On s’assied ?

Le père Crane commence à s’impatienter. Je tire la chaise de Scar pour qu’elle s’y asseye avant de prendre place à côté d’elle, face à mon beau père. Exercice de galanterie n°1, réussi ! Nerveux, je fais taper mon talon contre le sol en secouant ma jambe de spasmes, y en a que ça énerverait ! Ma femme pose sa main sur mon genoux pour m’en informer, je ne m’en n’était même pas rendu compte !
Nous recevons nos cartes et les ouvrons. Mais c’est Ellen qui ouvre le bal des questions en prenant la main de sa fille par-dessus la table.

- Dis-moi tout ma chérie, je veux TOUT savoir. Comment ils vont ? Combien ils mesurent, tu le sais déjà ? Et les prénoms, vous avez une idée ? Tu as déjà choisi une maternité ?
- Ellen…

L’impatience et l’agacement de Clarence ne sont pas feints. Il tourne les pages de sa carte comme pour passer le temps. Je ne comprends pas, il a l’air plutôt heureux de leur arrivée. En revanche, quand il est au contact de sa femme, il est imbuvable, je l’ai souvent remarqué.


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✽ Dim 4 Mai - 0:15


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feat : Scarlett & Lenny

La vie doit être prise comme un vaste jeu de société, un échiquier à taille humaine ou chaque coup joué peut changer la partie, tout en gardant les mêmes règles. On avait sacrifié des pions par le passé, symbolisés par nos conquêtes, par nos conneries, et surtout par le temps que l'on avait essayé à atteindre le Roi, ou la Reine le concernant. La partie était loin d'être terminée, et tout ce qu'on ne voulait pas c'était faire échec et math, parce que ça symboliserait certes la victoire, l'apothéose, mais également la fin de la partie. Et il nous restaient encore un nombre incalculable de coups, maintenant certains était crées par de mauvais calculs, ou encore des coups de chances, tel que la venue de nos enfants, nos popularité en tant qu'artistes, et surtout le fait que nous soyons enfin réunis. Encore plus d'une surprise nous était réservée par la vie, et nous serions parfois en échec, mais toujours nous tenterions de garder la tête haute et de ramener la partie à notre avantage. En avançant main dans la main, nous arriverions à tout braver, tout en gardant la tête haute. Le succès du concert de ce soir était un coup de maître, symboliquement parfait. Le fait que mes parents nous ait rejoins était un coup du destin, par ce qu'autant dire que j'avais prévu un tout autre tournant pour notre soirée... Qui impliquait seulement Lenny et moi, le canapé de la loge, et aucun vêtement ne faisant barrière. La, on allait se retrouver dans l'un des restaurants les plus Hip de Sin City, mes parents à nos côtés, manquait plus que son père et sa tante et on se serait retrouvés en pleine réunion de famille... Quoique ça arriverait bien un jour où l'autre...

La tante de Lenny ? Je l'adore ! Je la tutoie, un peu comme si elle était ma propre tante en fait. Une tata de plus dans mon arbre généalogique. Il faut avouer qu'elle me connaissait depuis mes douze ans, à l'époque je venais surtout voir Lenny, et après elle était devenue presque un membre de ma famille. Elle avait toujours des attentions adorables envers moi, et jamais, elle ne m'oubliais pour mon anniversaire, ou pour Noël, attendez je suis sa Scarlychérie, comme elle adore me surnommer -encore aujourd'hui-. Oh, il ne faut pas croire, elle n'hésite pas à m'engueuler et à me remonter les bretelles comme si j'étais sa propre nièce. Je me souviens particulièrement d'une conversation qu'on avait eu avec elle, sur le canapé de son salon, je venais d'avoir 20 ans, notre groupe venait tout juste de se faire connaître, et on venait de se prendre magistralement le chou avec Lenny, au sujet de l'une de mes conquêtes. Elle nous avait fait tous les deux asseoir sur le canapé, et on s'était pris la plus belle remontée de bretelle qu'elle ne nous avais jamais mise. Apparemment on était deux petits con trop apeurés par nos sentiments pour ouvrir les yeux sur ce que nous étions réellement : un couple foutrement amoureux l'un de l'autre, mais avec une peur panique que tout ne s'écroule. Oh, Lenny avait compris le message, et m'avait fait sa déclaration quelques semaines après, mais moi, j'étais encore trop jeune et con pour tenter de me lancer. Quand on avait été la voir, il y a trois mois et demi en arrière pour lui dire que nous étions ensemble, et futurs parents, c'est limite si elle ne nous avait pas acclamé, et couru dans la rue pour le dire à tous ses voisins. Elle avait tenu à voir les échos, et nous demandait sans cesses des nouvelles. Lenny à juste une tante en or, et je suis sure qu'elle sera une sorte de grand mère de substitution pour nos enfants, vu que la mère de mon copain n'est plus là pour assumer ce rôle.

Je devrais pouvoir le faire pour toi. Et puis tu sais que j’adore ta mère.

- Et moi, c'est toi que j'adore...

Encore heureux, la réciproque était vraie ! Non mais déjà que mon père aurait voulu que j'épouse un type aussi chiant que lui, mon frère avait toujours rêvé de lui foutre son poing une énième fois dans la tronche, et ma sœur, Zelena, lui en voulait par procuration de m'avoir ''arrachée'' à elle... Si en plus ma mère n'avait pas pu le saquer, autant dire que ça n'aurait pas été un cadeau pour lui. Mais fort heureusement, ma mère l'adorait, bon, elle avait tenté de nous dire d'être prudent, tenté de nous dire qu'on avait fait un paquet de conneries ensemble, mais maman avait toujours respecté une chose : le fait que Lenny et moi étions inséparable. Au départ j'ai cru qu'elle s'était faite une raison, puis après une conversation sérieuse avec elle il y a quelques mois, après l'annonce de notre couple et de ma grossesse, et j'avais appris qu'elle appréciait réellement Lenon. En fait ce que ma mère avait toujours souhaité, c'était mon bonheur, et surtout elle m'avait dit un truc qui résonnait toujours dans un coin de mon esprit : «  Mais voyons ma Chérie, n'as tu jamais remarqué les regards de Lenon ? Depuis des années, il ne cessent de te dire des Je t'aime que, jusque maintenant tu n'avais pas été en mesure de recevoir. Il t'as toujours aimé ce jeune homme... En plus, il est charmant ! ». Par la suite, elle avait ajouté, qu'il avait un sacré caractère, mais que sur ce plan là, nous nous convenions parfaitement. Hum... je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler maman...

Même la Mère Noël n’a jamais été aussi sexy, et tu l’es cent fois plus comme ça…
«  C'est dommage que nous soyons attendus, sinon j'aurai bien terminé ce que nous avions commencés dans notre loge chéri... Tu es juste super sexy... »

Je me dis qu'on aurait fait un putain de couple d'affaire hyper classe si seulement on avait eu envie de se lancer. Car la classe, pas la peine de se voiler la face, on l'a, mais on la met surtout à profit pour notre groupe, c'est déjà ça. Mais en voyant Lenny porter le costume, moi la robe rouge, on forme juste un putain de couple. J'avais même opté pour le chignon, mais Lenny l'avait vu autrement, et je me retrouvais avec les cheveux en cascade sur mes épaules... C'est vrai que c'est beaucoup mieux comme ça, c'est plus moi, tout comme lui et le reste d'eyeliner qui n'est pas parti avec la douche, c'est tellement lui. Quoique non, à la base, c'est moi qui lui avait demandé, lors de notre premier concert, plus en lui lançant un défi, de mettre de l'eyeliner. Depuis c'était sa marque de fabrique, c'est limite si il n'en utilisait pas autant que moi quand nous étions en tournée. Par contre il en chiait toujours pour le mettre, et me laissait toujours le soin de lui mettre, n'ayant surtout pas assez confiance aux maquilleuse quand on touchait ses yeux. Il ne manquerait plus qu'on me l'éborgne, imaginez un peu le gâchis. Mais autant dire que eye-liner lui allait plutôt bien, de toute façon sur les bruns aux yeux bleus, c'est toujours sexy. Il ne m'en faut pas beaucoup, je sais... Surtout avec Lenny en fait. Rien qu'à voir à ce moment précis ou il pose ses lèvres sur les miennes, je me sens fondre, si mes parents ne nous attendaient pas, je sens que les boutons de la chemise auraient vite fait sautés... Quoique ce serait moi qui aurait fini... bref, vous m'aurez comprise ^^ !

Evitant de peu de faire une éruption volcanique dans mes sous vêtements, on se retrouvait enfin au Bellagio, sur la terrasse s'il vous plaît, juste face aux fontaines. Je me jetais littéralement dans les bras de ma mère, en fait, c'était un plaisir de la voir, ça faisait plus d'un moi et demi que je ne l'avais pas vue, depuis le début de la tournée en fait, et autant dire qu'elle m'avait manquée. On avait toujours eu une relation très fusionnelle avec maman, et autant dire que je lui avais brisée le cœur quand j'avais décidé de couper les ponts avec mon père pendant un an, juste après avoir quitté la maison. J'avais fait l'effort de renouer avec lui, pour elle, et surtout pour remettre les pieds à la villa. Oh, on s'était vues pendant toute cette années, j'évitais juste le ''cocon familial'' et mon père comme la peste...

- Oh mon ange, qu’est-ce-que t’es belle. Regarde-toi !
« Oui,belle même si je ressemble à une vache sur le point de mettre bas... Telle mère, telle fille ! Tu es sublime maman. »

Ma mère me serra dans ses bras avant de me faire tourner sur moi même pour qu'elle puisse apprécier ma tenue, et surtout mon bidon de presque sept mois, avant de poser ses mains dessus. Un sourire aux lèvres, presque attendrie par l’attitude de maman, je me sentais juste bien entourée de ma mère et de l'homme de ma vie. Je dépose un baiser sur la joue de ma mère jetant un coup d’œil vers Lenon qui semble sérieusement ravis pour moi, même si je le sens stressé au possible, de toute façon, dès que mon père est dans la même pièce, Lenny se fait tout petit. J’adresse un coup d’œil à ma mère, la laissant aux bons soins de papa -joke- et vais retrouver ma place à coté de mon copain, je lui prend doucement la main pour la mettre autour de ma hanche, m'appuyant un peu sur lui,tout en tentant de le rassurer, sans ouvrir les lèvres. Je ne veux pas l'avouer mais le concert m'a complètement vidée et je crève de faim, mais je me contrôle, évitant de me jeter sur l'un des serveurs qui passe. Mon père, quant à lui, semble visiblement s'impatienter de la situation, c'est bon relax papa.

Lenon, je vais finir par croire que mon mari a raison, change de vie, le costume te va tellement bien. Je suis très fière de vous les enfants. 
Vous portez toujours aussi bien Ellen. 
On s’assied ? 
- En tout cas, volontiers papa. Oh bien sur que le costume lui va bien... Non mais, ce que tu ne sais pas maman, c'est que Lenon est canon en toute circonstances.

J'adresse un regard qui en dit long à Lenon, non mais regardez le, ce demi dieu vivant, enfin, pas ce, MON demi dieu. Bordel, ce que je peux avoir comme chance qu'il partage ma vie ! Ce soir, Lenon en plus de porter le costume, se la joue gentleman, il vient de me tirer la chaise, je rêve ?! Normalement, il est plutôt du genre à m'attraper par les hanches pour me mettre sur ses genoux, mais là, c'est vrai que ça ferait tâche. Je sens le stresse de Lenny monter quand je le vois en face de mon père, j'ai envie de le prendre dans mes bras, mais je me retiens, mon père serait capable de me taper une crise. Autant ne pas s'afficher en public. Doucement, le pose la main sur la cuisse de Lenon qui depuis 5 bonnes minutes fait claquer son talon contre le sol, nerveux au possible. Ce serait bien qu'il ne s'attire pas les foudres de mon père avant qu'on ait commencé le repas, c'est le genre de truc qui fait sortir papa de ses gonds en l'espace de quelques secondes. Je lui lance un regard histoire de lui donner du courage, et lui faire comprendre par la même occasion que tout va bien se passer... Putain ce que j'ai faim, je me jette sur la carte dès que le serveur l'amène,mais je suis distraite par ma mère qui m'attrape la main.

Dis-moi tout ma chérie, je veux TOUT savoir. Comment ils vont ? Combien ils mesurent, tu le sais déjà ? Et les prénoms, vous avez une idée ? Tu as déjà choisi une maternité ? 
Ellen… 
- Relax papa... Ne gâches pas le plaisir de maman...

Je me retourne vers ma mère, en souriant, alors que je me saisis de mon clutch, et en sors mon portable et les échos. Mon père lève les yeux au ciel, grinçant des dents, profondément agacé.

- Scarlett.. Tu me feras le plaisir de ranger ton portable quand nous sommes attablés... Ce ne sont pas les bases d'éducation que nous t'avons donnés.

J'ignore magistralement mon père, et montre les échos à maman : «  J'ai le plaisir, ou tout du moins Lenny et moi, avons le plaisir de te présenter Hayden et Loïs... Ils sont en parfaite santé, même si je t'avouerai qu'ils m'épuisent et je n'ai pas la moindre idée de leur taille. Et sinon, on a déjà choisir la clinique sur la cinquième... Pas vrai chéri ? » Enfin, je dégaine mon portable, et lance la vidéo que j'avais sur mon portable depuis une bonne semaine -merci à Lenon de ne pas fouiller dans mon téléphone dès que j'ai le dos tourné- de la surprise que j'ai faite à Lenon il y a maintenant une petite heure. «  Et là... C'est la surprise dont je t'ai parlé, la semaine dernière au téléphone. Tu y verras Hayden et Loïs Antonelli en pleine action ! »

Je laisse ma mère découvrir la vidéo pendant que mon père commande une bouteille de champagne pour l'apéritif, une bouteille qui doit bien coûter dans les 500 dollars, histoire de nous en mettre plein la vue, le connaissant. Le serveur revient avec nos verres, nous passons nos commandes, étrangement, le repas se déroule plutôt bien, on évite les sujets qui fâchent, et c'est presque agréable... Mais moi, ça fait bien dix minutes que j'ai l'impression que les Twins s'éclatent à tambouriner ma vessie, mais mon père déteste que je ne me lève de table. Même si bordel ! Je n'ai plus 5 ans ! Je m'excuse poliment, et tente de me lever, la main sur le ventre, mais manque de bol, je me loupe, et je me retrouve bientôt, sans savoir comment, assise par terre. Alors que j'aurai auparavant rougi en m'excusant à tour de bras, j'éclate de rire, et contre toute attente, Lenon n'a même pas le temps de bouger que mon père arrive à la rescousse pour me relever.

«  Qu'est ce que tu peux être maladroite ! Tu tiens ça de ta mère, c'est incroyable ! Laisse moi vérifier ta pression artérielle, comment te sens tu ? Les enfants ? »

«  T'en fais pas papa... Je suis solide ! Je suis vraiment désolée, mais je dois vraiment filer...  »

Direction les toilettes, je fais ma petite affaire, et reviens, miraculeusement sans m'être cassé la gueule nulle part... Miracle ! J'ai même réussi à me relever du siège toute seule ! Proud ! En me réinstallant à table, ma main se pose sur celle de Lenon, et je constate avec déception que le dessert n'est toujours pas arrivé... Non mais qu'est ce qu'ils font ? Ils sont allée chercher directement les framboises dans le jardin pour faire leur putain de framboisier ? Ouais, depuis que je suis enceinte, Lenon est officiellement cocu avec des barquettes de framboises et tout les dérivés qui peuvent s'en rapprocher... Mon attention est reportée sur papa quand ce dernier fini par s’adresser à Lenon.

«  Vous souhaitez un doigt de Brandy Lenon ? »

Papa est juste déconcertant... Si il ne m'a jamais comprise, je pense que nous sommes deux, il faudrait un dictionnaire spécial Clarence Crane pour réussir à le déchiffrer. Et encore... A l'allure ou on va papa va finir par proposer un cigare à mon copain.





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✽ Dim 4 Mai - 19:03


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feat : Scarlett & Lenny

Comment parler de Jody sans en faire un roman ? C’est impossible. Elle est là ma tante, elle est présente, et même quand elle ne l’est pas on trouve le moyen de la comparer à certaines situations. Comme un personnage de dessin animé qui marquerait une enfance. Jody elle parle avec les mains, elle s’exprime comme un mec le fait quand il en a envie et au diable les conventions ! Ce n’est pas le genre super conventionnelle, et ça me surprend encore que mon père ait eu l’idée de nous confier à elle plutôt qu’un pensionnat en Suisse. Remarque c’était peut-être ça, sa façon de nous dire qu’il nous aime. Ah ma vie a changée du tout au tout à partir du moment où je me suis retrouvée en Australie. Plus de réveils à 6 h pour prendre la limousine et me rendre au lycée hyper privé, catho et tout le bordel de New-York, ouais, bon, chez nous ça s’appelle St Jude. Mais c’est pareil, c’est chiant les lycées privés. Remarque je n’ai rien perdu au change, j’ai retrouvé le même là-bas ^^ Conditions et financement de mon père. Je m’y suis fait, à la différence près que dans ma prison scolaire Australienne, il y avait Scarlett. « Cours plus après les filles qu’après ses cours » disait mon bulletin, non, ils s’étaient trompés. Je ne courrais pas les filles, je la courrais elle, et inversement.
Je me souviens encore de la fois où nous avions ruiné cette vitrine par défi. Un genre de action ou vérité à la con, et comme je refuse de parler de moi tout autant qu’elle, nous ne prenions que les actions, et ça finissait toujours en prison ! Ca je pourrais le noter pour une prochaine chanson. Putain je suis bon ! Toujours est-il que Jody ne partageait pas notre enthousiasme. Venir nous chercher en garde à vue à 2 h du matin pour avoir ruiné une vitrine pour piquer trois guitares qu’on n’a même pas pu emporter, tout ça sans penser une seconde que le système d’alarme pouvait se déclencher… Jeune et con, c’est ce qu’on dit, non ?
Toujours est-il que c’est en groupe que nous nous étions fait jeter. Ma tante avait couvert Scar auprès de ses parents, surtout face à son père. Il ne lui avait jamais vraiment inspiré confiance, on peut le comprendre ^^ Mais quitte à en jeter un, elle a fini par jeter les deux, ce qu’on peut comprendre. Elle y tient comme à un membre de notre famille. Elle était au courant de tout bien avant moi pour notre histoire, c’est pour dire. J’ai envie de dire qu’une maman sait ces choses-là, mais en fait c’est plutôt elle qui le sait, remarque, elle a les mêmes origines que ma mère, la connaissait par cœur et a pris le relais avec nous en sa mémoire. C’était sa meilleure amie paraît-il. Si je suis resté dans le silence durant 16 ans concernant ma mère, elle a fini par éclaircir tout ça, de bon cœur. J’ai dû attendre autant de temps pour savoir d’où je venais. Le sujet était bien trop douloureux pour l’homme qui se disait être mon père. Encore une fois, maintenant que les choses sont concrètes avec Scar, je peux presque le comprendre. Si je la perds, je risque moi aussi de devenir cet homme froid, pragmatique et distant.

- Et moi, c'est toi que j'adore...

« Tu n’es qu’un abruti Lenny ! » Voilà ce que m’avait fait remarquer Jody en parlant de Scar. Non, je ne voyais rien de ce genre-là, peut-être parce que j’en avais peur ? Peur de m’engager dans une relation sentimentale ? Peur de m’engager tout court, comme l’homme que je suis, ou plutôt le petit garçon que j’étais. On ne devient un homme qu’en assumant son ressenti, ça aussi ça vient de Jo’ ! Elle est pleine de théories à la con ma tante ^^ Ca m’a toujours fait marrer. Ecrit un recueil tata, sérieux, je fais la promo ! J’ai toujours été très admiratif de sa vision des choses, elle emmerde le monde et advienne que pourra ! Dans un groupe de rock elle aurait fait sensation, et d’après ce que je sais, elle a eu une période underground. Ses vieux jeans troués en attestent, ainsi qu’une vielle paire de Converses qui semble avoir fait la guerre. Selon elle, elles ont plutôt fait les festivals durant tout un été.

«  C'est dommage que nous soyons attendus, sinon j'aurai bien terminé ce que nous avions commencés dans notre loge chéri... Tu es juste super sexy... »

Elle est sérieuse, c’est ça le pire. Je suis sexy pour elle parce que je fais toxico déguisé comme ça ! Même après une douche, j’ai des restes de maquillage, une odeur de scène, de parfum qui a vécu et la tête de celui qui aurait bien remis ça au lieu de passer l’épreuve du feu. Une nonchalance inimitable, celle qui lui plaît, celle de l’artiste. Elle adore me faire passer pour ce que je ne suis pas totalement. Me maquiller par exemple, et il n’y a qu’une personne à qui je fais assez confiance pour confier mon visage ! Cette gueule me rapporte des milliers de dollars, vous pensez que je suis assez con pour le laisser aux mains de n’importe qui ? Elle seule a tous les droits, et c’est son privilège depuis que nous sommes mômes. J’avais pas plus de 17 ans quand elle a voulu tenter un truc pour le Carnaval. Ça, c’était son excuse, mais ils faisaient une soirée déguisée en ville, un gros meeting, et elle venait d’obtenir le droit de sortir. Restait à savoir quel costume j’allais arborer. On avait penché pour un pirate. Un putain de sexy pirate. Je crois que ce jour-là j’ai révolutionné Peter Pan ! Capitaine Crochet venait de trouver sa réincarnation. Beaucoup plus jeune et sexy que l’ex capitaine, je vous prie de croire que ses premiers émois doivent dater de ce temps-là ^^
Mais il faut se reprendre, il est temps de se rendre au resto, déguisé comme je le suis, on va tenter de faire bonne figure, il paraît que ça se fait !

« Oui,belle même si je ressemble à une vache sur le point de mettre bas... Telle mère, telle fille ! Tu es sublime maman. »
- Je t’interdis de dire des choses pareilles, rien ne va mieux à une femme que la grossesse. Et tu la portes vraiment à merveille. Même si tu as l’air fatiguée. Tu dors assez au moins ? Tu manges bien ?
- Elle mange très bien Ellen, c’est la dernière chose dont vous devriez vous inquiéter ^^

Je suis un enfoiré ! Et Scar me le fait savoir, mais ça m’amuse. Nous sommes aussi complices que des mômes de 12 ans ! Oui elle mange bien, je peux lui faire la liste de tout ce qu’elle m’ordonne d’aller chercher, et y noter aussi les heures à laquelle elle veut bouffer ! Non parce que ça leur donnera une petite idée de l’enfer que peut être une grossesse ^^ Je dis ça comme ça mais si elle les porte, nous on subit !
Je tire la chaise de ma moitié afin qu’elle s’y asseye. Je ne tiens pas à ce qu’elle reste debout plus que nécessaire. Elle vient d’assurer un concert, elle se retrouve au resto au lieu de végéter dans son lit devant un film qui me fera sans doute chier, j’ai besoin de savoir qu’elle ne manque de rien, je me plie beaucoup à ce dont elle prétend ne pas pouvoir se passer.

- En tout cas, volontiers papa. Oh bien sur que le costume lui va bien... Non mais, ce que tu ne sais pas maman, c'est que Lenon est canon en toute circonstances.
- Scarlett, je te prierais de rester correcte, nous sommes à table.

Ah ces chères conventions ! Celles auxquelles mon père tient tant, qui m’ont tellement faites chier. Je ne sais pas si c’est un besoin ou une habitude pour ces gens-là, ceux que je considère être comme de mon milieu, sauf que je m’en émancipe bien volontiers. Je ne suis pas sûr de pouvoir me fondre dans tout ça, je n’en n’ai de toute façon pas la moindre envie. Si j’étais si flippé à l’idée de fonder une famille il y a quelques temps, c’était parce que pour moi, paternité rimait avec responsabilités, et responsabilités avec renoncement à tout ce que je suis, tout ce que je considère comme faisant ma vie et mon quotidien. Les concerts, la musique, l’oisiveté, le rêve aussi. Pour moi devenir père était devenir comme le mien. Ce changement de regard, je le dois à la mère de mes enfants. Scarlett a compris sans même que je n’ai à le lui dire. Et elle m’a rassurée, la nuit durant. Des heures que j’imagine interminables pour elle, mais nécessaires pour moi. Elle était là, c’est tout ce que je retiens, elle sait que la réciproque sera valable. C’est ça notre force, la présence.

- Relax papa... Ne gâches pas le plaisir de maman...
- Non, ne gâche pas mon plaisir mon amour, et puis si tu m’avais répondu quand je t’ai posé la question, je n’aurais pas à passer pour une mère indigne auprès de ma fille.

Ce que j’admire chez ma belle-mère c’est sa douceur et son sourire. Elle pourrait vous dire d’aller vous faire foutre tout en restant correcte ! Une voix douce, posée, un ton qui ne donne pas envie de rétorquer. Elle est prévenante, docile, aimante, une combinaison dont ni Scar ni moi ne connaissons le secret ! Je préfère vous dire que nous sommes même très loin de la performance ! Je ne suis pas un modèle de délicatesse, mais Scar est juste un putain de bulldozer ! J’attends l’arrivée de ma fille pour comparer, à savoir de qui elle tiendra. Mon fils je l’imagine plutôt comme moi, pas parce que ce sera mon fils, mais parce que c’est histoire d’homme que de subir les désirs de ces dames ! Avec une sœur jumelle il sera plongé dans le bain 16 ans plus tôt, tandis que d’autres attendent d’être ados pour subir ce genre de conneries ^^ My apoligize mon fils !

- Scarlett.. Tu me feras le plaisir de ranger ton portable quand nous sommes attablés... Ce ne sont pas les bases d'éducation que nous t'avons donnés.

Elle l’ignore ! Bordel mais moi je pleure. Il me sort ça à moi, à cet instant précis, je crois que fond en larmes. Si si, le grand Lenny ^^ Non mais il faut avouer que mon beau père il est classe, charmant, influent et tout ce que vous voulez mais il fait flipper ! C’est vraiment la dernière personne que j’essayerais de doubler. Et Scar, avec sa paire de couilles grosses comme ça – pardonnez-moi l’expression mais là je me sens tout léger – l’ignore de sa superbe et continue de plus belle. Ma chérie tu vas te faire descendre un jour ^^

«  J'ai le plaisir, ou tout du moins Lenny et moi, avons le plaisir de te présenter Hayden et Loïs... Ils sont en parfaite santé, même si je t'avouerai qu'ils m'épuisent et je n'ai pas la moindre idée de leur taille. Et sinon, on a déjà choisir la clinique sur la cinquième... Pas vrai chéri ? »
- Oui, oui oui… la… la cinquième. La clinique de… de la cinquième.
« Et là... C'est la surprise dont je t'ai parlé, la semaine dernière au téléphone. Tu y verras Hayden et Loïs Antonelli en pleine action ! »

Je peine à me remettre de mes émotions, je bredouille une réponse à la va vite tandis que le regard insistant de beau-papa a dû me scalper au moins trois fois ! Je ne suis pas à l’aise, encore moins quand il s’agit de faire bonne impression. Je suis là en partie pour Scar et lui assurer un futur paisible et sans questions gênantes. Non parce que je suis con mais peut-être pas au point d’ignorer que derrière ce dîner, un interrogatoire en bonne et due forme suivra. Flic, j’aurais pu passer au-dessus, mais psy ! C’est le souci, ils savent poser les bonnes questions et encore pire : interpréter les réponses.

Scar ne tient pas en place, non mais elle veut que je l’aide à rester assise ou comment ça se passe ?! Les toilettes, ou comment ruiner toute vie nocturne. Si elle ne se lève pas au moins 4 fois par nuit pour aller pisser, elle ne se lève jamais ! Je supporte, je suis très patient, il paraît que c’est une qualité ^^
La voir chuter ne fit faire qu’un tour à mon sang. L’adrénaline me redressa d’un bond pour plonger sur elle et la rattraper, étouffant un « wow » d’effroi. Mais à ma grande surprise, et à celle de la tablée, c’est son père qui s’occupe déjà de la relever.

«  Qu'est ce que tu peux être maladroite ! Tu tiens ça de ta mère, c'est incroyable ! Laisse moi vérifier ta pression artérielle, comment te sens tu ? Les enfants ? »
«  T'en fais pas papa... Je suis solide ! Je suis vraiment désolée, mais je dois vraiment filer... »
- Si vous avez eu peur Antonelli, c’est que vous vous apprêtez à être un bon père.
- Ça va aller sa… sa pression artérielle ?

Je ne suis déjà pas rapide à la détente mais quand il m’arrive ce genre de choses je panique, purement et simplement. Je me demande comment je ferais le jour de l’accouchement. Il me faudra être beaucoup plus réactif que ça parce que je vais me retrouver à rater cordialement la naissance de mes enfants, et m’en vouloir sans doute à vie !
Ma moitié finit par revenir. Quand on rentrera, on fera un tour par le bar de l’hôtel, il me faut une bouteille de vodka, à moi tout seul ! Juste pour faire redescendre la pression. Je passe un bras autour de ses épaules et lui embrasse tendrement la tempe. Je suis rassuré de la voir entière, avec le sourire. C’est tellement con ^^ Mais on se rend compte de ce qu’on risque de perdre au moment où on vient de le faire.

- Ça va bébé ?...

Lui glissais-je à l’oreille en réitérant mon baiser. Je me fais tendre avec elle, et prévenant. Pas par devoir, loin de là, par choix, et avec grand bonheur si vous voulez tout savoir. Ouais, le branleur des Black Velvet a un putain de cœur d’artichaut. On leur dit à la presse pour faire vendre ? Quoi que je me doute qu’une demi-douzaine de paparazzis vient de capturer la scène.

«  Vous souhaitez un doigt de Brandy Lenon ? »
- Volontiers monsieur Crane…

Alors là je dis respect monsieur. Il lui arrive quoi ?! Il était prêt à me bouffer il n’y a pas si longtemps que ça et là il me propose un doigt de Brady ? C’est un peu la même chose que si vous aviez 10 ans et qu’on vous proposez de faire partie de la même bande dans la cour de récré ! Je suis fier là ! Je me détends, mais pas trop vite, parce que je risque de prendre le retour dans la gueule assez vite ^^
On nous apporte nos verres. Je trinque pas comme avec une bière, ça se fait pas, il est un niveau au-dessus lui ! Il lève simplement son verre.

- A ma petite descendance, et au bonheur de ma fille.
- A Scar, Hayden et Loïs.
- A vous 4.

Il vient de m’appeler par mon prénom, je prends déjà ça comme une promotion ! Qu’il ne me cite pas dans le bonheur de sa fille ne me perturbe pas le moins du monde, je suis déjà très au courant de son opinion ^^ Nous trinquons, Scar le fait au jus de fruit, c’est pas grave, c’est bon le jus de fruit ! Et on lui apporte son dessert, un framboisier. Tiens, ça me surprend ^^ On lui dit ou pas ? J’interpelle discrètement le serveur pour qu’il m’en mette trois barquettes de côtés que je règlerais discrètement. Je pense à tout à l’heure, elle risque de se lever avec une fringale, et sera sans doute contente de voir qu’il y en a en réserve. A la maison je peux traverser toute la ville pour une putain de barquette, mais ici, je ne connais pas les petites combines. On est à Vegas, la ville où trouver une pute est plus facile que de débusquer une barquette de fruits !

- Ma chérie, une petite promenade digestive ?

Ellen lui tend la main, et même si nous sommes au sommet du Bellagio, il a énormément de choses à voir du haut de cette terrasse. Sans refuser, ma petite amie la suit, sur les hauteurs de Vegas. Le casino est un des plus hauts de toute la ville, surplombant tout ce qui se fait de plus beau et impressionnant. Moi je trouve ça beau en tout cas ! Je suis jeune et con, c’est censé me plaire ^^
Elle garde sa main dans la sienne, rejoignant l’autre bout de la terrasse, là où la vue est la plus belle. Elle la  fait asseoir sur une banquette, elle pense à son confort, tout comme moi. Comme une maman le fait. De sa main droite, elle fait glisser une bague et lui tend avec fierté.

- Tu sais comme moi que cette bague se transmet de mères en filles et à quel point son histoire est grande. Logiquement, tu es censée la recevoir le jour de ton mariage. Mais toi et moi savons pertinemment que tu n’aspires pas à ce genre de bonheur. Mariée ou pas, tu sembles heureuse, c’est tout ce qui devrait compter. Et puis au diable les traditions. Félicitations ma chérie.

Glissant la bague dans le creux de la main de sa fille, avant de la prendre tendrement contre elle.

- Si tu savais à quel point je suis fière de toi Scarlett…

Les larmes menacent de poindre au coin de ses yeux, mais comme dans toute grande société, dans le grand monde, l’émotion se cache, se fait discrète, par pudeur sans doute.


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✽ Mar 6 Mai - 22:52


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feat : Scarlett & Lenny

Je déteste les convenances, telles qu'elles soient, le fait de bien se tenir, d'être parfaite en toutes circonstances, mais quoiqu'il en soit, cela fait partie du monde dans lequel j'ai grandi, et j'en garde malgré moi des traces. De toute façon, on s'est bien trouvés avec Lenny sur ce plan là, on est tout deux issus de milieux aisés -voir très aisés- , et on ne s'y est jamais réellement trouvé à notre place. Je veux dire deux artistes dans deux familles richissimes autant dire que ça fait tâche, mais après tout, on choisis notre propre vie, on a qu'une seule et unique tentative, alors autant la vivre telle qu'on la voit. C'est pas comme dans les films ou on peut faire un saut dans le temps, là on a juste intérêt à pas se planter. Et autant dire qu'une vie semblable à celle de ma mère, juste non merci. Oh, elle n'avait pas été malheureuse -cocue peut être, sans le savoir, elle restait contente, c'était parfait- elle avait toujours vécu comme elle l'avait entendu. Elle, brillante chirurgienne, femme de l'un des plus éminents psychiatres de toute la sphère anglophone... Du fric à en jeter par les fenêtres, utilisés dans des galas de charités, dans lesquels on le sait très bien, les plus influents jouent au jeu du « la mienne sera plus grosse que la tienne ». Non, tout ça ce n'était pas pour moi... Maman avait arrêté de bosser il y a de cela vingt cinq ans, en fait peu de temps après ma naissance, quand mon père avait touché son premier million, pour s'occuper de nous, si on en croit sa version de l'histoire. Mais surtout, elle gérait les affaires de mon père, se faisant sa secrétaire, et surtout elle nous avait élevés, donné la bonne éducation telle qu'elle l'avait reçue elle même de sa mère.

Ce qui est sûr c'est que mes enfants n'auront pas l'éducation que moi j'ai reçue, non, ils auront sûrement des ressemblances sur certains points, je ne veux pas faire de mes gosses des putains de sans gènes que j'aurai envie de baffer toute la journée, non, mais je ne veux pas leur prendre la tête avec des cours à la con tel le maintient du port de tête. Oh, j'y avais eu le droit, dès que j'ai passé la barre de mes dix ans... Et autant dire que ma professeur était une casse couilles mal baisée -voir pas baisée du tout- qui me foutait des putains de bouquins sur la tête pour avoir un « port de reine » comme elle le disait et qui me gueulait dessus sans raisons. 6 ans je l'ai vu cette conne, 6 ans à me faire chier pour m'apprendre les différentes fourchettes, couteaux cuillers, bonnes mœurs à la mord moi le nœud. Normalement elle aurait du rester un peu plus si je n'avais pas eu la merveilleuse idée de lui demander combien de temps ça lui avait pris pour cultiver le balais qu'elle avait dans le cul ? Je pense que c'était la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Miss Nobles en avait pourtant vu des vertes et des pas murs avec Lenny et moi, parce que bien sur, il arrivait à Lenon de squatter pendant mes cours de bonnes mœurs... Je crois que ce qui l'a choquée le plus, et qui lui avait fait renoncer à la classe du jour, c'est quand elle nous avait trouvé, Lenny et moi, en train de nous rouler des pelles sur le canapé du salon familial, les mains de Lenny sous mon débardeur, tâtant le monde que j'avais au balcon. Cette vieille bique avait foutu la main sur sa bouche, réprimant un « oh » choqué, et avait été avertir mon p-ère de ma ''déchéance''. J'avais quel âge ? Quinze ans ? Je crois que c'est là que mon père avait tout de suite ressenti un peu moins de sympathie à l'égard de Lenon. Voir pas du tout. J'en avais pris une, quand je m'étais pointée au repas familial, un sourire banane aux lèvres, l'air de rien. Papa était loin d'être con -être psy suffit déjà à son palmarès- et il avait tout de suite capté que j'avais dit bye bye à mon hymen depuis quelques temps...

J'avais eu l'interdiction de revoir Lenon, papa, ce soir là avait même crié au détournement de mineur... Jusqu'à ce qu'il se prenne la douche froide du siècle quand je lui ait dit que quoiqu'il avait pu se passer avec Lenon, j'avais toujours été consentante. Et c'est reparti pour une seconde claque ! Oh l'interdiction avait été bien rapidement levée quand ma mère avait découvert que je séchais les cours pour aller voir Lenon en douce, elle s'était rendue à l'évidence, nous étions inséparables. Maman avait réussi à convaincre papa, mais il s'était fait un malin plaisir à nous ''convoquer'' tous les deux dans la salle à manger pour tirer les choses au clair. Je me souviendrai toujours de la question que mon père avait posé à Lenny «  Vous comptez l'épouser Lenon ? Maintenant que vous vous connaissez intimement ? C'est d'usage chez nous, vous consommez, vous assumez... ». Je me demande encore comment Lenon n'avait pas pris ses jambes à son cou ce jour là, sans jamais me donner d'adresse... Quoique ça n'aurait servit à rien, j'aurai été capable de camper une tente devant chez sa tante -putain magnifique jeu de mot, du grand art!- jusqu'à ce qu'il daigne me parler. Mais étrangement, il était resté, et mes parents avaient arrêté de se poser des questions... Il faut avouer qu'ils avaient déjà à gérer le départ de mon frère et le chaos que ça avait déclenché au sein de notre famille. Parler de Seb restait un sujet sensible, ça faisait maintenant 10 ans qu'il avait décampé, dix ans qu'on restait sans nouvelles... maintenant savoir ce qu'il était advenu de lui restait un mystère. Il devait toujours être avec sa nana, en Papouasie à s'envoyer des cocktails sur la plage. Attendez... J'espère que je ne dis pas de conneries, il y a bien la plage en Papouasie ?

Je t’interdis de dire des choses pareilles, rien ne va mieux à une femme que la grossesse. Et tu la portes vraiment à merveille. Même si tu as l’air fatiguée. Tu dors assez au moins ? Tu manges bien ? 
Elle mange très bien Ellen, c’est la dernière chose dont vous devriez vous inquiéter ^^ 
- Ne t'en fais pas pour moi maman, demande à Lenny, je le trompe régulièrement avec des barquettes de framboises qu'il s'empresse d'aller me chercher même en pleine nuit ! Et je dors... Bien...

Je donne un léger coup de coudes dans les cotes de Lenny, en étouffant un léger rire. On fait l'impasse sur le fait qu'on s’envoie en l'air dès qu'on le peut, et que ça nuit gravement mon sommeil – et surtout au sien- , et surtout ça risquerait de choquer la sensibilité de mes parents, mon père serait même capable d'en mettre une à mon copain, on va éviter le massacre. Mais il faut me comprendre, je mange pour 3 certes, il faut bien que je me dépense un minimum pour éviter de faire 120 kilos après mon accouchement. Je ne suis pas sûre que ça plairait à Lenon. De toute façon, je suis une victime de la société et des médias, les pubs nous scandent bien « manger-bouger », moi je les suis à la lettre ! De toute façon je suppose que mon père en a déjà assez vu toute à l'heure, et j'avoue que je comptais bien ne pas en rester là ce soir... Lenon est juste canon, galant au possible, on a eu un concert du feu de dieu, comment voulez vous qu'on ne finisse pas ça en apothéose ? Sincèrement ? Après, je me vois bien m'endormir, un pot de Ben et Jerry's en main, devant une énième rediffusion de Coup de Foudre à Nothing Hill ou autre comédie romantique à la con, film dont Lenon critiquera le jeu de chacun des acteurs

. - Scarlett, je te prierais de rester correcte, nous sommes à table. 
- Je ne vois pas en quoi j'ai été incorrecte papa...

Je lève les yeux au ciel, en quoi ma remarque à t-elle été incorrecte ? Je disais juste que Lenon est canon, hors c'est un fait, une réalité, et je ne vois pas en quoi j'ai été choquante. Même d'un point de vue de convenances. Certes je devrai faire attention à mon langage, pas pour mon père mais pour les jumeaux... Quoiqu'un bébé dort en moyenne 16 heures pas jour, avec une peu de chances, ils feront leurs nuits. Avec la chance que j'ai, les enfants seront les mêmes que moi, d'éternels insomniaques, sûrement un truc dans les gènes. Mais avant j'aurai au moins un an et demi de répit si on en croit les bouquins sur la grossesse et sur l'éducation que lit Lenon -moi je les feuillette et je retiens ce que je veux-. Tout ça pour dire, que j'aurai 16 heures par jour pour me lâcher, je devrais pourvoir tenir, mais Lenon devra aussi mettre du sien sinon on est foutrement dans la merde. Mon langage bordel !

Non, ne gâche pas mon plaisir mon amour, et puis si tu m’avais répondu quand je t’ai posé la question, je n’aurais pas à passer pour une mère indigne auprès de ma fille. 

Mon père soupire, lourdement, je ne comprends pas comment il peut changer d'humeur à la vitesse de la lumière. Attendez je veux dire, dans la loge, il me fout une claque, puis deux minutes après, me met la main sur le ventre en me demandant comment vont ses petits-enfants. La il est exaspéré parce que maman veut avoir des nouvelles des enfants. WHAT THE HELL ? Mon père sait parfaitement gérer ses émotions, oh que oui, c'est sûrement ça qui fait de lui un psy brillant. Mais avec ma mère dans les parages il ressent sans cesse le besoin de se prouver que c'est lui qui porte la culotte, allez savoir pourquoi...

Si vous avez eu peur Antonelli, c’est que vous vous apprêtez à être un bon père. 
Ça va aller sa… sa pression artérielle ? 
- Tout me semble correct Antonelli, ne paniquez pas, sinon je vous imagine mal gérer son accouchement.
- Oh que oui, ce sera un papa parfait, crois moi...

Je viens de me retrouver le cul par terre, je suis morte de rire, et Lenny se fait du soucis. Qui aurait cru que ce serait possible que le grand, le fier, parfois con Lenon Antonelli que dépeignent les journaux pourrait se faire du soucis pour sa femme et ses futurs enfants... Enfin sa femme, on se comprend. Je n'ai pas le statut mais c'est tout comme, après tout, je suis sure et certaine que lui et moi on est bien partis pour faire notre vie ensemble, défrayant les stats de tous ces couples qui se séparent après trois ans. Les statistiques n'ont jamais été pour nous, bien loin de là. Si on avait fait comme tout le monde, on aurait déjà été en couple depuis bien longtemps, et séparés depuis peu. Non, je préfère notre manière de faire les choses. Parce que j'ai foi en lui. En nous... Petite pause aux toilettes, je reviens comme une fleur et mon cœur loupe un battement quand Lenon ose passer son bras autour de mes épaules et m'embrasse la tempe. Tiens, se sentirai il en confiance, même face à mon père. Je me blottis contre lui, déposant furtivement un baiser sur ses lèvres.

Ça va bébé ?... 

- Fatiguée mais ça va, tant que tu es là... Et toi, comment te sens tu chéri ?

Et hop le voilà qui se montre à nouveau tendre, bordel, ce mec aura raison de moi, je plonge mon regard dans le sien, un léger sourire aux lèvres, ce que je peux l'aimer. Je lui caresse tendrement la joue, je ne pourrais jamais me passer de lui, et j'espère que papa le comprend, j'espère que le super psy qu'il dit être comprend que Lenon et moi sont comme les faces opposées d'une pièces : indissociables... Mon regard se détourne de Lenny quand mon père lui propose un brandy. Heu, attendez, pincez moi, je crois que je suis en train de rêver. C'est juste trop beau pour être vrai, mon père semblerait presque... Sympathique, je ne suis pas habituée à ça. Un de mes sourcils se hausse, c'est quoi le délire ? Lenon accepte, presque aussi surpris que moi, j'en profite pour entrelacer mes doigts à ceux de Lenny, nos mains jointes posées sur la table, lui caressant doucement la main du pouce. Sauf que moi, je me sens couillée, maman a eu le droit à une seconde coupe de champagne, et moi ? J'ai quoi ? Un foutu verre de jus d'orange. Vivement que j'ai accouché ! Et voilà papa qui lève son verre, nous l'imitons tous. Bordel qu'est ce qu'il va sortir ?

A ma petite descendance, et au bonheur de ma fille.
 
A Scar, Hayden et Loïs

A vous 4. 

- A nous, à Hayden et Loïs mon cœur...

Je bois mon putain de jus de goyave/framboise -encore un jus de fruit pour tapette, me ferait remarquer Lenon, et enfin, la délivrance ! Mon framboisier arrive, je me jette dessus comme si je n'avais pas eu ma dose en sucre depuis plus de dix jours. Mais putain ce que c'est bon. Je finis jusqu'à la dernière bouchée, ayant presque envie de lécher l'assiette, mais je me retiens, sinon mon père serait prêt à me botter le cul pour me réapprendre les bonnes manières... Ma mère propose soudain qu'on aille faire un tour dehors, j’accepte, prenant la main qu'elle me tend, posant ma main sur l'épaule de Lenon comme pour lui souhaiter du courage de rester avec mon père pendant quelques minutes. Sur la terrasse du Bellagio, j'ai l'impression de dominer Vegas, d'en être la reine, et d'avoir un quelconque pouvoir. Pourtant, je n'ai jamais été mégalo, mais surplomber une telle magnificence me donne des frissons jusque dans ma colonne vertébrale. C'est magnifique, notre soirée est juste parfaite... Je pose instinctivement la main sur mon ventre, admirant la vue, quand ma mère se décide enfin à parler, je détourne mon regard de la ville, me concentrant sur elle. Soudain, elle lâche ma main, et la reprend presque aussitôt pour y glisser le solitaire de la famille... Non... N'est elle pas en train de ? J'en perdrais presque mon latin.

Tu sais comme moi que cette bague se transmet de mères en filles et à quel point son histoire est grande. Logiquement, tu es censée la recevoir le jour de ton mariage. Mais toi et moi savons pertinemment que tu n’aspires pas à ce genre de bonheur. Mariée ou pas, tu sembles heureuse, c’est tout ce qui devrait compter. Et puis au diable les traditions. Félicitations ma chérie.  Si tu savais à quel point je suis fière de toi Scarlett…

- Oh maman... je ne sais pas quoi dire... Elle est sublime ! Merci, merci maman, merci pour tout, si tu savais combien de fois j'ai pu rêver de cette bague. Tu me connais, je n'ai jamais été très douée pour les longs discours, je t'aime maman, merci pour cette superbe soirée.

Je passe la bague à mon doigt, elle est superbe. L'émotion est à son comble, et pour la première fois, en présence de maman, je laisse complètement tomber les armes et j'attrape ma mère dans mes bras, la serrant contre moi. Il peut y avoir des paparazzis, je m'en fiche, j'ai juste besoin de montrer à ma mère à quel point elle est importante pour moi, et combien ce qu'elle vient de me dire peut être important à mes yeux... De loin, je vois Lenon et papa en pleine conversation, Lenny jetant de temps à autres des regards en ma direction, j'entends la voix de mon père se dégager du brouhaha de la salle de restaurant.

- Je vous ai testé pendant toutes ces années Lenon, et pourtant vous vous êtes accroché, vous avez tenu bon. Même si je me doute que la grossesse de Scarlett n'était en rien prévue... Vous l'aimez ma fille, n'est ce pas Antonelli ?

Je n'entend pas la réponse de l'homme de ma vie, même si pour tout vous dire, j'aurai aimé, être une souris pour pouvoir entendre sa réponse. Oh pas que je n'en doute, mais j'aimerai juste l'entendre tenir tête, je ne sais pas ce qui se dit, et le regard de ma mère me dissuade de les rejoindre... Mais pour finir mon père et Lenon, finissent par nous rejoindre, sur la terrasse, je quitte les bras de ma mère pour me réfugier dans ceux de Lenon, mon père se place à coté de ma mère, lui plaçant le bras dans le dos, mais avant de n'ajouter quoique ce soit, il sort deux cigares de son étui. Des cigares cubains, s'il vous plaît ! Putain j'avais raison, je ne sais pas ce que Lenon à pu lui dire, mais si mon père lui propose un cigare c'est limite un signe pour enterrer la hâche de guerre ! Si Lenon n'était pas contre moi, je pense que je me mangerai le sol pour la seconde fois de la soirée.

- Un cigare Lenon ? Je ne t'en propose pas Scarlett, fumer pendant une grossesse est dangereux pour le bon développement des enfants.

- Je sais papa, j'ai arrêté de fumer depuis que je suis enceinte... Tu devrais être fier de moi ! Oh chéri, j'oubliais presque, regardes la bague que maman m'a offerte. Elle se transmet de mère en fille...


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✽ Mer 7 Mai - 13:15


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feat : Scarlett & Lenny

Scar et moi passons notre temps à nous jeter, à nous engueuler pour des conneries, et c’est ce qui fait notre charme ! A la différence près que nous sommes au moins d’accord sur l’éducation à donner à nos enfants. Enfin d’accord… C’est un bien grand mot. Nous sommes au moins d’accord sur l’éducation que nous ne voulons PAS leur donner ^^ A savoir celle qu’on a reçu ! Les 16 premières années de ma vie, je les ai passées dans la haute société New-Yorkaise, trop tard pour ne retenir que les années suivantes. Débarquer chez Jody m’a fait un bien fou et surtout m’a conforté dans l’idée que ce genre d’éducation réac n’était pas pour moi. Même si je me répète, mon père a pris ça pour solution de facilité, tout simplement. Ce n’était pas par malveillance ou quoi que ce soit d’autre, plutôt par droiture et conventions. Voilà pourquoi je les rejette en bloc. Il n’avait pas le temps de s’occuper de moi, et j’ai fini par le faire tout seul. Je ne supporte pas qu’on me dise quoi faire, quoi dire ou comment me tenir, je suis une rock star ! Si j’avais voulu suivre les ordres, je me serais pas lancé là-dedans, j’aurais bossé pour un des fonds spéculatifs de mon père, je baiserais une femme taillée comme un mannequin, moulée dans du Gucci, le portable greffé à l’oreille, remercierait la secrétaire façon queutard et porterais une Rolex hors de prix qui en dit long sur l’homme qui la porte.
Tout ça pour dire que non, on n’en veut pas de l’éducation conventionnelle ! Mes gosses ils seront eux même. Si l’un veut faire de la danse et l’autre du foot, quel intérêt de s’y opposer ? On n’est jamais plus heureux qu’une fois qu’on se sent compris. Et puis s’ils aiment la musique classique plutôt que le rock ? On va tenter de les initier avant de tirer des plans sur la comète, mais je respecterais leurs goûts, et leurs choix, dans la mesure où ça ne leur nuit pas. Je n’ai aucune idée de leur personnalité future, ils la développeront au fil du temps, mais tout ce que je m’engage à faire, est respectés ce qu’ils sont.
Ah oui et pour les couverts et les « tiens-toi bien à table », on mangera au McDo et avec les doigts !
Je ne dis pas que j’accepterais que ma fille galoche son copain sur le canapé sans tourner de l’œil. On va me perdre une paire de fois. Ma fille sera amoureuse de moi, point barre, et on ne revient pas dessus ! Ses copains on verra quand elle aura 30 ans. En attendant elle reste à moi, ce sera ma princesse et celle de personne d’autre. Elle se confiera à sa mère qui me racontera ce qui se passe dans la vie de ma fille et que j’ignore superbement ^^ Je suis déjà naïf alors qu’elle n’est pas née !



- Ne t'en fais pas pour moi maman, demande à Lenny, je le trompe régulièrement avec des barquettes de framboises qu'il s'empresse d'aller me chercher même en pleine nuit ! Et je dors... Bien...
- Tu dors… très bien ^^

Prenant sa main sous la table avec un sourire qui veut dire : « Ton père est prêt à me lyncher, évite de t’étaler ma chérie ! ».
Toujours est-il que ça fait rire tout le monde à l’appart quand on dit que Scar a besoin de repos. Ils savent tout autant que nous que notre activité sexuelle compense quelques frustrations. En fait non, je remets les choses dans l’ordre : je suis son jouet sexuel pour compenser un manque de nicotine, de sommeil, d’alcool et probablement de mouvement, tout simplement. Elle n’est pas grosse, on ne peut pas dire ça comme ça, pas décemment en tout cas, elle est enceinte, on considère qu’elle a le droit… Elle est belle, c’est une chose de sûre. Mais elle est là quoi ^^

- Tout me semble correct Antonelli, ne paniquez pas, sinon je vous imagine mal gérer son accouchement.
- Oh que oui, ce sera un papa parfait, crois moi...

Ce mec me fait flipper depuis notre première rencontre. Comment peut-il passer de la colère froide du Titanic à la douceur chaude et réconfortante d’une bonne comédie familiale dans laquelle on ne l’aurait pas imaginé le moins du monde. Ce type est psy, mais qui il consulte, lui ? Non parce que son changement de comportement comme ça tout le temps, ça doit porter un nom, n’est-ce-pas ? Genre la bipolarité ? Je suis pas psy, mais je sais quand j’ai peur ! J’ai toujours été assez réfractaire à ce genre de méthodes, parce que je suis un de ces mômes qu’on emmène chez le pédopsy pour n’importe quoi. Un comportement inacceptable à l’école, une bagarre au square, un refus lors d’un dîner. Mais putain ce que ça m’emmerdait ! Je n’étais pas fou, juste un branleur et un petit con de première qui préférais rester greffé sur sa console tout juste sortie plutôt que de participer à une mascarade hypocrite qu’on appelle dîner d’affaires.

- Ça va bébé ?...
- Fatiguée mais ça va, tant que tu es là... Et toi, comment te sens tu chéri ?
- Si tu omets les 14 de tension et l’épée de Damoclès que ton père est en train de troquer contre un tueur à gage à mon encontre, ça va, je suis au top ^^

Ça se sent non ? Je me sens super à l’aise, ça doit se voir sur ma gueule. Je suis nerveux au possible, j’ai même pas autant le trac avant de monter sur scène. Pourtant je suis un grand stressé, sans que ça ne se voie réellement. C’est Scar qui le sait. Elle sait tout, c’est super flippant. Elle connait surtout tous mes tics nerveux, ma façon de regarder les choses sous tel ou tel angle, de parler, de chercher à me rassurer dans tout et n’importe quoi. Je deviens même superstitieux ! Ca ne m’arrive pratiquement jamais, mais il faut bien un début à tout paraît-il !

- A nous, à Hayden et Loïs mon cœur...

Nous trinquons à nous. Alors il faut savoir qu’on pourrait le faire tous les jours, nous porter un toast, et on a dû attendre un putain de repas de famille pour y penser. Quand je la regarde dans les yeux je lis à quel point elle est fier de présenter son bonheur à ses parents, et moi à quel point je suis fier d’y être compté.
Qui aurait cru que de nous deux, je sois le romantique du lot ? Mais c’est bel et bien moi qui avait dans un premier temps formulé mes sentiments. Quand je pense qu’elle m’avait mis un stop… JAMAIS au grand jamais je n’exposais mon ressenti et là j’étais sorti de ma coquille, pour lui dire « je t’aime », pour lui dire VIENS on se barre – même si ce n’est qu’une image – mais on quitte cette putain de relation qui nous fait du mal à tous les deux et on s’en construit une autre, dans un autre coin de notre tête et de notre cœur. Elle était partie en courant. Bordel, Scarlett, tu m’as fait faire le tour du monde à la rame au moins trois fois depuis que je te connais, mais je t’aime d’autant plus.

- Oh maman... je ne sais pas quoi dire... Elle est sublime ! Merci, merci maman, merci pour tout, si tu savais combien de fois j'ai pu rêver de cette bague. Tu me connais, je n'ai jamais été très douée pour les longs discours, je t'aime maman, merci pour cette superbe soirée.
- Je t’aime aussi ma chérie. Et merci à toi. Tu sais, même si ton père ne le dit pas comme tu l’attendrais, il t’aime lui aussi. Il a simplement plus de retenue, mais tu ne comptes pas moins pour autant, bien au contraire. Alors je te le dis pour lui, nous sommes fiers de toi. Et tu seras une maman géniale. Tu n’auras aucun mal à être meilleure que moi, Lenon semble tout ce qu’il y a de plus enthousiaste à l’idée d’être papa. Tant que tu n’accouches pas d’une guitare ^^

Non parce que ça aurait pu être un de ses coups foireux ! Elle leur aura tout fait à ses parents, au final j’en viens presque à les plaindre, ils sont trois, trois démons, trois rebelles, avec un père psy et une mère anciennement chirurgienne. En pédiatrie. Ellen porte ça sur elle quoi qu’il en soit, elle a cette douceur et ce côté maternel qui fait rêver tout le monde et moi le premier.
Je sais que Scar sera une de ces mamans amoureuse de ses gosses. Sans un mari qui la brime, elle pourra laisser libre court à toutes les fantaisies qui lui passent par la tête. En veillant à ce que mon fils ne soit pas la même victime que je peux l’être pendant sa grossesse ^^ Les femmes sont cruelles mon fils, c’est une espèce à part, pas si rare que ça, mais dont il faut apprendre à se méfier, parfois…

De mon côté je passe l’épreuve du feu avec beau-papa. Etais-ce un stratagème féminin pour nous forcer à avoir une discussion d’homme à homme ? Je n’en n’ai pas la moindre idée, toujours est-il qu’il est hors de question pour l’instant que je ne fasse le moindre faux pas. Je suis en train de jouer mon bonheur et celui de ma moitié là, on déconne pas, et on passe entre les gouttes ^^
Clarence m’avait demandé un jour, Scar n’étant pas plus âgé de 15 ans, si je comptais épouser sa fille maintenant que nous avions consommé le mariage. Putain j’ai même pas 20 balais, je viens de tirer mon coup et il me demande si je compte lui passer la bague au doigt, vous avez regardé votre fille récemment ou comment ça se passe ? S’il y a bien une nana qui ne se serait pas laissée faire, c’est bien elle ! Parlez-lui mariage et elle vous répond suicide ^^ Je m’étais contenté de la typique réponse évasive du branleur de compétition que j’étais déjà à l’époque. « Votre flegme est à la hauteur de votre manque d’ambition semble-t-il ». Mon père et lui sont toujours pleins de phrases super théoriques qui feraient malheur sur les boites de Céréales le matin, histoire de cultiver cette génération de branleurs que je représente si bien à moi tout seul !

- Je vous ai testé pendant toutes ces années Lenon, et pourtant vous vous êtes accroché, vous avez tenu bon. Même si je me doute que la grossesse de Scarlett n'était en rien prévue... Vous l'aimez ma fille, n'est ce pas Antonelli ?
- Plus que tout au monde Dr Crane. Et c’est à ce titre que je me permets de vous demander sa main.

Après un coup d’œil rapide dans la direction des filles dont je ne parviens pas à discerner le discours, j’assure ma position du regard en faisant face à mon beau-père. Peut-être le deviendrait-il officiellement, qui sait… Je suis prêt à tellement de choses pour elle. Il doit le savoir, sinon jamais il ne m’aurait confié sa fille, ni même permis de l’approcher. Encore aujourd’hui il a les moyens de m’évincer de la vie de Scar, mais il n’en n’a rien fait. Insistance de sa femme, respect pour sa fille, compréhension de notre relation ? Je n’en saurais jamais rien, ce type est une planche, il est impossible de savoir où il veut en venir.
Sa réponse reçue, bien que tout aussi fébrile, nous rejoignons les femmes de nos vies. On se ressemble finalement ^^ On a dû tromper nos conjointes respectives au moins autant de fois l’un que l’autre – à ma décharge, nous n’étions pas réellement ensemble – c’est peut-être ça qui nous rapproche ^^ Ma gueule, je sais. Toujours est-il qu’il est maintenant temps de se comporter en gentleman. En homme, je crois savoir le faire mais en prince charmant… Je suis un peu le prince qui déconne.
Je glisse un bras autour de ma moitié, caressant sa hanche et embrassant son front. Elle a l’air cassée, je le reconnais, mais je ne me sens pas de la priver de sa mère qu’elle voit déjà très peu. Elle m’en parle souvent, et j’ai peur de l’isoler, parce que si elle s’est vue offrir ce droit d’asile, c’est uniquement de ma faute. Maintenant qu’elle a l’occasion d’en profiter, je tiens à ce qu’elle le fasse pleinement.

- Un cigare Lenon ?

Je dois donc prendre son avis favorable pour une réalité ! Il ne me testait pas, ne se foutait pas de ma gueule non plus. Le verre, le cigare, je viens de rentrer chez les parrains les mecs ! Je suis fier ^^ Tout ça pour dire que je suis en train de rentrer dans la famille, moi au même titre que mes bébés. C’est un grand jour. Everything can happened in Vegas !
Je le remercie et le reçoit, le faisant tourner entre mes mains en le portant sous mon nez. Je crois que c’est comme ça qu’on fait, je n’ai foutrement jamais allumé un cigare de ma vie ^^
Je le porte à mes lèvres, et l’allume d’une allumette – parce qu’on ne les allume jamais au briquet, pourquoi, je cherche encore ! – et tire dessus en tentant de jouer les hommes de classe. Mais la seule chose qui en ressort c’est que je m’étouffe comme un abruti, sous le regard amusé de ma belle-mère. C’est quoi ces barreaux de chaise !

- Merci docteur, ils est… il est très bon. M’étouffant tranquillement.
- Je ne t'en propose pas Scarlett, fumer pendant une grossesse est dangereux pour le bon développement des enfants.
- Je sais papa, j'ai arrêté de fumer depuis que je suis enceinte... Tu devrais être fier de moi ! Oh chéri, j'oubliais presque, regardes la bague que maman m'a offerte. Elle se transmet de mère en fille...
- C’est tout ce dont j’avais besoin, elle est magnifique.

Je la fais glisser de son doigt pour la récupérer entre les miens, puis pose un genoux à terre – si si, je fais ça moi ! – il va me falloir sortir le grand jeu et surtout arrêter d’avoir l’air d’un con dans un costume 10 fois trop cher pour moi et assumer mon rôle. J’ai fait le plus gros en demandant sa main à son père… Comme si elle en avait quelque-chose à foutre, mais dans ce genre de cas, les principes sont importants.

- Mademoiselle la terrible et incroyablement sexy Scarlett Crane, accepteriez-vous de devenir ma femme ?


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✽ Mer 7 Mai - 19:44


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feat : Scarlett & Lenny

Notre relation avec Lenny est à notre image, en tout points, notre histoire l'est également, presque hors du temps, passionnée et passionnelle, loin de toutes les histoires d'amour qu'on nous sert sur un plateau d'argent au ciné. On a eu des embûches qu'on s'est nous mêmes instaurés, mais on a finalement fini par se retrouver. Par sauter le pas, en tentant le tout pour le tout. Après tout, on aurait pas pu continuer comme ça encore des années, l'un de nous deux aurait fini par se faire enfermer à l'asile au rythme où on allait. On s'engueule, on se prend la tête pour un oui ou pour un non, on joue l'un avec l'autre, tout en sachant désormais qu'on avancera main dans la main. Envers et contre tous. Je sais pertinemment que notre couple fait rêver les foules, en particulier nos fans, allez savoir pourquoi... Un conte de fées moderne et particulièrement trash, représentatif d'une société et d'un monde qui part relativement en couilles. Mais notre histoire se poursuit sur un terme plutôt positif. On s'aime, ça personne, pas même mon père ne peux en attester l'inverse. On serait prêt à se damner l'un pour l'autre, renier les gens auquel on tient le plus pour protéger l'autre. Ouais, ça doit être ça l'amour, ce sentiment que j'ai refoulé au plus profond de moi pendant de nombreuses années par peur qu'il n’envahisse ma vie et me faire sombrer au fil du temps. Je n'ai pas honte de le dire, je me suis plantée en beauté. Lui dire ce que je ressentais à été la meilleure action que j'ai pu faire depuis de nombreuses années, et pour tout vous dire, j'aurai du lui répondre lorsqu'il m'avait ouvert son cœur...

Je devrais lui dire merci, merci de s'être accroché, d'avoir essuyé un râteau en bonne et due forme mais malgré tout, d'être resté, d'avoir été le seul à y croire vraiment... Beaucoup m'auraient planté en me traitant de salope – ce que j'avoue avoir été pendant quelques années-, Oh Lenon ne s'était jamais retenu de me traiter de connasse ou de salope -parfois les deux en même temps ^^- particulièrement quand il voyait défiler les types dans ma chambre, mais il s'était accroché, et il avait eu raison. Parce que sans lui, on en serait pas là. Parce que j'avais beau être fière en temps normal, mes sentiments je les avaient toujours enfermés à double tour dans un bunker. Me parler de relation à long terme c'était me perdre, en bonne et due forme,limite me faire fuir. Et même Lenon n'avait pas échappé à ma règle, peur de faire face à nos sentiments, mais surtout aux miens. Oh j'avais toujours été loin d'être insensible -rien qu'à voir de la manière dont je me transforme en fontaine devant un disney- mais j'avais toujours su très bien ne pas montrer ce que je ressentais. En fait, je devais sûrement tenir ça de mon père, après tout, il faut bien que je tienne de lui sur certains points... Avant de n'être la copine officielle du leader des Black Velvet c'est limite si on me décrivait un peu à la manière de mon père -le coté déluré et fêtard en plus- mais parfois froide, cinglante, et surtout avec un caractère bien trempé. Prête à exploser quand quelque chose ne tourne pas à ma manière. Encore heureux que Lenon, bien que de nous deux, il soit le plus romantique -quoique ça reste encore à prouver, mon coté fleur bleue se développant de plus en plus depuis quelques semaines- ait le caractère pour me tenir tête et surtout gérer nos disputes, sinon le pauvre, je l'aurai bouffé. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que ma fille va me ressembler... Il faudra tout de même que je lui dise de ménager son pauvre papa. En espérant qu'elle ne ramène pas de mecs à la maison trop tôt et surtout trop souvent, je ne sais pas pourquoi, je sens que Lenon va botter des cul plus d'une fois...

Mais en attendant, à mon fils, je lui apprendrai que tirer un coup à droite à gauche pour mettre LA fille dans son lit, ne sers strictement à rien, il vaut mieux se lancer, la rassurer, et surtout voir les signes qu'elle peut inlassablement lui lancer. La jalousie entre potes signifie bien souvent qu'il y a des sentiments qui se trament sous une forte amitié, croyez moi, Lenon et moi en sommes la preuve vivante. Mon fils, ce sera un rocker, mais si il pouvait éviter de copier son père sur son passé avec les groupies ça m'arrangerait... J'ai pas envie d'aller chercher mon fils au lycée parce qu'il s'est fait choppé dans les chiottes avec une nana... Tout comme ça nous était arrivé une fois avec Lenon. Autant dire que mon père avait était heureux de venir me chercher dans le bureau du proviseur à 16 ans, parce qu’on m'avait trouvé en train de m'envoyer en l'air avec Lenon – qui plus est un ancien élève- après nous êtres donnés en spectacle dans la cour du lycée. On ne s'était jamais fait la gueule très longtemps avec Lenny, on en est tout simplement foutrement incapable parce qu'on a trop besoin l'un de l'autre pour ne pas se voir pendant plusieurs semaines. De toute façon, chaque engueulade, et ce depuis que je m'étais débarrassée de ma virginité, finissait en réconciliation sur l'oreiller... Maintenant, je peux vous avouer que je provoquais certaines disputes pour avoir le privilège de l'avoir dans mes bras pour la nuit, aux grands mots, les grands moyens, n'est ce pas ? Bon après, on avait d'autres excuses pour coucher ensemble, un verre de trop, une bouffée de trop sur un joint, à présent je me rend compte que n'importe quelle excuse était bonne pour qu'on se donne l'illusion qu'on était un couple. Aujourd'hui, on en avait plus besoin, il n'y avait plus que lui et moi, et c'était tout ce que je voulais désormais. Les coups d'un soir et les plans culs ne faisait plus partie de ma perspective de vie, et je le vivais beaucoup mieux comme ça.

- Tu dors… très bien ^^

Je comprends tout à fait le message qu'il est en train de me faire passer, en gros : Ta gueule ma chérie, ton père peut nous entendre et je tiens à ma virilité ! Oui, et autant dire que moi aussi j'y tiens. Lenny a toujours eu une peur bleue de mon père, je ne sais pas vraiment pourquoi il fait cet effet à toutes les personnes qu'il peut croiser... Son argent ? Non Lenny ne serait pas le moins du monde impressionné par la fortune de papa, surtout que son père est juste l'américain capitaliste par excellence. Son statut de Psy ? La déjà, je peux un peu plus comprendre, papa est très observateur, trop calculateur, connaissant les moindres recoins du cerveau humain et surtout il sait l’interpréter. A la perfection. Alors oui, ça peut faire flipper. Après, j'avoue que son coté froid, hautain, attentif à la moindre réaction peut également être foutrement intimidant. Il a les moyens et surtout il sait comment vous faire ressentir misérable au possible, sans même avoir besoin d'entrouvrir les lèvres, son regard dit bien souvent tout. Mais moi, je n'ai jamais craint papa, parce que je sais comment il fonctionne, je sais ce qu'il peut penser, et surtout je n'ai jamais eu peur de dire haut et fort que c'était un con ^^ et de lui tenir tête quand je trouvais telle ou telle de ces décisions trop arbitraire. Je pense que malgré tout ce qu'il peut y parrainée, de nous trois – Seb, Zelena, et moi- je suis celle qui tient le plus de lui. Tout du moins si on fait complètement abstraction de son coté : «  Mon monde est celui qui écrase le bas peuple », heureusement pour moi, j'ai hérité de ma mère, de sa délicatesse à savoir montrer que je peux être douce – quand je le veux et seulement à un cercle très fermé-. Mais concernant mes enfants, je suis sure que je serai toute aussi douce que ma mère, mais aussi ferme que mon père – je me doute que sur le coté engueulade, Lenny s'appuiera beaucoup sur moi, et je déteste déjà ça... -.  Mais ce dont je suis sure c'est que Lenon et moi ne feront pas les mêmes bêtises que nos parents ont pu faire avec nous... On ne sera certes pas parfait, mais on leur permettra de s'épanouir totalement, sans émettre quelconque jugement sur leur choix de vie. Bon sauf si mon fille me dit qu'elle souhaite faire le trottoir, je la fous dans un putain de couvent !

Si tu omets les 14 de tension et l’épée de Damoclès que ton père est en train de troquer contre un tueur à gage à mon encontre, ça va, je suis au top ^^ 
- Calme toi Lenny... Dis toi que si il touche à un seul de tes cheveux, j'ai moi aussi mes contacts une fois que nous serons de retour à Sydney...

Je lui murmure, prenant un air plutôt sombre et un accent limite russe... Je retiens un rire en lui adressant un clin d’œil, c'est ma manière à moi de le rassurer, de lui montrer que même si il a une fameuse épée de Damoclès qui le menace, rien ne sera jamais plus fort que lui et moi, ensemble. Si mon père fait une seule et unique remarque déplacée à l'homme de ma vie, je suis capable de lui sortir ses 4 vérités avant de me carapater... Parce que mon cher papa ne doit pas oublier une petite information de prime importance, lui aussi à son épée de Damoclès au dessus de la tête. Je n'ai qu'à entrouvrir les lèvres, un seul mot, ou tout du moins, un prénom pour le faire virer au vert : Summer... Mais ce serait briser le cœur de ma mère, je n'ai absolument aucune envie de ruiner sa soirée, elle est heureuse, et ce serait presque un arrache cœur de nous déchirer avec mon père ce soir. Pas pour lui,, mais surtout pour elle. Maman représente beaucoup trop pour moi pour que je lui brise le cœur, pour que je fasse de sa vie un enfer. Parce que mon père a beau faire le fier, papa n'est qu'un parvenu qui a épousé ma mère à l'âge de 18 ans. Papa n'avait rien avant de rencontrer maman,  orphelin, une sœur plus jeune sur les bras, connaissant les coups durs, c'est ma mère qui est surtout à l'origine du couple à la base, et après, la persévérance de papa. Quand je sais que certaines célébrités américaines s'offrent le luxe de se déplacer jusqu'en Australie pour une consultation avec papa, moi ça me laisse sur le cul !  Vous y croyez vous ?
On trinque, et moi j'affiche mon bonheur à mes parents, parce que oui, je veux leur montrer qu'en dépit de mes choix qu'ils ont toujours jugés néfaste pour mon avenir, j'ai la vie que je veux et que pour rien au monde je ne la troquerai pour une autre. Ma vie c'est mon groupe. Ma vie est faite de tournée, de musique, de délires d'éternelle ado, un t-shirt de Scorpion sur le dos. Ma vie c'est Lenon, ce sont ces deux petits bouts qui se pointeront dans quelques semaines. Et bien que mon père ait tenté des dizaines de fois de nous séparer, allant jusqu'à m'offrir une Lamborghini pour que je quitte mon groupe et Lenon il y a deux ans – je lui avait foutu les clefs dans la tronche après l'avoir insulté de sale con ^^ moment mémorable d'ailleurs -, on en était là, j'étais heureuse, plus que jamais et plus que je ne l'avais jamais été. Je voulais qu'ils le voient, et surtout qu'ils soient fiers de moi, bien que je n'ai pas choisi le chemin qui était soit disant tracé en mon honneur dès ma naissance. J'avais réussi ma vie, ou tout du moins son début en imposant mes propres choix, en étant un putain d'électron libre.

- Je t’aime aussi ma chérie. Et merci à toi. Tu sais, même si ton père ne le dit pas comme tu l’attendrais, il t’aime lui aussi. Il a simplement plus de retenue, mais tu ne comptes pas moins pour autant, bien au contraire. Alors je te le dis pour lui, nous sommes fiers de toi. Et tu seras une maman géniale. Tu n’auras aucun mal à être meilleure que moi, Lenon semble tout ce qu’il y a de plus enthousiaste à l’idée d’être papa. Tant que tu n’accouches pas d’une guitare ^^
- Oui mais papa, tu connais papa... Il a toujours un mal de chien à montrer ce qu'il ressent, j'espère juste qu'il comprendra un jour que Lenon est l'homme de ma vie... Merci maman, merci de ton soutient, mais je doute que je pourrais un jour te surpasser, tu as été une mère fantastique, t'égaler ce serait déjà pas mal. Lenon, je ne doute pas un instant de lui, si tu le voyais s’endormir tous les soir la main sur mon ventre, tu comprendrais...

Ma mère avait compris le message, et, bientôt, on se retrouvait sur la terrasse du Bellagio. Après un long discours, elle m'offrit LA bague, celle qui, normalement s'offre quand l'aînée des filles se marie. Mais ma mère avait tout compris, compris que nous ne sauterions jamais le cap, parce que Lenon tenait à sa liberté, moi j'avais évolué, mais je m'adaptais à lui, après tout, je ne voulais pas risquer de le perdre pour lui mettre la pression pour le mariage. Ce sera quand il sera prêt, il ne le serait peut être jamais, même si il faut avouer que Scarlett Antonelli, ça en jette!Allez, je vais arrêter de me faire des films et de m'imaginer avec la robe blanche et tout le tutti quanti, inutile de me faire du mal inutilement. Curieuse, je jetais un nouveau coup d’œil vers les deux hommes, espérant que mon père n'était pas en train de jouer son rôle de beau père ultra con avec mon copain... Papa, je t'en prie fais le pour moi, mais je ne discernait aucune de leur parole, bordel de merde !

- Plus que tout au monde Dr Crane. Et c’est à ce titre que je me permets de vous demander sa main. 
- Vous me prenez sensiblement au dépourvu Lenon... Je savais que ce jour arriverai, mais je ne m'attendais pas que ce jour arrive aussitôt. Mais avouons que ma bénédiction même si je vous la réfutait, n'empêcherai pas ma fille de vous épousez. Nous la connaissons aussi bien l'un l'autre, n'est ce pas ? Maintenant, je vous suis reconnaissant de faire selon la tradition, ma fille languit de votre demande, n'hésitez pas, si vous êtes sûr de vous. Mais je vous préviens Antonelli, au moindre faux pas, si vous lui brisez le coeur,  j'aurai votre peau grâce aux meilleurs avocats...

Bordel, mais qu'est ce que papa pouvait bien dire à Lenon ? Et inversement ? Bordel, ça me rendait folle, c'est presque avec soulagement que je les voyais finalement se lever pour nous rejoindre, papa proposant même un cigare à Lenny, hum, c'est une blague ou bien ? J'esquisse un sourire en voyant Lenon prendre le cigare, sûrement le premier qu'il ait jamais fumé, normalement, dans notre couple, celle qui fume le cigare c'est moi ^^ ! Ouais, non, je vais arrêter les blagues en dessous de la ceinture promis ^^ ! Il prend une première bouffée, s'étouffant presque, mon chéri, refuser ne signifie pas que tu n'es pas un homme tu le sais ? Entre temps, moi, j'en profite pour montrer la bague que vient de me donner ma mère à l'homme de ma vie...

- Merci docteur, ils est… il est très bon.
- C'est votre premier Lenon ? Désormais vous pouvez dire que vous êtes un homme !
- Papa... S'il te plaît...
- C’est tout ce dont j’avais besoin, elle est magnifique. 
- Mais qu'est ce que ?

Oh.Mon.Dieu ! Respire Scar, respire. Est ce que c'est bien ce que je crois ? Mon cœur s'emballe dans ma poitrine quand il me retire la bague que vient de me donner ma mère, encore plus quand il pose un genou à terre, sa main toujours dans la mienne. Si c'est une blague, elle est de très mauvais goût, je tourne rapidement la tête vers papa, le questionnant rapidement du regard pour voir si ce n'est pas un nouveau jeu à la con. Ma mère  semble avoir compris la même chose que moi puisque je la vois, les larmes aux yeux, la main posée sur la bouche pour se contenir. Mes yeux se plongent dans ceux de Lenny, Mon Lenny. Est ce que je suis en train de rêver ? Ou alors de me faire des idées ? Non... Il n'est tout de même pas en train de me faire sa demande. Mes jambes deviennent coton, je tremble comme si j'avais froid, alors que mon cœur danse un tango argentin dans ma poitrine. Les émotions me submerge, comme si un tsunami s'abattait sur moi. Parle mon chéri, parle... je t'en supplie, si tu tiens à ma santé mentale, parle !

- Mademoiselle la terrible et incroyablement sexy Scarlett Crane, accepteriez-vous de devenir ma femme ? 

Ça y est, on vient de me perdre, et mon cœur vient littéralement d'exploser dans ma poitrine, laissant des milliers de papillons prendre possession dans mon bas ventre. Les jumeaux semblent comprendre ce qu'il se passe, puisqu'ils viennent de se réveiller et prennent leur placenta pour une batterie. Instinctivement, ma main libre se pose sur mon ventre. Je prends une grande respiration, incapable de parler, d'en placer une, je l'invite à se relever et me jette sur ses lèvres, comme pour seller le mariage qu'il vient de me promettre. Plus rien n'a d'importance, pas même ce paparazzi à l'autre bout du balcon qui vient de nous prendre en photo, pas même mes parents, spectateurs de la scène, juste lui... Nous... Sans même m'en rendre compte, je sens des larmes couler le long de mes joues, bordel, j'ai pas l'air fine à me mettre à pleurer, mais c'est plus fort que moi. L'homme de ma vie vient de me demander de l'épouser, je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que ça représente pour moi ? Bordel, je vais m'appeler Scarlett Antonelli... J'ai envie de lui dire que je l'aime que oui, je veux être sa femme, mais rien ne sort. Je rompt le baiser, avant de plonger mon regard dans le sien, les mains enroulées autour de son cou, mes doigts caressant sa nuque tendrement. Putain, l'homme que je tiens contre mon corps, et contre mon cœur va être mon mari... Rien que le mot me fait fondre. Mon mari... Monsieur et Madame Antonelli...

- Oui mon amour... Milles fois oui....

Mes lèvres se posent une nouvelle fois sur les siennes, j'approfondis sans même m'en rendre compte le baiser, mais un raclement de gorge de mon père se fait entendre...

- Félicitations les enfants... Maintenant je suppose que nous devrions vous laisser profiter de ce moment unique en tant que couple, n'est ce pas Ellen ? Je suppose également que votre escapade écourtée par mes soins à besoin d'être désormais assouvie...



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✽ Ven 9 Mai - 23:24


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Je n’ai jamais eu de meilleure intuition que quand j’ai insisté. Je me suis fait jeter une fois, deux fois, et puis plusieurs fois jusqu’au râteau ultime comme on dit si bien ^^ Mon « Je t’aime » était resté en suspens. Oh je m’en doutais un peu, disons que je connais la tendance de Scar à non pas me la faire à l’envers, mais me la faire tout court ^^ Son excuse du je suis bourrée aurait pu marcher si jamais elle n’avait pas été souvent dans cet état et si nos ébats n’avaient pas trop souvent commencé sur ce seul et unique prétexte. Alors ouais, ça fait partie des choses que je ne suis pas vraiment chez elle mais l’important ait qu’elle se soit ravisée, n’est-ce-pas ? J’apprends à voir le bon côté des choses, le verre à moitié plein et tout le bordel. C’est important pour des petits bouts d’avoir des parents positifs ! En tout cas on est déjà pleins d’énergie, enfin on le fut ^^ Parce que ces derniers temps on fait ce qu’on peut mais je ne suis pas sûr qu’on arrive au bout !

Quand je pense à eux, j’essaye de me les représenter et ça me fait peur. Mon fils je veux bien que ce soit un queutard de la mort qui tue, le showman de base et le beau gosse de la place, mais comment on fait si ma fille elle tombe sur le même genre de phénomène ? Je le brûle parce qu’il lui a fait du mal ? Je vais régler mes comptes moi-même ? Je ne m’en mêle pas, je me contente de la consoler ? Je ne sais pas ! Comment je vais faire avec une fille ? Si elle tient de Scar je vais en chier, et ça j’ai peur avant qu’elle ne soit là ^^ Ca ne va pas m’aider. Je voudrais qu’ils soient épanouis, heureux d’être sur Terre et passionnés comme on peut l’être nous par la musique. Alors qu’ils suivent notre voie ou la leur je m’en fous du moment qu’ils trouvent leur truc. Je ne me vois pas les contraindre à une vie d’artiste ou leur imposer quoi que ce soit si ce n’est pour leur sécurité et leur bien-être. Mais je ne serais pas le même que mon père. Mes mômes seront des démons à l’école, ils tâcheront leurs fringues en jouant dehors et ils connaitront des tas de trucs que les gamins ignorent et ne connaîtront pas leurs tables de multiplications avant 12 ans ! Je suis pour l’éclectisme, je ne suis simplement pas sûr que ce soit le délire de leur grand-père ^^

- Calme toi Lenny... Dis toi que si il touche à un seul de tes cheveux, j'ai moi aussi mes contacts une fois que nous serons de retour à Sydney...
- Sauf qu’à Sidney je suis pas sûr d’y rentrer ^^ Il va peut-être me séquestrer dans une cave, il est peut-être juste en train de tromper l’ennemi…

Confiant, on le sent ! C’est ce que je suis, pas de méprise ^^ Même en tentant de donner le change je ne suis pas doué. Il va finir par me lyncher le père Crane et ce sera bien fait pour ma gueule ! Je prends certaines libertés avec sa fille depuis que je la connais, qui ne sont pas à son goût, je peux le concevoir, mais laissez-moi la vie sauve, je serais un bon amant à défaut d’être un bon mari. Je suis en train de le supplier par la pensée, de mieux en mieux Lenny sérieux. Je me ridiculise de bon cœur, les mômes nous feront faire n’importe quoi, tout le monde en est conscient, mais moi encore plus, maintenant qu’ils sont presque là ! Déjà pour Scar je suis prêt à énormément de choses.
Mais quelque-chose me fait sourire. Son accent Russe. Clarence l’est du côté de sa mère paraît-il, elle a donc du sang russe, et sait parfaitement le mettre à profit. A moins que la ruse et la perfidie soit une qualité typiquement féminine ? Je suis en train de m’enfoncer, dans le genre goujat et misogyne, ouais ouais, moi aussi je connais des jolis mots ! Mais un bordel de merde va mieux dans certaines situations. C’est le genre de truc qui me ferait virer et l’emporter aux toilettes pour clore nos affaires. Je suis assez inventif quant à la façon de procéder, et elle ne s’en est jamais plainte. Elle pose le contexte, je fais le reste !

- Oui mais papa, tu connais papa... Il a toujours un mal de chien à montrer ce qu'il ressent, j'espère juste qu'il comprendra un jour que Lenon est l'homme de ma vie... Merci maman, merci de ton soutient, mais je doute que je pourrais un jour te surpasser, tu as été une mère fantastique, t'égaler ce serait déjà pas mal. Lenon, je ne doute pas un instant de lui, si tu le voyais s’endormir tous les soir la main sur mon ventre, tu comprendrais...
- Ton père est beaucoup plus touché pour la nouvelle que tu ne pourrais le croire. Il ne sait pas le dire et encore moins le montrer chérie, mais il suffit de lire entre les lignes, ton père est un homme comme les autres. Si ce n’est un peu plus torturé. Il t’aime mon ange, ne l’oublie pas.

Oui je m’endors tous les soirs la main sur son ventre, parce que ça fait partie de ce qu’on doit partager. On aurait dû partager la grossesse tous les quatre mais elle seule peut les porter, elle est dans un sens plutôt privilégiée, chose dont elle ne semble pas si bien prendre conscience. Bon, les nausées, les coups de pieds, les envies de pisser toutes les trois minutes, je ne lui envie pas, mais les sentir bouger, communiquer avec eux… Elle pose sa main sur son ventre, leur parle, et ils s’agitent. Quand elle fait parcourir ses doigts le long de son ventre, et qu’elle arrive à les faire bouger à l’unisson avec ses gestes, je suis fasciné.
Ellen est amoureuse de son mari comme au premier jour, je n’ai jamais vu ça. Même après trente-cinq ans, elle porte son mari aux nues. Je sais pourtant que leur histoire n’est pas toute rose, mais elle l’aime, c’est une évidence. J’espère simplement qu’on n’aura pas à se faire de mal Scar et moi, pas comme ils ont pu s’en faire. J’imagine que les larmes d’Ellen n’ont pas toujours été de joie. On peut le comprendre avec un mari comme le sien, il est difficile d’être la femme d’un grand homme et c’est en partie pour ça que je tiens à ma simplicité.

- Vous me prenez sensiblement au dépourvu Lenon... Je savais que ce jour arriverai, mais je ne m'attendais pas que ce jour arrive aussitôt. Mais avouons que ma bénédiction même si je vous la réfutait, n'empêcherai pas ma fille de vous épousez. Nous la connaissons aussi bien l'un l'autre, n'est ce pas ? Maintenant, je vous suis reconnaissant de faire selon la tradition, ma fille languit de votre demande, n'hésitez pas, si vous êtes sûr de vous. Mais je vous préviens Antonelli, au moindre faux pas, si vous lui brisez le coeur,  j'aurai votre peau grâce aux meilleurs avocats...
- Oh elle risque de l’avoir avant vous et à mains nues docteur, rassurez-vous. Votre confiance me touche.

Non c’est sincère pour une fois ^^ Il a fini par comprendre le lien qui nous unissait sa fille et moi et ce n’est pas peu dire. Scar se fout de tout du moment que ça vient de l’extérieur, et surtout quand ça touche à sa vie personnelle. Sa vie amoureuse n’a pas besoin de jugement, elle le fait très bien toute seule et personne n’a son mot à dire, encore moins son père ! Elle a le don pour l’envoyer chier son patriarche, je n’ai jamais bien compris et ça m’a toujours fait baliser pour tout avouer ^^

- C’est tout ce dont j’avais besoin, elle est magnifique.  
- Mais qu'est ce que ?

Je crois que je viens de taper fort. Cette fois-ci elle a dû passer par tous les états émotionnels que j’aurais pu lui connaître. Je ne pensais pas la toucher à ce point mais c’est un fait et je dois avouer que ça me perturbe de la voir si favorable à quelque-chose que je l’imaginerais plutôt en train de fuir. J’ai pris un risque énorme, voire totalement inconsidéré en faisant ma demande ce soir, comme ça, devant témoin, ses parents qui plus est. A croire que son refus après mon je t’aime ne m’a rien appris. J’apprends rarement de mes erreurs, je les fais plusieurs fois histoire que ça rentre ^^ Je suis têtu, encore un truc qui lui plaît à mon beau père !
Ses yeux s’embrument, je ne sais pas ce que je dois en penser ni ce que c’est censé traduire. Oui, non, je sais pas, je m’en vais par où ? ^^ Elle m’a fait le coup une fois, et con comme je suis, je mériterais qu’elle réitère, mais contre toute attente, non, elle me prend contre elle et glisse sa main dans ma nuque, elle sait mieux que personne combien ça me fait fondre, c’est LE petit geste auquel je ne résiste pas quand ça vient d’elle.
Mais parle ma chérie, je t’en supplie, parle, parce que je suis en train de me décomposer !

- Oui mon amour... Milles fois oui....
- T’as dit oui ? T’as dit oui ???

ELLE A DIT OUI !!! J’aurais envie de le crier sur tous les toits, bon je vais le faire parce que je suis un abruti fini de la génération X (oui oui on dit ça comme ça et nos cons d’ados sont de la génération Y !) bref, tout ça se confond par un besoin d’exister aux yeux des autres. Une étude a même montré que les jeunes d’aujourd’hui n’ont l’impression de vivre des choses réelles que si elles étaient partagées et exposées aux yeux de tous, d’où l’explosion des réseaux sociaux. Putain pourquoi je parle recherches sociologiques alors que je dois penser mariage et bébé moi ? Ca y est, je flippe ! Pour la bonne cause cette fois, je dois le voir comme ça.
Elle m’embrasse de la plus irréfutable des façons. Comment résister ? Ellen se réjouit pour nous tandis que Clarence s’éclairci la gorge. Putain je l’aurais presque oublié ^^  

- Félicitations les enfants... Maintenant je suppose que nous devrions vous laisser profiter de ce moment unique en tant que couple, n'est ce pas Ellen ? Je suppose également que votre escapade écourtée par mes soins à besoin d'être désormais assouvie...
- Tu as tout à fait raison mon amour. Toute nuit de noce mérite préparation. Je vous fais confiance les enfants.

Je ne connaissais pas Ellen sous ce jour-là. Je me racle la gorge et la laisse prendre sa fille dans ses bras, posant une main sur son ventre. C’est peut-être pour ça qu’elle nous fait confiance ^^ On sait comment s’y prendre, c’est une évidence, parfois même un peu trop mais notre amour l’un pour l’autre n’est pas feint. Après tout nous sommes adultes et consentants et on ne croit plus en la virginité avant le mariage depuis quelques décennies déjà ^^

- On peut se retrouver demain matin à votre hôtel pour le brunch ? Je suis sûr que Scarlett aimerait profiter de vous avant que vous ne partiez.
- Ça me ferait très plaisir ma chérie. On dit 10 h ? Que vous ayez le temps de vous reposer…
- 9 h.
- 10 h chéri. A demain les enfants.

Ah ouais, elle vient de lui tenir tête à son mari là non ? Donc Scar et moi on est là genre « la guerre nucléaire elle est pour quand ?! ». Contre toute attente, il ne trouve pas l’aplomb de rétorquer, trop surpris sans doute. Je serre la main de ma future femme dans la mienne et laisse les parents s’éloigner. OK donc on est comme deux cons après une guerre nucléaire. Je prends une grande inspiration.

- Et ben ça… c’est fait.

La pression retombe là si vous permettez ! Cigare, digestif, approbation, mariage… BORDEL DE MERDE ! Trop de choses se passent en une soirée. Sans oublier cette putain de scène à Vegas. Je veux vivre à Vegas !
Je reste con, comme le jour de l’écho. On a encore tout le trajet à faire jusqu’à notre hôtel. Je me laisse tomber sur la banquette de coussins blancs, le regard dans le vide.

- Et t’as dit oui. Putain.

Je lui prends la main pour la faire tomber sur mes genoux, posant une main sur son ventre pour m’assurer que mes petits aillent bien. puis ma main remonte sur sa joue et tourne son visage vers le mien.

- T’as dit oui, bébé…

Murmurant contre sa joue.


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✽ Mar 13 Mai - 15:13


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feat : Scarlett & Lenny

Ouais, en général toute forme d'engagement était synonyme de fuite me concernant... Pour moi, l'engagement, Lenny le sait et en a fait plusieurs fois les frais par le passé, c'était me priver de ma liberté, me mettre des chaînes dont je m'étais déjà défaite avec mes parents. Me foutre la corde au cou ? Non jamais ! Certains avait vainement essayé, sans réel résultat autre que celui de se faire larguer dans l'heure qui suivait. Oh, pourtant j'en avais gardés certains plus de deux semaines, mais dès que ça devenait sérieux, Lenon faisait tout foirer. Parce que je ne m'accrochais à personne d'autre qu'à lui. Quand Lenon ne s'en mêlait pas – ce qui était vraiment très rare- je m'en chargeais,me lassant inlassablement de celui qui aurait pu partagé ma vie trop longtemps. Avec Lenon ça fait déjà quatre mois que nous sommes ensemble, et je ne vois pas le temps passer, c'est là que se situe le frontière entre les histoires de cul et l'Histoire d'amour. Celle qui marquera votre vie plus que les autres, celles dont vous espérez au plus profond de vous, que jamais, elle ne se termine. Parce qu'avec lui, je n'ai pas envie que ça se termine, je nous imagine encore ensemble que ce soit dans un an, deux, ou encore dix. Le temps n'a pas d'importance, après tout, c'est ce que je me suis toujours dit quand je vois ma mère poser les yeux sur papa... Comme si ils venait se de rencontrer, même si la vie n'a pas toujours été rose bonbon et pleines de couleurs les concernant. Bien loin de là. Mais elle l'aime toujours autant qu'avant si ce n'est plus.

Quand avais réellement découvert que j'avais des sentiments autres qu'amicaux pour Lenny ? Je ne dirai pas depuis le début, au début j'avais 12 ans, lui 16, je le trouvais beau, diablement attirant, mais là ou je me suis réellement rendue compte que je l'aimais, je pense que c'était lors de notre première fois. Parce que depuis ce moment là, je savais que ce serait lui et que tous ceux qui partagerai ma vie – et mon lit- ne lui arriverait jamais à la cheville. Mais la peur de lui dire ce que je ressentait vraiment s'était installée et je m'étais faite à l'idée d'être sa meilleure amie en plus d'être son meilleur et plan cul préféré. Même si on sait aujourd'hui, qu'on a toujours été plus que ça. En fait je m'étais plantée sur toute la ligne. Et en beauté. S'engager se n'était pas se priver de liberté, s'engager s'était vivre cette liberté, la partager avec quelqu'un qui est plus important que n'importe quoi dans votre vie. Avec Lenny, on avait toujours tout partagé, et plus encore maintenant. Pare que en étant officiellement en couple, tout était plus prenant, plus intense. Mon monde jusqu'ici était rempli de folie, ce que j'avais toujours apprécié, je suis une artiste après tout, mais ça avait toujours été dénué de sens. Aujourd'hui ma vie avait un sens, un but, qui pour l'instant se résumait à accoucher dans quelques semaines et rencontrer pour la première fois mes jumeaux... Enfin nos jumeaux, il ne faudrait pas oublié que j'ai pas été toute seule à les faire, je ne suis pas la vierge Marie. Non, mais, vous m'avez vu ? Ces enfants quoi qu'on en dise et bien qu'ils n'avaient pas étés prévus, étaient le fruit de notre amour avec Lenon. Ça fait niais dit comme ça, mais on va mettre ça sur le coup de la grossesse hein. Je ne deviendrai jamais l'une de ses pintades niaises à souhait qui pleurent quand elle reçoivent la bague au doigt. Moi ça ne m'arrivera jamais, tout simplement parce que Lenny n'est pas le genre de type à vouloir se marier...

Le plus étonnant dans tout ça, c'est que maman l'avait compris ! Maman avait compris que Lenon et moi ne serions jamais le couple parfait sous tous les points qu'elle avait pu formé un jour avec papa. Loin de là. Et actuellement, m'offrir LA bague, c'était me montrer qu'elle approuvait mon mode de vie, notre histoire, et surtout, qu'elle me donnait sa bénédiction. Ellen, même si je la connaissais depuis le jour de ma naissance, me surprendra toujours ! Jamais je n'aurai cru qu'elle approuverait, jamais je n'aurai cru que j'aurai un jour la bague de famille. Moi qui croyait qu'elle la donnerait sûrement à Zelena. Ma sœur avait toujours été plus posée que moi, plus douce, plus respectueuse des règles. Quoi qu'en y réfléchissant bien, ma petite sœur était sacrément partie en vrille depuis que j'avais quitté la villa familiale il y a 3 ans de ça. Ce ne sont pas les gros cadeaux qui font le plus plaisir, ni même les grandes démonstrations, je n'en ai d'ailleurs jamais été véritablement fan – vous vous souvenez ? C'est moi la fille qui flippe devant les grandes déclarations dont toute fille normale rêverait ! Moi qui avait foutu le plus gros râteau de sa vie au type que j'avais toujours aimé- celle qui font le plus plaisir ce sont les petites attentions, qui montre qu'on est unique, qu'on est justes telle qu'on le voulait, même si ça sort des terrains battus. Maman n'aurait pas pu trouver mieux, oh que non, cette bague représentait plus que toute lamborghini, vacances à Hawaï, soirée passée en tête à tête avec votre célébrité favorite. Non, c'était mieux que ça.

Ton père est beaucoup plus touché pour la nouvelle que tu ne pourrais le croire. Il ne sait pas le dire et encore moins le montrer chérie, mais il suffit de lire entre les lignes, ton père est un homme comme les autres. Si ce n’est un peu plus torturé. Il t’aime mon ange, ne l’oublie pas.
«  Si tu le dis, je te fais confiance! Je sais qu'il m'aime, tout du moins, je le vois, mais bordel, ce qu'il peut être froid par moments ! Il me fout une baffe et la minute d'après il pose la main sur mon ventre... Papa est juste difficile à cerner. »

Et dire que c'est moi qui dit ça... Moi aussi je suis difficile à cerner, toutes les personnes qui ont pu croiser ma route me l'ont déjà dit, sauf Lenon, qui je le sais pertinemment, peut lire en moi comme dans un livre ouvert. Et je suis persuadée que ce sera pareil avec Hayden et Loïs, je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je vais être complètement dingue de mes enfants. C'est le bon coté de la grossesse, le lien entre la mère et les enfants se fait intra-utérin, et putain, la sensation est juste démente. Je ne suis jamais véritablement seule, les jumeaux se manifestent de plus en plus, je leur parle, presque à chaque fois que je me retrouve seule et poser la main sur mon ventre est devenue une habitude, un réflexe. Je pense que je vais avoir un coup de baby blues, je le sens arriver alors que je n'ai même pas accouché. Mais je vais éviter d'en parler à Lenny sinon il va finir par prendre ses clics et ses clacs. C'est surtout étonnant pour quelqu'un comme moi qui ne se voyait jamais mère et encore moins la femme de quelqu'un. Mais ça ne s’apprend pas, on le devient. On se forme une famille sans même s'en rendre compte, le destin, je vous ai déjà dit que j'y croyais, ça vous tombe juste dessus, au moment ou vous vous y attendez le moins... Nous étions en train de faire les fondations, plus solides que de l'acier, inébranlable. Dans quelques semaines, nous allons être quatre, et autant dire que mon cœur se serre à chaque fois que j'y pense. Bordel, c'est quand que vous arrivez les gars ? J'ai hâte de vous tenir dans mes bras !

-  Oh elle risque de l’avoir avant vous et à mains nues docteur, rassurez-vous. Votre confiance me touche.
 
Je vois papa qui tape amicalement sur l'épaule de Lenny, mais qu'est ce que mon copain à bien pu dire à mon père pour que ce dernier ait ce geste ? J'ai peur de ne plus rien comprendre, je questionne l'homme de ma vie du regard, mais pour une fois, il ne me réponds pas restant presque hermétique, alors que normalement un seul regard suffit pour qu'on se comprenne. Qu'est ce qu'il se passe ? Papa lui offre même un cigare, attendez, c'est quoi l'embrouille ? Laissez moi résumer : brandy, main sur l'épaule, cigare ? Aurait il passé un pacte avec Lenon qui pervertissait son âme en faisant le sbire de papa ? Le minion à la façon de Moi, moche et méchant ? Non, arrête tes délires là Scar, tu vas trop loin... et il faut surtout que j'arrête de me parler à moi même surtout avec mon père en face de moi. Un psy qui serait capable de me faire enfermer si il avait vent du dixième de ce qui se passe dans mon esprit. Chiotte.

Oubliez tout ce que vous venez de lire quelques paragraphes au dessus ! Oui,je veux être sa femme, oui, oui je veux l'épouser ! Moi je vais me marier ! Avec Lenon, le Lenon, pour faire de moi Scarlett Pearl Antonelli... Vous pouvez le dire, je suis une pintade niaise, celle que je m'éclate à critiquer alors que je ne suis pas mieux qu'elles... Il est à genoux devant moi, et moi, je perds complètement mes moyens. Pas parce que j'ai envie de fuir en levant les bras au ciel pour qu'on me sauve, non parce que dans mon cœur et dans mon esprit, c'est le Titanic des émotions, le grand huit des sentiments en tout genre. Sa demande me plonge immédiatement dans notre bulle, il pourrait se produire l’apocalypse juste derrière moi,je n'y ferai même pas attention. Lenon a pris un risque en me faisant sa demande ce soir devant témoins, j'aurai pu lui dire non, mais il a toujours su prendre des risques, quand son cœur lui parle. Et lucky him, mon cœur était à l’unisson avec le sien ce soir. Je me jette s ses lèvres, me fichant complètement de ce que les gens autour de nous peuvent penser -mon père y compris- , rien ne peut m'arracher de ce moment magique, c'est juste nous, parmi les autres, comme ça l'a toujours été. Enfin, enfin, j'arrive à lui dire que oui, je veux l'épouser, que oui, j'accepte de lui appartenir, et que oui, je veux faire ma vie avec lui. Enfin ma réponse est beaucoup plus courte, mais je sais qu'il me comprendra, et tout ce que ça implique.

T’as dit oui ? T’as dit oui ??? 
- Bien sur que oui, chéri... Et je te le dis encore, oui...

Mes lèvres se posent sur les siennes à nouveau pour sceller une fois de plus sa demande. Il a l'air aux anges, presque surpris que j'ai accepté, et autant dire que je le comprends... J'ai envie de rire aux éclats, de le serrer contre moi et de ne jamais le lâcher. En quelques mots, et pour faire simple je suis heureuse. Rien, absolument rien ne peut m'atteindre en cet instant précis. Lenon et moi, c'est juste une évidence. Ça l'a toujours été, on a juste pris beaucoup plus de temps que la plupart des autres couples pour se l'avouer. Même si on peut dire qu'une fois en couple, on a tout précipité, bébés en premier, quatre mois et demi de relation, et hop, une demande en mariage ! C'est ça la vie d'artiste ! Et puis après tout on a un passé de 13 ans derrière nous, donc tout est réfléchi, c'est pas comme si on allait se séparer dans trois mois... Non, bien loin de là, maintenant qu'il est à moi, je ne laisserai personne me séparer de lui. Que les groupies aux faux seins s'en éloignent, le très sexy Lenon Antonelli va se marier ! Dans vos tronches les pouffiasses ! Papa brise cependant l'instant magique d'un raclement de gorge, je tourne la tête vers lui, un sourire aux lèvres, oui papa, c'est Lenon mon âme sœur, maintenant tu dois te faire une raison. Regarde à quel point il peut me rendre heureuse, serait ce que j'ai envie de lui hurler en l'instant présent, mais je me ravise.

- Tu as tout à fait raison mon amour. Toute nuit de noce mérite préparation. Je vous fais confiance les enfants.

Un rire s'échappe d'entre mes lèvres, remplacé aussitôt par un sourire, pas la peine de relever, je me contente de faire un clin d’œil complice à maman. Elle se rapproche aussitôt de moi, me serrant dans ses bras, avant de poser une nouvelle fois sa main sur mon ventre. Ma mère va être une grand mère géniale, je le sens ! Tandis que papa sert la main de Lenon, un léger sourire aux lèvres... Pincez moi, je rêve !

On peut se retrouver demain matin à votre hôtel pour le brunch ? Je suis sûr que Scarlett aimerait profiter de vous avant que vous ne partiez.
«  Tu as toujours des idées géniales chéri ! J'aimerai effectivement beaucoup vous voir avant que vous ne partiez.  "
Ça me ferait très plaisir ma chérie. On dit 10 h ? Que vous ayez le temps de vous reposer… 
9 h. 
10 h chéri. A demain les enfants.  

Maman vient de tenir tête à papa qui n'a pas osé rétorquer... On fait un grand pas ! J'ai presque envie de sortir une banderole pour féliciter ma mère. Elle prend du caractère, je suis fière d'elle. Lenon glisse sa main dans la mienne, alors que je laisse mes parents s'éloigner... On se retrouve comme deux abrutis dans un conte de fées moderne, sans savoir lequel va se lancer le premier.

Et ben ça… c’est fait. 
«  Tu veux dire que cette soirée est parfaite. En plus, je ne sais pas comment tu as fait, mais je crois que mon père commence à t'apprécier... »

Lenny a l'air d'accuser le coup, il faut dire qu'en une soirée, il s'est passé un sacré paquet de choses, susceptibles de changer plusieurs facettes de notre vie : professionnelle, relationnel – être accepté de mon père c'est une grande chose, et surtout notre avenir commun scelle par un mariage futur. Bordel. J'ai moi même du mal à réaliser. Lenny se laisse tomber sur la banquette, l'ai visiblement surpris, les étoiles dans les yeux, mais je ne dois pas être mieux à vrai dire... En même temps, mais attendez, il vient de me demander de l'épouser !

Et t’as dit oui. Putain. 
- Oui, mon amour... Tu croyais vraiment que j'allais te dire non ?

Il me prend la main, m'invitant à le rejoindre, et je me retrouve presque aussitôt sur ses genoux, je plonge mon visage dans le creux de son cou, tandis qu'il vérifie sir les jumeaux sont toujours présent. Ils doivent sûrement comprendre le message,parce que je le sens s’agiter presque aussitôt, et donner des coups de pieds à leur père. Je suis persuadée qu'ils comprennent ce qu'il se passe à l'instant même. C'est peut être complètement idiot de penser ça, mais l'idée me ravit, après tout, les plus grands obstétriciens n'hésitent pas à dire que les fœtus ressentent la moindre émotion de leur mère... Et là, autant dire que c'est plutôt un feu d'artifice des sentiments qui me parcourent. Doucement, je lui dépose un bisou dans le cou, j'adore le voir frisonner sous mes baiser, cet homme va être à moi... Je ne sais pas si vous vous rendez compte ? Il tourne délicatement mon visage vers le sien.

T’as dit oui, bébé… 
-[colo=red] Je vais vraiment finir par croire que tu voulais que je dise non... Mais désolée, je maintiens mon oui... [/color]

Un léger rire s'échappe d'entre mes lèvres, avant de déposer de nouveau mes lèvres sur les siennes, je suis heureuse, parce que ma vie me semble parfaite, parce que tout ce dont à quoi j'ai toujours aspiré se révèle être la réalité. Notre baiser s'intensifie, peut être un peu trop pour être descent sur la terrasse du Bellagio. Mais après tout, ne sommes nous pas à Las Vegas ? La ville ou les pêchers sont monnaie commune. A la différence que nous, nous sommes connus, et je suis persuadée que dès demain, la photo de la demande en mariage de Lenny fera la couverture des magasines à la con de la presse people. Je rompt le baiser, approchant mes lèvres de son oreille.

« Ça te dirait qu'on rejoigne notre groupe ? A moins que tu ne préfères qu'on célèbre nos fiançailles juste toi et moi... Dans notre chambre... »

Je lui prend la main, et me lève de la banquette sur laquelle nous étions assis, soutenant son regard, peut être lourd de sens. Autant dire que je n'ai aucune envie d'aller fêter ça en boite, même ultra VIP... Après tout, il faut toujours fini ce qu'on entreprend et tout avait si bien commencé avant que mon père ne débarque dans notre loge. Sa réponse reçue, nous quittons le restaurant, récupérant la voiture que papa à mis à notre disposition. Rien ne peut alors me déloger du nuage sur lequel je suis installée, ma main se pose sur sa cuisse alors que je le regarde conduire. Putain qu'est ce que je l'aime mon Lenny... Mon futur mari...



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✽ Mar 13 Mai - 21:31


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feat : Scarlett & Lenny

Cette putain de peur de l’engagement qui nous bouffait tous les deux nous avait fait perdre de préciseuses années. On aurait tout aussi bien pu se révéler très jeunes et ne connaître que l’un et l’autre, enfin moi c’était mort mais pour elle ça aurait pu être le cas. Si seulement on avait été moins cons et moins capricieux. Quoi qu’on aurait pu se trouver un peu trop cons à cette époque et on aurait manqué de quelque-chose, aujourd’hui on se détesterait, Scar aurait pris 20 kilos, moi je m’enfermerais dans le salon avec une bière et un match de foot dans un jogging crade plein de trous et adieux le glamour. Non, on a bien trop à prouver pour ça, trop de potentiel pour le gâcher. On s’est perdus, retrouvés, reperdus et ainsi de suite jusqu’à finir non pas par se retrouver, mais par se réunir autour d’un bébé, puis de deux. Nous sommes cette foutue famille qui nous fait tant défaut. Nous avons déconnés, nous sommes partis en vrille à cause de la famille et aujourd’hui nous sommes en train de former la nôtre. Notre petite revanche sur la vie. Notre grosse revanche même.
Aujourd’hui je peux prouver, à mon père et moi-même que je ne vaux pas moins qu’un autre, loin de là. Je suis le genre de mec qui passe pour un branleur – je le suis – mais je peux aussi être autre chose, et aujourd’hui je suis en passe de devenir un père responsable, et un mari. Bordel un mari !

« Si tu le dis, je te fais confiance! Je sais qu'il m'aime, tout du moins, je le vois, mais bordel, ce qu'il peut être froid par moments ! Il me fout une baffe et la minute d'après il pose la main sur mon ventre... Papa est juste difficile à cerner. »
- Tu sais, en plus de 30 ans de mariage, je ne saisis pas tout non plus, il a toujours ses moments de flottement. Ça fait partie du jeu. Mais compte sur moi pour le recadrer ma chérie.

Passant une main sur son épaule. Ellen est le genre de femme à diriger d’une main de fer dans un gant de velours. Personne ne la voit arriver, mais elle arrive toujours à ses fins. Ni vu, ni connu je t’embrouille ^^ Je sais que Scar est du même genre, enfin elle pourrait le devenir quand elle arrêtera d’attaquer de front. C’est une vraie femme, que Dieu et mon expérience de son corps en attestent, mais elle a une psychologie tellement masculine ! Des fois j’ai l’impression de me jeter avec un pote. « T’as bouffé la dernière part de pizza, tu me laisses pas gagner sur la console, non, on regarde pas TON match de foot mais le mien, la mienne est plus grosse que la tienne ». Ah si, elle a un côté nana, la jalousie ^^ « Qui est cette pouffiasse susceptible de t’envoyer un texto ? Même si le numéro n’a pas servi depuis des années, tu es coupable, et le bénéfice du doute ne s’applique pas, en prévention ! ». Je rajoute pas le connard d’usage, c’est assez clair.
Elle devient de toute façon plus émotive, à chaque fois qu’elle fait quelque-chose, elle redécouvre le monde. Quand elle touche son ventre quand elle cuisine, ou quand elle regarde un film, mange une glace, s’énerve, s’émeut, tout lui permet de le partager avec les petits. Ils ne sont pas encore là qu’ils passent avant elle et sont une partie d’elle-même. Bon là ils le sont physiquement parlant mais une fois bel et bien là, je sais qu’ils garderont la même fusion, et j’aimerais y trouver ma place, même si la trouver déjà en tant que père est difficile, mais alors entre des jumeaux c’est juste même pas la peine selon les bouquins que j’ai pu lire sur le lien gémellaire. Je me fais des flips tout seul en plus, c’est ça le pire. Dans le genre abruti de première, je suis le chef, et je le revendique haut et fort. En dehors de ça je rassure Scar quand elle a un doute, c’est toujours plus facile ! Je lui cache énormément de mes angoisses et je crois qu’elle m’en cache énormément des siennes. Vous parlez d’une équipe…

- Bien sur que oui, chéri... Et je te le dis encore, oui...

Je pourrais passer mes journées à l’embrasser, et c’est ce que nous faisions ados. Je crois que le passage à l’âge adulte, c’est ça, quand on n’a plus le temps de passer son temps à étouffer sa copine avec sa langue, que d’autres priorités se font entendre. Je ne comprends pas comment on peut priver des jeunes de l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre ! Bordel, le travail c’est la santé, ne rien faire, c’est la conserver, et croyez-moi, je l’aurais conservé un moment ^^ Mais j’ai fini par lâcher les petits boulots à la con et les galères sans noms, quoi que je n’ai pas eu à galérer longtemps mais assez pour savoir que je ne voulais pas faire ça de ma vie, mais bel et bien de la musique et j’ai réussi aujourd’hui ! C’est loin d’être de tout repos, mais un passionné est capable de passer sa vie à dormir 3 h par nuit si ça lui permet de vivre à fond. La passion est une drogue, sinon il y aurait moins de soucis dans le monde. Moins de joueurs compulsifs, moins d’accro, tout simplement.

Les parents sont remerciés, et nous restons tous les deux, dans notre bulle qui ne comporte que nous et dont est exclu le reste du monde. Je ne pensais pas pouvoir me couper de tout comme ça aussi facilement un jour. Moi l’éternel ado qui traine sa carcasse de squat en squat de peur de rester seul. je n’ai jamais apprécié quelconque forme de solitude, sinon j’aurais pris un appart tout seul, j’aurais largement pu me le permettre financièrement parlant. Mais cette bande d’allumés qu’on appelle nos collocs sont notre famille, et la famille ça compte, qu’elle provienne des liens du sang ou pas.

« Tu veux dire que cette soirée est parfaite. En plus, je ne sais pas comment tu as fait, mais je crois que mon père commence à t'apprécier... »
- T’emballes pas, il commence à me tolérer ^^ Un jour j’aurais le droit de l’appeler Monsieur ^^

Non parce que pour le moment c’est docteur. Un titre distinctif qui met en avant son talent et son titre, surtout sa situation sociale, c’est Dr Crane, et non pas monsieur. Monsieur c’est si on est gentil, et je ne suis pas gentil depuis très longtemps en fait ^^
Mais c’est fait, je lui ai demandé sa main, comme un prince charmant, comme un chevalier duquel on se foutait ouvertement parce qu’on le trouvait trop niais, ou au contraire, sans oser l’avouer, bien plus couillu que nous. Dévoiler ses sentiments est prendre un risque, tout le monde le sait une fois qu’il l’a tenté. Après tout, s’ils ne sont pas partagés, c’est comme se retrouver à poil, foutre ses fringues dans un casier et en confier la clé à la personne pour qui on ressent tout ça. Si elle accepte la boite, pour êtes rassurés, si au contraire elle ne le fait pas, vous restez à poil à vie aux yeux de cette personne, et ça fout la trouille.

- Oui, mon amour... Tu croyais vraiment que j'allais te dire non ?

Je préfère me taire, parce que répondre me pousserait à lui reparler de mon je t’aime, celui qu’elle a refusé. Mais, grand prince, ou tout du moins plus délicat que ce à quoi j’ai habitué tout le monde, je décide de fermer ma grande gueule pour l’embrasser délicatement en caressant sa joue. Je me fais plus tendre à chaque caresse remontée dans sa nuque. Oui, nous sommes dans un lieu public, mais on va se marier, on s’en branle ! Je pourrais rester là des heures à l’embrasser ! Le monde ou pas je m’en branle, les paparazzis ? On va leur rentabiliser Noël nous ^^ Les gars, vous allez faire vos fêtes de fin d’année sur notre dos cette fois-ci ! Et un baiser pour le 4x4 électrique du petit, et un autre pour la maison de poupées de la petite, on est très bons à ce jeu-là ^^ Peut-être même que l’infidèle aura de quoi emmener sa maîtresse en weekend. Je suis con, mais je suis pas le seul, du moment qu’on se sent entouré, il n’y a rien à craindre.

- Je vais vraiment finir par croire que tu voulais que je dise non... Mais désolée, je maintiens mon oui...
- Et je maintiens mon « Je t’aime ».

Lui souriant en l’embrassant des plus tendrement. Alors il faut savoir que je ne suis pas objectif, que je ne suis pas habitué à jouer les amoureux transis, je vais plutôt partie de la grande congrégation des salauds moi ^^ Ceux qui représentent les autres mecs, qui eux sont plutôt bien. Mais je ne respecte rien, ce n’est pas nouveau ! Mais à partir de maintenant ça va changer, je suis papa, enfin c’est tout comme et c’est l’heure pour moi de devenir quelqu’un de bien, de respectable. Sans renier mon passé mais quoi qu’il en soit je n’aurais pas le choix, ce sera comme ça et pas autrement. Je dois me montrer sous mon meilleur jour pour mes enfants, ainsi que pour Scar. Elle a connu l’enfoiré de base, elle connaitra le prince charmant un jour.

« Ça te dirait qu'on rejoigne notre groupe ? A moins que tu ne préfères qu'on célèbre nos fiançailles juste toi et moi... Dans notre chambre... »
- On m’a toujours appris à finir ce que je commençais…

Glissais-je contre ses lèvres, la dévorant du regard. Oh je suis bien élevé, enfin le peu que j’ai pu en retenir est plutôt bon. Ne parle pas la bouche pleine – ça c’est plutôt pour Scar – fini ce que tu as commencé, soit gentil avec ton prochain et il te le rendra. Enfin ça c’est encore compliqué à mesurer parce que j’attends encore que le prochain il me rendre mes bonnes actions de quand j’avais 10 ans, alors j’attends ^^
Je lui prends la main et nous prenons la voiture mise à dispo par Clarence. Pardon, le Dr Crane. Bordel la classe ! Une Lamborghini pratiquement neuve, qui chante quand on la caresse un peu. Un jour j’en aurais une comme ça ! Ah non ? Ah non alors… y a pas la place pour les sièges auto ^^ On aura un break, un monospace… oh non ma chérie pas le monospace ! Doit bien y avoir un compromis entre la voiture de luxe et le monospace non ? Moi je vais monter un comité de soutien et renouvelé le front des pères indépendants, des pères polyvalents, qui veulent faire valoir leurs droits sur certains luxes. Le pratique ne devrait pas vouloir dire moche ! Non parce qu’à ce rythme-là, Scar elle mettra plus de porte jarretelles – mon grand faible – mais des culottes parachutes faciles à étendre sur le fil du jardin, on ressemblera à des gitans, on aura 25 autres gosses, elle prendra 20 kilos, je sortirais mon jogging à trous et on sera finis, voilà ! Tout ça pour un monospace, c’est quand même triste…
Sur ces sombres pensées, je me gare bruyamment sur l’allée de l’hôtel pour laisser tout le loisir au voiturier d’aller la parquer. Eclate-toi mon gars, si j’avais pas réussi j’aurais fait le même métier que toi ! Je lui ouvre la portière, et lui tends la main pour la faire sortir. Nous traversons le luxueux hôtel, tout est classe ici, même les boutons de porte s’il-vous-plaît ! Et il y a des machines à sous partout ! C’est juste impressionnant. Dans l’ascenseur, je la sens faiblir, c’est pourquoi, à peine sortie, je la soulève pour la porter jusqu’à notre chambre.

- C’est la tradition chez les jeunes mariés.

Bon on s’en branle, on l’est pas encore mais c’est tout comme ! Elle a dit oui, la cérémonie est juste une formalité, dans notre tête on l’est, basta ! C’est ça aussi la vie d’artiste, cette proximité des émotions, des sensations. On a l’impression que tout est à portée de main et je crois bien que c’est le cas. Elle a la bague, moi l’approbation de monsieur, on a besoin de quoi concrètement ? De la nuit de noce ? Mais elle arrive ^^
Des bougies, c’est notre truc ça. Je n’ai rien demandé pour une fois, comment me douter que ça aurait pu être un coup de mes beaux-parents ? La chambre nuptiale. Quand nous rentrons là-dedans, après avoir récupéré notre clé magnétique à l’entrée, c’est comme si on venait d’atteindre le château de je ne sais quel conte de fées de malades. Je l’embrasse, comme une princesse, et la dépose sur le lit avant de faiblir. Oh non, ce n’est pas son poids, mais plutôt sa façon de m’embrasser qui me fait perdre tous mes moyens !

- Ta mère avait parlé d’entraînement, si je ne m’abuse… C’est important l’entraînement…

Souriant entre deux baisers, happant ses lèvres des miennes. Je fais glisser mon nez le long de son cou, puis remonte derrière son oreille, mes mains retraçant le chemin inverse du moment où j’ai dû lui zipper sa robe. Elle n’en n’a plus besoin maintenant. Je la fais glisser le long de son corps. Elle-même y met du sien, en retirant ma veste à je ne sais combien !

- Oh doucement bébé, c’est le costar de beau-papa, je vais me faire lyncher avant d’avoir eu le temps de profiter de ma future femme…

Ces mots résonnent comme un luxe dans ma bouche. Je la regarde, les yeux brillants, pardon… je l’admire. Nos bouches se cherchent, se perdent et se retrouvent, il nous est difficile de résister, mais pourtant plus on s’éloigne plus on en redemande… ça devient difficilement contrôlable…


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Scarlett P. Crane
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✽ Sam 17 Mai - 10:05


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feat : Scarlett & Lenny

- Tu sais, en plus de 30 ans de mariage, je ne saisis pas tout non plus, il a toujours ses moments de flottement. Ça fait partie du jeu. Mais compte sur moi pour le recadrer ma chérie. 
- Oh je le sais maman, papa est juste étrange parfois. Il doit avoir un certain coté bipolaire, tu ne me l'enlèveras pas de l'esprit. Mais merci maman, merci de nous faire confiance.

Je souris à ma mère, constatant que sa vie avec papa n'avait pas toujours été un long fleuve tranquille, surtout quand elle en sait la moitié. L'épisode Summer, vous vous souvenez ? Mais avec Lenny, tout était différent, contrairement à elle, je connaissais mon copain par cœur. Toujours plus loin, toujours plus vite. Faire prendre à sa vie un tournant à 180 degrés, tel avait toujours été mon credo de vie, et autant dire qu'il s'appliquait également à ma vie sentimentale avec Lenny. Dis comme ça, ça fait mauvaise publicité pour une marque de bagnole. Mais pas de monospace, même si on s'apprête à être 4, on n'aura jamais de Monospace, il faudrait d'ailleurs que j'en touche quelques mots à Lenny. A la rigueur, si on veut faire dans le pratique, on se prendra un Infinity, ou une voiture du genre. Tout, assez luxueux, mais par pitié par un monospace moche. Déjà qu'on se tape des bus de tournée pendant nos concerts en Australie, même si il y a tout le confort, ça me suffit. On peut être parent et garde un certain style de vie plutôt rock'n'roll et classe. Le monospace fait tâche pour notre image. Et Keith serait capable de me faire un arrêt cardiaque si il nous voyait au volant d'un truc pareil ? Moi la première d'ailleurs.. Nous n'avions jamais véritablement été un couple normal, tout les gens autour de nous, savait qu'un jour on sauterait le cap, qu'on réaliserait enfin qu'on était fait l'un pour l'autre.  Nos amis l'avait ressenti, de même que notre famille, tout cela sans parler de nos fans. Vous vous souvenez quand je vous ai parlé des Scarlen plus tôt dans le récit ? Il n'y a qu'à voir le nombre d'affiche faites par nos fans et que nous avions entraperçus pendant le concert. AU moins ça faisait vendre, de même que le fait qu'il me fasse se demande en mariage à Las Vegas. De toute manière, nous n'étions à l'abri nulle part avec les paparazzis. Un jour, en descendant les poubelles -parce que j'avais perdu à la courte paille avec les colocs- j'étais tombé sur l'un de ses foutus journalistes qui épluchait notre dernière poubelle. Ouais, je suis d'accord avec vous c'est franchement dégueulasse.

Tout cela pour dire que Lenny et moi, même si on avait toujours fuit l'engagement comme les villageois fuyaient la peste sous l'ancien régime, notre couple était désormais, pour nous, de première importance. Et on avait tout précipité, on s'était mis officiellement en couple, et surtout dans une relation unique, juste après avoir su que j'étais enceinte. Deux mois après on avait appris qu'on attendait non pas la venue d'un seul bébé, mais de deux. Et aujourd'hui, alors qu'on avait passé l'une des meilleures soirées de notre vie, avec l'apothéose du concert, l'approbation de mes parents pour notre couple, il venait de me demander de l'épouser. Ce qui aurait pu me faire fuir, il y a encore cinq ans en arrière, voir six mois pour être franche, mais cette fois ci, j'étais prête. Plus que jamais. Prête à ne me consacrer corps et âme à lui. A être à lui, et inversement. Une promesse qui se scellerait par notre mariage, et surtout par le partage de son nom de famille. Antonelli. Le futur nom de mes enfants, de nos jumeaux, mais aussi et désormais le mien. Je ne sais toujours pas comment j'étais passé d'une handicapée des sentiments à une sentimentale hors pairs. A vrai dire je mettais principalement cela sous le coup des hormones. Même si je peux avouer qu'elles ont bon dos ! Non, mais je deviens une vraie guimauve, je me" guimauvéfie" pour un oui ou pour un non. La dernière fois, alors qu'on était encore à Sydney, je me suis mise à fondre en larme parce que je trouvais la pub pour les céréales – celle avec des chiots qui jouent de la guitare- tellement mignonne. Avant j'étais plutôt du genre à me comporter comme un mec, et  surtout à me payer la tête des nanas pleines de bons sentiments roses bonbons qui attendent le prince charmant comme certains attendent de décrocher une étoile à Hollywood. Quoique à la différence qu'à Hollywood, même Mickey Mouse à son étoile, c'est limite plus réalisable qu'un quelconque prince charmant chevauchant son bel étalon blanc.

Maman et papa avaient fini par déserter, ce que je le reconnais, j'apprécie particulièrement. De toute façon, depuis que Lenny avait posé le genou a terre, j'évolue dans un univers parallèle ou rien n'a la moindre importance hormis la demande qu'il vient de me faire. Demande que j'ai bien entendu accepté, vous me prenez pour qui ? Lui briser le cœur, j'avais déjà fait, et là, il était temps de passer à l'étape supérieure. Je me découvre être une incorrigible romantique, mais ça c'est l'effet Lenon, combiné au mariage prochain. J'imagine déjà LA robe blanche, les vœux qu'on prononcerait en se regardant dans les yeux, et bordel, la nuit de noces !  Parce que tout le monde sait que c'est ce qu'il y a de mieux dans un mariage. Et surtout c'est LA nuit que les futurs époux attendent. Faut pas se voiler la face mes loulous !  J'allais même faire un effort et acheter l'ensemble de lingerie, porte jarretelle qui conviendrait à l'occasion. J'imagine déjà que maman est en train de passer mille et un appel dans sa chambre d’hôtel pour prévenir toute la famille, pour dire que sa fille va -enfin- se marier. J'imagine même papa être agacé par ma mère, ou au contraire déjà en train de rédiger le contrat de mariage pour protéger son héritage... Même si à vrai dire, je suis surprise des félicitations de mon père, moi qui aurait plutôt cru qu'il sauterai à la gorge de Lenon pour lui faire passer l'envie de devenir mon mari. Après tout, vous me direz qu'on épouse pas quelqu'un pour sa famille, sinon Lenny ne serait pas dans la merde, parce qu'hormis ma mère, le reste de ma famille proche soit lui en veux, soit apprends à se faire à l'idée qu'on est destinés l'un à l'autre, comme c'est le cas pour mon père.

- T’emballes pas, il commence à me tolérer ^^ Un jour j’aurais le droit de l’appeler Monsieur ^^ 
«  C'est mieux que rien. Il était à deux doigts de sortir la Kalachnikov quand il a débarqué dans la loge, en nous voyant... Avant de partir, il t'offre un cigare. Je ne sais pas ce que tu as pu lui dire, mais continues comme ça mon chéri. Tu vas pouvoir rentrer dans le clan des Crane, très cher. »

Je vous annonce le grand retour de l'accent russe. Ne me demandez pas pourquoi, mais moi, ça m'éclate. Sûrement les racines de mon père qui me poussent à sortir mon accent débile quand je parle de Clarence et du fait qu'il représente la banquise à lui tout seul tellement il peut paraître froid. Si papa n'avait pas été psy, je suis presque persuadée qu'il aurait fait partie de la mafia russe à Sydney. Quoique vous me direz, l'un n'empêche pas l'autre !  Si ça se trouve, quand papa n'est pas en consultation, c'est un serial quiller de malade, qui fait disparaître ses victimes dans des bains d'acide dans un pièce secrète sous son bureau. Ce qui expliquerait sa bipolarité ! CQFD ! J'ai percé à jour le secret ténébreux de mon père ! Mouhahahha ! Non, mais sincèrement il faut que j'arrête de regarder des séries telle que American Horror Story ou Hannibal, c'est dangereux pour ma santé mentale. Quoique pour ce qu'il y a à sauver, on n'est plus à ça prêt !
Lenny me fait perdre la tête à m'embrasser de la sorte, et j'essaie de me convaincre que nous sommes toujours, aux dernières nouvelles, confortablement installés sur une banquette de la terrasse du Bellagio... Sinon, autant dire que sa chemise aurait déjà rejoint la fontaine quelques étages plus bas. Je soupire contre ses lèvres, faisant tout ce qui est en mon pouvoir pour calmer l'incendie qui est en train de me parcourir. Parce que pour tout vous avouer, entre le show, le fait de voir Lenny porte un costume, sa demande en mariage et ses baiser, je suis en train de faire un remake de Pompéi dans mon string en dentelle. Ouais, je sais vous êtes ravis de le savoir. Mais vous pouvez remarquer que j'ai fais de la poésie, pour une fois ! Mes hormones sont littéralement en surchauffe, et je ne pense plus qu'au moment ou le coup de lance parviendra à l'éteindre. C'est bon, là on ne m'arrête plus, je suis une réincarnation de Baudelaire ! Ça vous en bouche un coin pas vrai, que je cite un poète aussi illustre ? Ce n'est pas parce que je suis une artiste qui semble avoir autant de culture qu'un pingouin en plein cœur de la banquise, que je suis inculte. Bien au contraire, j'avoue même avoir un gros faible pour l'art en général, et il n'est pas rare de me voir à l'appart en train de bouquiner. Et oui, je suis quelqu'un de cultivé ! Et ce que je veux c'est que nos gamins soient les mêmes que nous, aussi cultivés que rebelles. Aussi doués que je-m’en-foutistes. C'est ça la vraie vie, c'est moi qui vous le dit !

- Et je maintiens mon « Je t’aime ». 
- Je t'aime chéri... et je te suivais jusqu'au bout du monde s'il le fallait. N'est ce pas déjà ce que je suis en train de faire ?

Il m'embrasse, m'arrachant un énième soupire. Non mais Lenny, s'il te plaît, pense à mes sous vêtements, et à ma santé mentale, ce n'est pas cool tout ça ! Doucement, mes mains quittent son cou, pour se glisser sous sa veste, l'attirant un peu plus contre moi, intensifiant le baiser, le rendant plus sulfureux, plus passionné, et beaucoup trop dangereux pour nous deux. Et quoiqu'on en dise pour notre image. Ça doit être au moins à mile et unième photo que ce foutu paparazzi doit prendre de nous. J'aurai foutrement envie de l’étouffer avec son objectif, mais comme Lenon ne cesse de me le dire, ça fait partie du jeu de la célébrité ! Je tente tant bien que mal de ne pas le violer, la sur la banquette, et surtout je ne voudrai pas fêter sa demande en mariage dans l'un des bureaux de police de la ville. Je me doute que papa apprécierait venir nous chercher et payer la caution pour atteinte aux bonnes mœurs, il commence à apprécier l'homme de ma vie, ce serait dommage de faire mauvaise impression.  Je profite d'un moment de lucidité pour lui proposer de bouger, en espérant intimement qu'il choisisse de continuer ça à notre manière, et non pas avec notre groupe. Pas de méprise, je considère les Black Velvet comme notre seconde famille. C'est juste que... Bref, autant dire que j'ai plus envie de jouer au docteur que d'aller boire un verre – en plus de coca- .

- On m’a toujours appris à finir ce que je commençais…
«   Alors comme ça tu aurais retenu quelque chose de mes cours de maintient ? Je suis fière de toi... »

Direction la lamborghini mise à disposition par papa. Putain, c'est une classe d'enfer quand même ! Grand prince Lenny m'ouvre même la porte, il faut dire que même si elle est superbe, pour une femme enceinte de 6 mois et demi de jumeaux, c'est loin d'être le plus pratique, mais au moins je suis une femme enceinte qui a la classe, mais qui va éviter de se manger le siège de la place avant en perdant l'équilibre avec son bidon de baleine. D'ailleurs, c'est décidé, dès que j'ai accouché, je me remet au sport, j'emmènerai Lenny avec moi. Footing mon chéri, et sport de chambre pour garder la ligne, c'est ça le secret ! Non sincèrement, imaginez que depuis le début de ma grossesse j'ai déjà pris 14,5 kilos, a moins que chacun des jumeaux fassent plus de sept kilos chacun – et dans ce cas là, je me plains sincèrement le jour de l'accouchement- j'aurai au moins dix bons kilos à perdre, et autant dire que ça ne va pas être de la tarte. Peut être même que je sacrifierai mon pot du nutella le temps que je regagne le poids que j'avais avant ma grossesse... Quoique il ne faut pas non plus top pousser mémé dans les orties, le nutella c'est sacré bon dieu !  En arrive enfin à l’hôtel, enfin je me demande si je peux appeler ça un hôtel au vues du nombre de machines  à sous que compte seulement la réception. Mais à vrai dire je m'en fou actuellement, j'ai les hormones qui aurait besoin d'un coup d'extincteur,  les chevilles en vrilles, et un putain de mal de dos. Bienvenue dans le pays fabuleux de la grossesse ! Youhou ! Tiens, prends une sucette multicolore ! Je m'appuie contre Lenny dans l'ascenseur, si bien que je finis, je ne sais pas comment, dans ses bras, portée en mariée.

- C’est la tradition chez les jeunes mariés. 
«  Chéri, tu vas te niquer le dos, je suis lourde ! »

Mais bien entendu, il ne m'écoute pas. Je ne relève pas, après tout, même si l'acte n'est pas encore signé, nous sommes presque des jeunes mariés, il lui manque juste une bague, parce que j'y tiens, et je pense que j'irai la choisir le plus tôt possible. Un truc masculin, de préférence, sans strasse ni paillettes, mon futur mari, n'est pas gay, encore heureux ! De toute façon, si il m'avouait qu'il était gay, je pense que je m’évertuerai à lui prouver l'inverse, même enceinte jusqu'aux yeux. Et croyez moi, je suis douée ! Je reste bouche bée en entrant dans la chambre, putain de merde, un WOW vient juste de s'échapper d'entre mes lèvres. La chambre est simplement digne d'une putain de suite nuptiale, et je me doute que maman est derrière tout ça. C'est superbe, des pétales de roses sont disposées sur le lit, je n'ai jamais vu autant de bougies dans une même pièces, et attendez c'est moi ou ça sent la pomme d'amour dans notre chambre ? Quoiqu'il en soit, Lenny finit par poser ses lèvres sur les miennes, je grogne contre ses lèvres, l'embrassant à mon tour, l'attirant on ne peut plus contre moi quand il me dépose, telle une princesse sur le lit. Je frisonne contre son corps, lui mordillant les lèvres, bordel, c'est reparti pour Pompéi les gars !

- Ta mère avait parlé d’entraînement, si je ne m’abuse… C’est important l’entraînement…
- Lenny... Évite de me parler de ma mère alors qu'on s'apprête à faire l'amour... Met plutôt l’entraînement en œuvre.  »

Il n'en faut pas plus pour le motiver et bientôt, je me retrouve en sous vêtement sur le lit de notre chambre. Ses baisers me font soupirer, m'enivrent alors que mon corps ondule pour l'inviter à poursuivre ses baisers et ses caresses. Cet homme aura ma perte, c'est sûr et certain, c'est moi qui vous le dit ! Mes mains remontent le long de son torse, et je commence à faire sauter les boutons un par un, caressant son torse au passage, sensuellement, avec une certaine lenteur comme pour le faire languir, avant de plonger mon visage dans son cour pour y déposer mes lèvres. Mais quand je lui retire sa veste et la jette par terre, c'est limite si il ne se fige pas avant de me planter sur le lit pour courir la ramasser.

- Oh doucement bébé, c’est le costar de beau-papa, je vais me faire lyncher avant d’avoir eu le temps de profiter de ma future femme… 
«  Ce n'est qu'un costume mon cœur. Et ne t'en fais pas, ta future femme prendra toutes les responsabilités... Si je ne m'abuse, vous êtes beaucoup trop habillé Monsieur Antonelli. »

Je me mord la lèvre inférieure, le bravant du regard, ou plutôt en plongeant mon regard dans la sien, me noyant dans les sentiments que j'y traduis. J'aime l'entendre prononcer les mots magiques : « future femme », bordel, mais c'est bien moi ! Mon cœur s'emballe au creux de ma poitrine, et doucement, sa chemise rejoint la veste au sol, avant de le faire basculer sous moi, posant de nouveau mes lèvres sur les siennes alors que mes doigts s'affairent sur les boutons de son jean, ayant au passage détaché sa ceinture. Mon bassin ondule, guidé par les mouvements du sien, en une parfaite synchronisation. Je lui retire doucement son pantalon, le faisant glisser le long de ses cuisses, tandis que mes lèvres parcourent le chemin sur sa peau que je dénude au fur et à mesure. Oscar quand à lui semble bel et bien être en plein éveil... Doucement, je me lève du lit, allumant la chaine hifi, que je met en fond, très léger, et de dos, je tourne ma tête vers lui, en lui faisant un clin d'oeil me mordillant la lèvre inférieure, doucement, je fais glisser mon sous vêtement le long de mes hanches, avant de le lui jeter sur le lit, et enfin je me débarrasse de mon soutien gorge. Ce que je fais ? Je l'allume au sens propre du terme. Cette nuit de noces avant les noces promet d'être magique !

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Lenon Antonelli
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feat : Scarlett & Lenny

La confiance est une chose à laquelle je n’ai pas eu souvent droit. Que ce soient mon père, les filles, ma tante, mes profs, les parents de ma copine ^^ Non tout ça pour dire que même Jody était du genre à flipper quand il fallait s’en remettre à moi. Notamment pour les horaires. Ah les horaires ^^ Oh puissance ennemie. « Soit rentré pour 2 h Lenon, je ne plaisante pas, je te fais confiance, mais la confiance se gagne. » Au final, 2 h ou 5 h, c’est pareil non ? 2 h 10 est un retard autant que 5 h ? ^^ La définition littérale ne change pas, la punition ne devrait pas changer non plus. Ben si… Figurez-vous que le monde des adultes est hautement cruel. Mais mes enfants seront les mêmes ! Je sais que je pourrais dire 2 h à ma fille, elle viendra me faire chier en rentrant à 2 h 15 juste pour avoir raison ! Et comment je le sais ? Parce que je veux la même que sa mère. C’est con à dire parce que je sais que je vais galérer, et alors ?
Je voudrais des mômes qui vivent autant et aussi bien que nous. Je ne suis pas un exemple et leur mère non plus mais putain ce qu’on a pu aimer notre adolescence ! J’avais Scar, Scar m’avait moi, je ne souhaitais rien de plus. Elle était pour moi l’essence même de ce que j’aurais pu imaginer en souhaitant une vie un peu décalée. Ça ne plaisait pas à tout le monde et cette confiance était pour le moins fragile, et on s’en branlait royalement.

Tout ça pour dire que non, on n’aura pas confiance en nos mômes, et que c’est le propre de tous les parents, d’en chier avec une paire de petits cons qui veulent sortir alors que c’est dangereux, sans avoir fait leurs devoirs ou tout simplement pour faire les cons dans la rue pour impressionner leurs copines. Ouais, une paire de branleurs, comme nous ^^ C’est le test de paternité. Maman sûrement, papa peut-être comme on dit. Idéalement, ma fille sera blonde, mon fils un peu comme moi, ils n’échapperont pas au regard ultra expressif et ravageur qui nous définit tous les deux. Ce sont des canons avant même d’être arrivés sur Terre.

« C'est mieux que rien. Il était à deux doigts de sortir la Kalachnikov quand il a débarqué dans la loge, en nous voyant... Avant de partir, il t'offre un cigare. Je ne sais pas ce que tu as pu lui dire, mais continues comme ça mon chéri. Tu vas pouvoir rentrer dans le clan des Crane, très cher. »
- Il m’a demandé si je t’aimais. Je lui ai répondu « plus que tout au monde ». Surtout quand tu parles avec cet accent douteux…

Saisissant son visage par le menton pour capturer ses lèvres des miennes dans un baiser sensuel et plein de promesses. Je ne sais pas de quoi je suis capable pour elle tellement les limites sont larges. Je l’aime de tellement de façons différentes qu’il m’est difficile de faire le point. Je pourrais lui faire l’amour, là, sur la banquette, sur les hauteurs de Las Vegas – c’est d’ailleurs un truc à tenter sur la terrasse ça – je pourrais faire n’importe quoi pour peu qu’elle me le demande ou semble en avoir besoin.

- Je t'aime chéri... et je te suivais jusqu'au bout du monde s'il le fallait. N'est ce pas déjà ce que je suis en train de faire ?
- Je me suis toujours demandé qui des deux suivait l’autre…

Répondis-je contre ses lèvres. Non parce que lequel invente les conneries, lequel les met en pratique, lequel incite l’autre à se rendre plus intéressant ? Finalement nous sommes tellement en symbiose que nous sommes enfermés dans une espèce de spirale absolument infernale et très peu reluisante. Je ne suis pas ce qu’on peut appeler l’homme idéal et encore moins l’homme le plus stable qui soit. Je ne suis pas le père qu’on voudrait donner à ses gosses si on veut les envoyer à Harvard, mais je suis au moins sûr du fait de les aimer, plus que tout au monde. Ouais je deviens sentimental, et je m’en fous, parce que je le sens pour une fois, et je le pense plus que n’importe quoi ! Quand je parle de mes sentiments, depuis que je suis avec Scar, je n’ai jamais été aussi honnête. Scar et mes enfants n’auront jamais été les seuls à entendre ce que je ressentais vraiment. Ma guitare c’est différent, elle était là avant tout le monde ^^

« Alors comme ça tu aurais retenu quelque chose de mes cours de maintient ? Je suis fière de toi... »
- Ceux que tu suivais avec la gouvernante à l’énorme manche à balais ?

Je ne dis pas dans le cul, c’est pas joli ^^ Toujours est-il que je le pense fortement ^^ Scar entre mes bras, regardant les étoiles et les projecteurs se refléter dans le ciel. Putain Vegas est un rêve les gars ! Y a juste le nom du casino projeté dans les étoiles. Comment vous voulez que je puisse résister moi ? SI jamais un jour on se fait interdire en Australie, ou tout simplement qu’il est bon pour nous de fuir parce que j’aurais fais une connerie avec Scar que son père ne m’aurait pas pardonné, Vegas semble être une bonne piste d’atterrissage.

« Chéri, tu vas te niquer le dos, je suis lourde ! »
- Ton humour l’est plus que toi ma chérie ^^

Bon je dois avouer que je galère. Je faisais le fier quand elle n’était enceinte que de trois mois et que ça ne se voyait pas encore, mais à presque 7, ben je suis en train de me dire que ça commence à devenir sérieux ! Elle va accoucher, elle va devenir maman, et moi papa, mais c’est quand même plus facile pour moi. Au fond, je ne suis là que pour l’incubation, si on doit parler de façon barbare. Moi je plante ma graine et l’intendance est laissée aux bons soins de ma femme. En gros, je délègue ^^ D’où le fait que le monde est machiste depuis la nuit des temps. L’homme dépose et la femme dispose !

- Lenny... Évite de me parler de ma mère alors qu'on s'apprête à faire l'amour... Met plutôt l’entraînement en œuvre. »
- Fait pas la sainte nitouche, elle a appris comment ça se passait avant toi ^^

Non mais qu’on soit clairs, si elle est là, c’est pas par le Saint Esprit, il fait moins peur le Saint-Esprit tout de suite ! Je ne sais pas si je l’aurais mieux vécu, toujours est-il que je me sens soulagé d’un poids immense, celui de la culpabilité, du fait de ne pas être à ma place. Scar ne cesse de confirmer que je suis le seul à pouvoir la rendre heureuse, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit très objective ceci-dit.
Je soulève son corps pour l’installer confortablement sur la couette. J’ai un faible pour les couettes épaisses, dans lesquelles on s’enfonce et on peut s’enrouler. C’est mon truc ! Celle-là est parfaite. En sous-vêtements face à moi, je fonds sur elle pour l’embrasser dans le cou, enivré par l’odeur de son corps, le contact de sa peau contre la mienne, le froissement des draps qui trahit le silence. Mes mains caressent délicatement et passionnément sa poitrine, comme s’il s’agissait du bien le plus précieux et délicat dont je devais prendre soin. Je sais que c’est douloureux, et je sais aussi doser ma passion. Quand elle est entre mes bras, elle doit sentir à quel point elle est la personne la plus précieuse à mes yeux. Je pourrais lui décrocher la lune pour lui prouver, bon, pour le moment je me contente de lui faire l’amour dans une chambre nuptiale aux frais de ses parents, mais ça n’est que reculer pour mieux sauter ^^ Enfin sauter… Vous avez compris, ça va !

« Ce n'est qu'un costume mon cœur. Et ne t'en fais pas, ta future femme prendra toutes les responsabilités... Si je ne m'abuse, vous êtes beaucoup trop habillé Monsieur Antonelli. »
- C’est pas un compliment qu’on me fait souvent ^^

Non, je ne suis jamais trop habillé ! En général, Scar préfère noter elle-même à quel moment de la journée je retire mes fringues, histoire que je ne le fasse qu’avec elle. Où je trouverais le courage et l’envie d’aller voir ailleurs ? Satisfaire une femme enceinte est déjà compliqué mais deux nanas ! Non, j’ai pas le temps, vraiment ma chérie !
Etant à égalité, nos deux corps l’un contre l’autre dans un mélange de chaleur intense et liberté romanesques, nous nous retrouvons à faire l’amour comme il se doit, comme deux jeunes mariés, épris l’un de l’autre au-delà de toute romance. Même au cinéma ils ne s’aiment pas autant.
Mon corps ondule à l’intérieur du sien, mes mains caressent ce qu’elle m’offre et mes lèvres agrippent les siennes comme pour la remercier à chaque instant de se trouver bel et bien ici.
Elle prend place sur moi, assise de dos, et je passe mes bras autour d’elle, ondulant d’un même et unique mouvement au rythme de nos souffles. Mes bras visent à la protéger, me permettant d’embrasser sa nuque, puis son cou, de glisser mon nez derrière son oreille et de relever ses cheveux au rythme de nos ébats. Nos soupirs se mêlent, de même que notre intimité…


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Scarlett P. Crane
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✽ Lun 9 Juin - 17:15


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Silence. On tourne. Le film de notre vie. Silence. On fait un arrêt sur image. Lenon et moi, sur le toit du Bellagio. Le toit du monde. Silence. Le moment est magique, comment ne pas dire le contraire ? Rien ne pourrait me faire redescendre. J'ai déjà la tête qui flirte avec les étoiles. Je n'ai qu'à lever les yeux pour les admirer. Il vient tout juste de me demander de l'épouser, qui aurait pu un jour croire que ça finirait par arriver, si vite qui plus est ! Vegas, malgré le dépravement de la ville, là ou les pêchers se transforment en dollars, time is money, sins are money, tout est dit. Dans la ville de la démesure, tout est multiplié puissance dix. Ça fait le charme de la Sin City, sa réputation qui rayonne sur le monde entier. Et moi, je me retrouve plongée dans l'ambiance, alors que rien n'était sensée me faire plonger – au sens figuré du terme, je me vois mal piquer une tête du haut du Bellagio, pour aller faire une brasse dans les célèbres fontaines – la tête dans les cieux de Las Vegas. Je me verrai bien avoir une villa à Vegas, y aller six mois de l'année, ou sait on jamais si on se retrouve virés de l'Australie, on a trouvé notre terre d'asile. En plus, je n'ai plus à me poser de question pour le visa, vu que je serai désormais Madame Antonelli, j'ai d'office le ticket doré, à moi la green card, mouhahaha ! Je n'arrive toujours pas à réaliser, attendez... Rembobinez la cassette. Je quitte l'Australie – enceinte, certes- mais surtout célibataire, je reviens, fiancée, et prête à accouchée.

Le mariage comment je me l'imagine ? A vrai dire, je n'en sais rien, je ne me suis jamais posée la question. D'ordinaire, je suis plutôt loin de tout ça. Gamine je m'imaginais avec un mariage de princesse, un peu comme on le voit dans les Disney, la classe à Dallas si vous voulez mon avis!Après robe blanche ou robe de couleur ? Je me verrai bien dans une robe rouge, mais connaissant les traditions de nos familles respectives, je vais me retrouver dans un mariage de 150 personnes, dont je ne connaîtrait pas la moitié, une robe blanche, une tripotée de gamins qu'on fera chanter dans une église. Non. Juste non. Un mariage traditionnel, soit. Une robe blanche, soit. Que nos parents et nos familles décident tout pour nous. Hors de question. La seule chose que je ne veux pas non plus, ou plutôt la seconde chose, c'est de me marier enceinte. Non mais imaginez un instant les photos qu'on va montrer à nos enfants : papa, beau comme un dieu, une classe indéniable, juste canon, et maman... Bah maman, semblable à une baleine, dans une robe trop serrée, les joues rosies par la grossesse et mes vapeur de femme enceinte, et une bouille de bébé à cause de 18 KG que j'ai pris... Non mais c'est juste impossible. De toute façon l'accouchement devrait se passer dans les prochaines semaines à en croire mon obstétricien ( vous savez celui qui nous suit partout en tournée) et mon gynéco (mister mannequin made in Sydney). Même si pour tout vous avouer, je crevais à présent qu'il avait fait sa demande, qu'il me passe la bague au doigt. Madame Antonelli, j'ai toujours du mal à me faire à l'idée. Je suis surprise, oui, surprise qu'il ait pris son courage à deux mains, qu'il ait passé outre ses idées sur le mariage. De toute façon, Jody nous l'avait dit dès que j'avais eu ma majorité, si Lenon devait épouser quelqu'un ce serait moi. Elle n'avait pas eu tort sur ce terrain là, elle connaissait Lenon peut être aussi bien que je le connaissais moi même.

- Il m’a demandé si je t’aimais. Je lui ai répondu « plus que tout au monde ». Surtout quand tu parles avec cet accent douteux… 
- Mon amour...

Je succombais une nouvelle fois à ses baisers et à sa déclaration. Surtout qu'il a eu les « cojones » de le dire à mon père. Ce qui pour sûr à plu à papa, au vues de sa réaction. Mais ça aurait pu également être à double tranchant, Clarence aurait pu lui donner un aller simple pour Cuba avec la consigne de ne jamais me revoir. Il aurait pu se recycler en fabricant de cigare cubains, quoique non. Et puis bon, les visas pour Cuba sont abominablement difficile à avoir, gouvernement communiste oblige ! Mais reprenons, parce que sinon je risque de vous faire un exposé sur Cuba, on va éviter. Comment ça aurait pu être le contraire me direz vous quand vous avez ce genre de type hypra sexy canon combo fou amoureux de vous juste en face de vous ? Personnellement j'en suis incapable tout simplement. J'ai toujours été incapable de lui résister, et encore moins maintenant. Lenon a toujours été ma faiblesse, bien que j'ai toujours ouvertement proclamé l'inverse. Il est mon repaire, il a tous les droits sur moi, et le pire c'est qu'il le sait. Mais si vous voulez mon avis, il fallait qu'on s'en aille, sinon je n'allais plus répondre de moi. Même si nous sommes sur la terrasse du Bellagio, à vrai dire ça ne nous aurait pas fait peur si on avait pu un minimum se cacher... On va tout de même éviter, ça grouille de paparazzis pour qui on a fait Noël avec la photo de Lenon à genoux en train de me demander ma main...

- Je me suis toujours demandé qui des deux suivait l’autre…
- Je pense qu'on se suit mutuellement, tu ne penses pas ?

Parce qu'à vrai dire, ça avait toujours été le cas, il n'y avait pas de meneur entre nous deux. On avait toujours eu notre mot à dire dans notre relation, même amicale, on s'était toujours suivi parce que ni l'un ni l'autre n'avait jamais vraiment su vivre sans la présence de l'autre. C'était ça la clef de notre histoire, il me suivait tout autant que moi je le suivais. Qui porte la culotte ou plutôt le boxer dans notre couple ? En fait, on se l'échange, tout dépend de la situation, et on sait se reposer l'un sur l'autre, on connaît les faiblesses et les points forts de notre double, et on les mets à profit. Quand il faut gueuler, c'est moi, une décision importante à prendre, c'est nous, mais pour l'annoncer c'est toujours moi... Les papiers c'est encore moi, les tournées, ma santé, c'est lui, là je n'ai pas mon mot à dire. Mais si il m'annonçait subitement qu''il devait rentrer aux USA ou à Tombouctou ( quoique je ne sais pas ce qu'il aurait à y foutre) pour un quelconque problème, même si toute notre vie était à Sydney, de même que notre famille et mes amis, je lui suivrai les yeux fermés, sans même pensé à tout ce que je pourrais perdre. Parce que indéniablement, ma maison, et mon univers se trouvent là ou il se trouve lui, le reste, l'endroit ou nous vivons, n'a que peu d'importance. Alors si vous voulez mon avis sur celui qui suit l'autre, à vrai dire, me concernant ça n'a que très peu d'importance, tant qu'on est un tout lui et moi. Lenny et Scar, envers et contre tout.

Heureusement qu'on avait une voiture de sport flambant neuve, et qu'on avait pas eu à attendre de taxi, sinon j'aurai fini en sous vêtements sur la banquette arrière. ^^ La descence les gars, la descence, on devrait en faire preuve, et je me doute que mon père apprécierai de voir sa fille à moitié à poil en couverture de tous les tabloïds. Déjà, l'ambiance c'était fortement réchauffée dans l'ascenseur, ni lui, ni moi, n'avions vu passer les étages. On était beaucoup plus concentré sur notre propre et future ascension au septième ciel... Toute une histoire d'étages quoi qu'il en soit.

- Ceux que tu suivais avec la gouvernante à l’énorme manche à balais ? 
- Dans le … Ouais, on parle effectivement de la même ! Un cauchemar ambulant mal baisée, voire pas baisée du tout quand on y pense...

Charmant Scar, charmant... ouais je sais, Lenny me dit souvent que je suis son meilleur pote avec une paire de seins. Je lui fais un clin d’œil complice, parce que je sais qu'on pense exactement à la même chose. On a tout fait pour faire faire une crise cardiaque à la fameuse gouvernante. Maintenant quand j'y pense, je reste le cul entre deux chaises, ça me donne toujours autant le fou rire quand je vois à quel point on a pu la choquer, et dans un autre sens, je me dis que si les twins sont comme nous, on va sacrément morfler. Mais au moins, on saura à quoi s'attendre, si ça se trouve on les choppera avant même qu'ils puissent agir. Les conneries qu'ils pourront faire ce sera celle que nous mêmes avons faites. Le problème viendra quand ils nous surpasseront, parce que même le proverbe à la con -il faudrait d'ailleurs me dire qui est ce type qui l'a un jour prononcé que j’aille lui donner un coup de pelle-, les élèves surpasseront toujours les maîtres.
Pour la première fois de ma vie, si on omet le type bourré que j'avais fréquenté l’histoire d'une nuit et qui m'avait assommé en me foutant la tête dans la commode, je rentrais dans une chambre portée en mariée . Enceinte jusqu'au yeux qui plus est. Et je pesais mon poids, de 50 kilos, je passais à 70, Big Mama pour vous servir les gars. Si Lenny ne se tape pas un lumbago demain, on aura de la chance ! En plus on serait obligés d'annuler le concert de demain, c'était juste selon moi une mauvaise idée, même si tout était foutrement romantique. Il aurait pu attendre quelques semaines, je ne lui en aurait pas tenu rigueur. Encore heureux qu'il n'ait pas à grimper jusqu'en haut de l'Everest, avec moi dans ses bras, sinon, j'en connais une qui roulerait jusqu'en bas de la montagne ^^ ! Je descendrai de la montagne mais sans le cheval. Scar qui roule n'amasse pas mousse, c'est bien connu...

- Ton humour l’est plus que toi ma chérie ^^ 
- Je te promets que je vais tenter de me corriger !

Touché... Coulé ! Ouais, heureusement qu'il ne squattes pas mes pensées de temps à autre sinon il finirait par se pendre, déjà qu'il lit en moi comme dans un livre ouvert ça me suffit. Mais les réflexions à la con à tendance humour de gamin de 4 ans et demi, je le garde pour moi... Quoi que dans son esprit ravagé aussi ça doit être la samba tous les jours, sauf le dimanche, le jour du seigneur tout le monde à le droit à un jour de repos. Nous on s'occupe à notre manière le dimanche... Bref, pas besoin de vous faire un dessin, je ne suis pas tombée enceinte par la grâce de Jésus Christ ! Sinon je serai prête à devenir Marie Madeleine, et quand on sait comment elle a été dépeinte par le Vatican... Ouais, mon Lenny, à vrai dire c'est plus un dieu de l'antiquité, pas Zeus, Zeus, c'est un queutard qui a trempé son biscuit dans toute la Grèce antique, plus Osiris, de la mythologie égyptienne, dans une relation monogame, ça me suffit. Sauf que son pénis reste introuvable. Et merde, je devrai arrêter mes théories à la con. Moi j'en ai besoin de son pénis, je m'apprête même à m'en servir de mon Oscar.

- Fait pas la sainte nitouche, elle a appris comment ça se passait avant toi ^^
- Attends... J'ai bien entendu ? Moi ? Une sainte nitouche ? Tu vas voir !

Non par ce que si moi, je suis une Sainte Nitouche, une bonne partie de la population féminine est vierge et bonne à devenir nonne. Ça marche comment ? On reçoit une lettre comme à poudlard ? Bienvenue parmi les 90% de la population féminine, nous vous comptons parmi la congrégation des nones, la formation est en 7 ans, et vous promet une vie sexuelle proche de zéro. Les 10 autres % sont des … -Roulements de tambour- Sainte Nitouche dont je fais partie ! Youhou, j'ai échappé aux nonnes ! Non mais je vais lui montrer de quel bois se chauffe la sainte Nitouche ! C'est juste que parler de mes parents alors qu'on s'apprête à s'envoyer en l'air c'est juste pas excitant, non mais si on commence comme ça, on va finir par faire notre liste de course entre deux câlins : dis chéri, tu as pensé à prendre des poireaux ? Des courgettes ? Oh et le salami ? N'oublies pas le pot de nutella ! Putain, ça me donnerai presque des frissons. Nooon, je ne veux pas que mes câlins ressemble à la vie sexuelle de la ménagère de 50 ans, qui pense au chien, à ses gosses, et à son monospaces. Et qui trouve excitant de parler de ce qu'il faut mettre dans le caddie en plein coït. Putain, sortez moi de ce cauchemar. Il faut vraiment que j'arrête de me faire des films ! Heureusement pour nous, on reprend du terrain, on sait parfaitement mener la danse, la preuve on a même réussi à passer outre ma grossesse, et à toujours nous surprendre. C'est comme ça que ça a toujours marché entre Lenny et moi. Je décide de prendre le dessus.

- C’est pas un compliment qu’on me fait souvent ^^ 
- Encore heureux, je suis LA seul à pouvoir te faire ce genre de remarque.

Ma peau appelle la sienne, mon corps se lasse indéniablement du sien, l'appelle, alors que je me dénude sous ses yeux. Sainte nitouche à t-il dit ? C'est parti ma fille. Je me retrouve bientôt dans ses bras, mes lèvres parcourent son corps, mordillant ses points sensibles avec envie, nos corps se languissent l'un de l’autre. Avides. Ce moment ultime quand on parvient enfin à défier les lois de la physique et à ne faire plus qu'un, faisant frisonner chaque partie de mon anatomie. Ses mains sur ma peau me font perdre toute notion d'espace, de temps et de lieu, c'est à ce moment que je sais que c'est lui, que personne ne pourra me faire ressentir ce que lui me faire vivre. Parce que quand il est en moi, rien ne pourrait me détacher de lui, rien ne pourrait me faire dévier. Non. Parce que lui ce n'est pas une simple pulsion et c'est en ce sens que toute l'expression « faire l'amour » prend son sens, faire l'amour, ce n'est pas juste une besoin physique, c'est montrer à quel point on ne peut pas se passer de l'autre. Au moment de l'union de nos corps, je suis à lui, complètement à sa merci, comme si mon âme lui était offerte sur un plateau d'argent. Je tremble légèrement, lui murmurant un je t'aime, unissant mes mains dans les siennes, nichant ma tête dans son coup dans un ultime soupire.
Je relève la tête vers lui, le serrant contre moi, avant de déposer mes lèvres sur les siennes.

«  Il faudra qu'on te trouve une bague... Je t'aime chéri... Jamais je n'aurai cru qu'un jour tu voudrais m'épouser... »





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Family Portrait



feat : Scarlett & Lenny

Qui aurait cru que je serais capable un jour de faire de Scar cet être si mielleux à cet instant présent ? Non parce que son “Putain mais tu me casses une de ces paires de couilles Lenny… ! » était le comble du romantisme et du « je t’aime » pour elle. Ceci dit, je ne perds pas au change. Elle est tout aussi attendrie que moi, je pense que nous sommes en passe de devenir adulte. Un genre de rituel que nous aurions dû passer il y a bien longtemps. A présent nous ne nous demanderons plus le sel en sortant un « Tu me passes le sel bordel ? » à un « S’il-te-plaît chérie ». C’est plus conventionnel, mais quel mal y a t-il à ça après tout ? Je ne suis pas très doué pour respecter les règles, les codes et tout le reste, ceci dit, il faut bien avouer que je suis capable de changer, pour elle, pour les bébés, et surtout pour ce que nous allons appeler notre famille. On ressemblera plus à une équipe en vérité, le genre de regroupement qui fait des trucs ensemble, qui s’apprend toutes les conneries du monde, un peu comme en colo, et nous appellerons ça une famille, notre famille. Putain je deviens grand, je ne suis plus un ado, y en a un qui serait fier de ça ! D’ailleurs plus j’y pense, plus je me dis que je vais devoir prendre mon courage à deux mains moi aussi et l’appeler pour le lui dire… mon père. Ah mon père ! Ma mère serait fière, j’en suis certain mais lui ? Cacherait-il ça derrière une phrase bien cynique ou au contraire se révèlerait-il comme l’a fait Clarence tout à l’heure. D’ailleurs mention spéciale beau papa, tkt représente ^^ On va la jouer soft en fait… Je viens de faire deux enfants à sa fille, et de lui passer la bague au doigt… je suis toujours en vie ! On va le fêter non ? On est à Vegas, on a de quoi faire la fête !
Nous sommes un groupe, notre musique ce n’est pas que Scarlett et Lenon, c’est aussi le reste des musicos et nous sommes soudés, ça aussi ça ressemble à une famille, de même que nos collocs, en fait on va se retrouver avec trois familles bordel, on y est jusqu’au cou là !

Ce soir on a brillé sur tous les tableaux ! Non seulement nous avons officialisé notre relation de façon publique, mais aussi aux yeux de ses parents, officialisé la grossesse de Scar des deux côtés, public et parents j’entends, reste que le mien mais ça risque de vite lui venir aux oreilles ^^ mais aussi notre union. Putain pour un premier jour à Vegas, c’est rock’n’roll les gars ! Je veux vivre ici moi aussi. L’Australie est notre chez nous, en fait c’est surtout celui de Scar mais je suis chez moi où elle se trouve. Je pourrais la suivre au bout du monde, même si je vante une paire de couilles grosses comme ça, sans elle à mes côtés, elles ne me servent pas à grand-chose finalement.

- Je pense qu'on se suit mutuellement, tu ne penses pas ?
- Ou alors on avance dans la même direction. C’est ce qui me paraît le plus plausible…

Déposant mes lèvres sur les siennes. Je suis sincère, je ne l’ai jamais été autant avec une personne je pense, et encore moins si souvent, mais je ne suis que sincérité à présent face à elle et croyez-le ou non, mais ça me désarme complètement.
C’est elle et moi contre le reste du monde ! Oui bon OK, ce sont les bébés, elle et moi contre le reste du monde et je sais pas pour vous mais moi je sens que ça risque d’être aussi Hayden et Loïs contre papa et maman ^^ Ca va être sympa ça ! Je lis beaucoup et en particulier sur les jumeaux, ce lien me fascine avant même d’être sous mes yeux. S’ils sont comme ils le disent dans les bouquins, on va devoir s’armer de patience, parce qu’ils risquent de ne former qu’un. Certains se composent un langage pour parler entre eux, afin qu’eux seuls ne se comprennent. Vous imaginez le délire ?! Notre langage à nous avec Scar c’est « putain de merde tu me les brises tu sais même pas comment ! » Mais ça, tout le monde peut le traduire. S’ils se mettent à parler en codés on va être largués avant même qu’ils arrivent à la crèche !

Nous avons survécu au passage dans l’ascenseur, je mets ça sur sa condition de femme enceinte parce que de vous à moi, elle n’aurait pas eu grande chance d’y échapper si elle ne l’avait pas été. Je fais très attention à elle, et au bébé. Depuis que je la sais enceinte, je la protège comme on mettrait un vase dans du papier bulle lors d’un déménagement. Bon elle est plutôt soupière que vase mais ça on va pas lui dire ^^ Les hormones ont pris le pas sur son éducation. Chambre, ascenseur, lieu public, elle n’en n’a jamais rien eu à foutre, c’est déplorable !

- Dans le … Ouais, on parle effectivement de la même !  Un cauchemar ambulant mal baisée, voire pas baisée du tout quand on y pense...
- J’aurais vraiment rien pu pour elle sur ce coup-là ! Mais pour toi…

Je l’allume clairement du bout des lèvres. Dans son cou dans un premier temps, puis derrière son oreille, remontant mes mains le long de ses hanches… j’embrasse sa poitrine, avant d’y poser mes mains, délicatement. Je sais de source sûre que sa sensibilité est exacerbée, je fais attention non seulement à ne pas me faire jeter trop souvent mais aussi à être délicat comme je devrais l’être avec mes enfants. Ce ne seront pas mes potes avant qu’ils ne sachent marcher, pas de gestes trop brusques et pas de jeux trop violents, je retiens !
Je viens de me casser le dos à la ramener sur le lit, mais c’est déjà oublié. Elle se trouve énorme, moi je dis que ça fait plus à aimer. Pourquoi je passe pour un putain de beau parleur à dire ce genre de trucs ? Je le pense ! Pour une fois que je n’ai pas à embobiner mon monde ^^ Je n’embobine personne, elle pourrait faire 30 kg de plus que je l’aimerais quand même. Bon, on ferait pas les mêmes choses parce que OUI la morphologie a une histoire importante dans le kamasoutra, mais quand même ! Et puis elle a une excuse de taille pour le coup, mieux que le « Je peux pas j’ai piscine ! », elle est enceinte… Elle porte mes bébés, comment je pourrais lui reprocher d’avoir pris du poids ? Elle n’est pas grosse, on se calme, elle est morphologiquement différente parce que deux petits êtres squattent son utérus, je pense que ça mérite réflexion et respect. Non, je ne suis pas qu’un branleur inconscient ! Je suis une branleur conscient, ça change la donne ^^

- Attends... J'ai bien entendu ? Moi ? Une sainte nitouche ? Tu vas voir !
- Et je vais voir quoi ? ^^

A présent sur le lit, la chambre magnifiquement décorée, je reste à genoux, face à une Scarlett allongée sur un lit plein de pétales de roses, à la lueur des bougies. Bordel entre Vegas et Venise il n’y a qu’un pas ! Je ne sais pas si je vais tenir le coup très longtemps, j’ai envie d’elle comme jamais à présent et je ne sais pas si je pourrais me retenir. Quoi que si, je vais le faire, parce que je lui dois encore une première fois. Si elle savait comme je m’en veux encore… Elle parle pas aussi, et ben voilà ça donne ça. Bordel. Non, pas bordel. Je vais devoir réapprendre à parler moi ça va pas être du luxe !
Je la laisse se redresser, venir à moi, me provoquer, faire comme si j’étais sa proie. Qu’elle s’éclate, je suis tout à elle et prêt à tout pour elle là. Elle devrait profiter de moi maintenant qu’elle le peut. Ça n’a pas toujours été le cas, par fierté sans doute, mais après tout c’est ce qui lui plaisait chez moi. Pourquoi les filles aiment-elles à ce point les connards ?
Elle prend le dessus, là je crois que les choses sont claires, je suis à sa merci, elle adore ça. Je la connais par cœur et je sais pertinemment que c’est son truc de me faire taire en me faisant l’amour. Remarque c’est le mien aussi. Lequel des deux a piqué l’idée à l’autre ?! Elle se joue de moi et adore ça.
Je la laisse prendre possession de mon corps, avant de faire barrière du mien en l’entourant de mes bras, une fois redressé. Dans son état c’est pas comme si on avait le choix des positions ! Mes mains remontent dans son dos, tandis que j’entre en elle, le regard brouillé par le désir, nos souffles se mêlant pour ne faire qu’un. Mon front arrive à la hauteur du sien, et nos bouches entrouvertes se rapprochent l’une de l’autre, mon cœur s’emballe et je ne vous cache pas que j’ai toutes les peines du monde à ne pas accélérer les choses. J’entre en elle avec une douceur et une tendresse contrôlée, juste assez pour lui prouver que j’en ai autant envie qu’elle, et que ce soir nous faisons l’amour. L’amour au sens propre comme au figuré. Ce soir nous sommes à nouveau comme une seule et même entité, le cœur battant, le désir nous faisant tourner la tête. Je ne suis plus capable de répondre de rien à cet instant précis, seulement de la femme que je tiens entre mes bras, dont j’attire le visage dans une main pour l’approcher du mien et l’embrasser des plus tendrement. Tout n’est que sensualité, partage et plaisir entre nous. Je caresse délicatement mais fermement ses cuisses avant de les positionner sous un angle légèrement différent, sur moi. Le plaisir n’en n’est que plus intense. Elle comme moi n’aimerions être nulle part ailleurs qu’ici à ce moment précis.
Je décide de changer de plan, et l’allonge sur le lit avec douceur, ma main se mêlant à la sienne pour unir nos doigts, comme une promesse indicible. Je glisse ma main libre sur son ventre, avant de remonter sur sa poitrine, la caressant délicatement avant de remonter dans son cou et de l’embrasser tout en accentuant mes coups de reins, pourtant toujours si tendres. Elle me parle de bague… putain elle me parle shopping là ?

- Une bague, une robe, un costume, tout ce que tu veux mon amour…

Demande-moi la lune je te la décroche là ma chérie ^^ profites ! C’est open bar ! Mon regard se brouille une nouvelle fois sous le coup du désir. Je serre ses doigts entre les miens sans la heurter, dans un souci de contrôle. Elle est trop belle pour que je ne résiste trop longtemps. Mais j’ai appris à être un homme, ça passe aussi par-là, elle ne s’est jamais plainte ^^
Finalement, je me dis que la position la plus confortable est encore quand elle prend le dessus, et l’incite à y retourner, remontant mes mains le long de ses hanches, la laissant s’épanouir sur moi, ondulant son corps au même rythme que mon bassin le fait en elle. A présent assis tous les deux, je donne la dernière représentation, nichant ma tête au creux de son cou, je me sens perdre toute forme de contrôle, tout forme de barrière émotionnelle tomber, les larmes que je réfrènent embrument mon regard et dans un geste tendre, me laisse jouir en elle.

- Je t’aime Scar, putain ce que je t’aime…

Je glisse le bout de mes doigts sur son visage, comme si je le voyais pour la première fois, je le découvre comme on admire une œuvre d’art, je l’embrasse délicatement, du bout des lèvres comme si j’avais peur de la briser…
Le souffle coupé, le cœur lourd et à la fois léger, l’amour fait mal autant qu’il fait du bien, peut-être que je l’aime trop, peut-être que je ne l’aime pas comme il faut, je ne sais pas, tout ce que je sais, c’est que je suis totalement paumé, et ça me perturbe, je ne sais plus sur quel pied danser, si ce n’est qu’elle et moi, c’est en dehors et au-delà de tout.


© sobade.
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