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 {Je t'aime ... moi non plus } (Atlia}

Aélia J. Harris
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✽ Sam 26 Avr - 3:07

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You can't expect me to be fine, I don't expect you to care. I know I said it before but all of our bridges burned down.
Aé ... Je te préviens ce soir , ça risque d'être le rush. Jay a décidé au dernier moment de convier un guest ... Aiden, mon binôme attendait une réaction de ma part après la bombe qu'il venait de lâcher. Un guest impliquait tout un tas de choses : Une tonne d'invités, des tas de cocktails à préparer, des carrés VIP à réserver ... Bref c'était assez compliqué, encore plus quand le staff était prévenu au dernier moment. Heureusement ce soir, la grosse équipe était programmée : Sous entendu, Aiden, Brontë et moi derrière le bar. On le fait ce soir ? C'était peut être le seul truc qui allait sauver ma soirée, mon petit show privé avec Aiden. C'était quelque chose que nous avions élaboré au fur et à mesure de nos entrainements, avant chaque début de service. Tout les deux ensemble, nous nous amusions à échanger nos bouteilles en jonglant, ajoutant à ceci quelques petits effets plus ou moins spectaculaires. Au départ c'était simplement pour le fun, comme cela, un soir de grande influence, et puis finalement l'enthousiasme des habitués nous avait convaincu de réitérer l'expérience, pour mon plus grand plaisir. Aiden acquiesçait la tête, un petit sourire malicieux sur les lèvres. N'oublies pas ... J'ai promis de te détrôner Je lui faisais un petit clin d'œil avant d'aller me préparer dans les vestiaires. Coiffure, maquillage, tenue adaptée, tout était fait pour que nous, les barmaid, on soit mis en valeur. Il ne faut pas se leurrer, nous étions aussi là pour attirer la clientèle. D'autant que c'était un fait notoire, le métier de barman était considéré comme l'un des métiers les plus sexy. Un vrai fantasme pour les hommes comme les femmes. Nous étions, sans savoir réellement pourquoi, mis sur un piédestal. Peut être que derrière le bar , nous avions le pouvoir. Le club n'avait plus aucun secret pour nous et notre aisance le montrait. Je n'avais jamais été autant courtisé que depuis que j'étais devenue barmaid. Les propositions, plus ou moins indécentes, cela dépendait des soirs, affluaient dans tous les sens. Bien sur , c'était pareil pour mes collègues ... Jay n'avait pas menti : Son équipe était là pour faire le show mais pas seulement, nous vendions ce qu'il appelait "du rêve".
Quelqu'un a vu ... Sentant une présence, je me retournais précipitamment. Aiden se tenait derrière moi, un petit sourire aux lèvres. Laisses ... Je vais le faire ... Je crois que j'ai pigé le truc. L'idée qu'il puisse s'en charger me plaisait, ça me faisait oublier la grosse soirée qui m'attendait. D'accord. Serres fort s'il te plait. Il acquiesçait d'un signe de tête et s'approchait doucement de moi. Délicatement ses mains se posaient sur mes épaules nues, mon cou,  puis , lentement , il attrapait mes cheveux dans ses mains. A son contact, mon corps se crispait , ma nuque étant un endroit particulièrement sensible depuis ma relation avec Atlas. Il m'avait appris à être sensible, à apprécier chaque caresse, chaque baiser qu'il m'offrait à cet endroit là. Si bien que le moindre effleurement me provoquait quelque chose ... Finalement Aiden glissait ses doigts dans mes cheveux pour me les tresser, minutieusement, comme il me voyait le faire tous les Lundi soirs.
Une fois fini il se tournait vers moi, visiblement satisfait. Je touchais mes cheveux pour surveiller le travail et constatais agréablement qu'elle était presque mieux faite que lorsque c'est moi qui m'en chargeais. Merci Je lui volais un petit bisous tout timide sur la joue avant de lui attraper la main. On y va ? Et voilà , la soirée pouvait commencer ...


_________________________________________



3h35 : La soirée était à son apogée. Les spots brillaient de mille feux, éclairant la foule toute entière. Le guest , un DJ Brésilien, faisait vibrer son public en reprenant des tubes électro tous les plus entrainants les uns que les autres. Derrière le bar , Aiden , Brontë et moi nous activions, faisant vivre notre art : Celui d'être barman. Les bouteilles virevoltaient dans tous les sens , l'alcool coulait à flot , les pourboires affluaient (les numéros de téléphone aussi d'ailleurs !) et chaque client repartait très satisfait. Finalement la soirée était plutôt bonne enfin ... Jusqu'à ce que mon ex, Atlas, fasse irruption au bar.
Sur le coup , je ne l'avais pas du tout reconnu, c'est seulement quand Brontë attrapait mon bras et me chuchotait un truc à l'oreille que je percutais. Aé !!! Mattes ce canon à ta gauche, avec la blondasse décolorée à côté de lui ! Il me dit quelque chose, tu le connais , c'est un de tes habitués non ? Je tournais la tête et manquais de lâcher ma bouteille sous le choc. Pas habitué à ce genre de faux pas de ma part, Aiden se retournait directement vers moi, inquiet. Hey ! Aé , tout va bien ?
J'acquiesçais d'un signe de tête, incapable de lui répondre pour le moment. C'est seulement quand Brontë me tapotait sur le bras pour me rappeler au monde des vivants que je sortais de ma torpeur. Désolée ... Et ouai , si on veut , c'est un habitué. Mais pas du bar ... Brontë comprenait directement le sous entendu et grimaçait, compatissante. Des ex à elle , elle en voyait défiler tous les soirs et à chaque fois, c'était le même schéma. Elle se crispait au début avant de les ignorer totalement, refusant même parfois de les servir. Seulement ... Je ne pouvais pas faire cela. D'une part parce que cela risquait de lui faire trop plaisir de voir que je ne prenais même pas la peine de le servir , mais en plus parce que sa présence m'irritait au plus haut point. Choisir cette place, mon côté du bar , c'était de la provocation, pure et simple. Je décidais de rentrer dans son jeu, même si la présence de la blondasse à ses côtés me donnait la nausée. Atlas Je lui adressais un petit signe de tête respectueux même si l'envie de lui arracher la tête ne manquait pas. Que me vaut l'honneur de ta visite ? J'imagine que tu as besoin de te rafraîchir ? C'est sur ... ça doit être fatiguant de se taper la moitié de la boîte.   Non, finalement c'était plus fort que moi, il me tapait trop sur le système pour faire semblant d'être courtoise. Rien que de le voir s'afficher avec cette pétasse me donnait envie de sauter de l'autre côté du bar et de l'étriper .
A. Duncan Holmes
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✽ Lun 28 Avr - 1:28

just don't care anymore. ∞ Son regard cherchait un point de repère, un point connu, un ancre auquel il pourrait s'accrocher, auquel il pourrait prendre appui ne serait-ce que le temps de se tirer de ce sommeil court qui tirait lentement sur sa fin. Ses paupières lourdes réussirent douloureusement à s'ouvrir, laissant la lumière heurter son être de plein fouet, et ce, tandis que son corps endolori roula doucement sur le côté afin. Espérant ainsi réduire la quantité de lumière qui le frappait, il heurta le corps inerte et endormi d'une jeune femme dont le visage lui était vaguement connu... La soirée de la veille ne lui revenait aucunement. Outre le vague souvenir de ce visage mince et ce regard ténébreux, semblable à celui d'Aélia, le jeune homme ne reconnaissait rien en elle, absolument rien. De ce fait, sans demander son reste, il se recula légèrement de cette dernière, tandis que son esprit se réveillait de plus en plus. Se redressant, faisant abstraction de la douleur qui tiraillait ses entrailles, son cerveau ainsi que chaque muscle qui parcourait son corps, Atlas chercha du regard ses vêtements. Fort heureusement, chaque vêtement se trouvait à proximité. Posant un dernier regard sur la jeune femme allongée près de lui, encore endormi, il esquissa un dernier sourire avant de se lever, d'attraper chacun des morceaux de tissus qui s'étalait au sol, puis se dirigea vers la sortie avant de les enfiler pour quitter les lieux. Bien qu'il ressentait une énorme envie de prendre une bonne et agréable douche chaude, il refusait d'être encore présent aux côtés de cette jeune femme à son réveil, ou même à l'intérieur de son appartement... Disons que, en dépit de son attitude habituel aimable et charmeur, il refusait catégoriquement d'assister au réveil des femmes qu'il rencontrait. Le réveil, pour plusieurs, est signe d'investissement, d'attache. Ce qui n'est guère le cas de Duncan, bien au contraire... Il ne s'attache plus, il ne s'investit plus, il ne ressent plus rien outre la colère et la rage qui font ravage en lui en permanence. Le plaisir ne le gagnait jamais, il ne pensait guère au plaisir de la demoiselle... Ce n'était que pour assouvir des pulsions purement sauvages, voir bestiales. Atlas est devenu un autre homme depuis les dernières paroles de cette qui faisait battre son cœur. Plus jamais il ne s'attachera autant qu'il avait pu s'attacher à elle. Plus jamais il ne s'investira autant qu'il le fit auprès d'elle. Plus jamais... Il avait souffert, à deux reprises, et cela lui paraissait beaucoup trop... La souffrance, bien qu'elle restait présente en lui, ne vaincra plus jamais sur son esprit calculateur.

Les paupières devenant de plus en plus lourdes face au manque de sommeil qui gagnait peu à peu son âme, Atlas posa un nouveau regard sur l'heure qui brillait sur l'écran de la montre qui ornait son poignet et fut satisfait de ce qu'il y vit. Le temps passait tandis qu'il arpentait les rues voisines de son habitation familiale, désormais vide. Il pouvait donc en prendre le chemin sans craindre de tomber face à face avec l'une de ses sœurs cadettes, ce qui le rassura. Ces derniers temps, il n'était guère un exemple à suivre, encore le grand frère responsable et protecteur qu'il avait toujours été auprès de ses petites princesses cadettes. Pourtant, au fond de lui, il ressent la tristesse de ne plus les voir aussi souvent, de ne plus parler avec chacune d'entre elle aussitôt qu'elles franchissent le seuil d'entrer, même Miella, la plus vieille de ses sœurs qui depuis son retour, ne cesse de lui démontrer que son absence a été grandement douloureuse. Cependant, tout cela l’indiffère aujourd'hui. Son cœur était de glace, son esprit et son âme était de marbre, son corps de pierre... Il n'y avait plus aucune once de gratitude, de faiblesse, de tristesse ou d'une quelconque émotion semblable à celle-ci. Il n'y avait qu'une coquille vide qui arpentait les couloirs de la maison, veillant sur ses sœurs cadettes à distance, souffrant en silence, noyant ses douleurs dans la luxure des plus totale et sans le moindre retenue envisageable...

Franchissant le seuil de la porte, il fonça rapidement à l'étage, retira ses vêtements et se faufila sous la douche, laissant l'eau chaude ruisseler sur son corps durant de longues minutes, et ce, avant même d'envisager de frotter son corps endoloris par ces derniers jours et ce rythme peu recommandable dont il vivait. Frôlant l'heure complète, Duncan finit par couper l'eau, enroulant simplement une serviette autour de sa taille avant de descendre pour manger un peu avant de retourner à sa chambre, de s'allonger et laisser le sommeil venir à lui une nouvelle fois, mais pour une plus longue durée. Fermant les rideaux opaques de ses fenêtres, verrouillant les portes, il pu, sans effort, sombrer. Épuisé, il n'eut guère le force de rêver ou même de faire des cauchemars... Son esprit sombra également... Pourtant, à son réveil, il découvrit son corps couvert de sueur. Depuis plusieurs jours maintenant, chaque fois qu'il se réveillait d'une véritable nuit de sommeil, son corps était dans le même état... Endoloris, engourdit et couvert de sueur. De ce fait, il retourna rapidement sous la douche, et revint se préparer. Une nouvelle longue nuit enflammée l'attendait, et il ne sera pas seul... Comme toujours. Enfilant un tee-shirt et des jeans, Atlas attrapa son portable et envoya un message à l'une des nombreuses demoiselles qui lui avait laissée un numéro durant les derniers jours. Une bien particulière lui rappelait Aélia par son arrogance et son caractère bien différent de la grande majorité des demoiselles de cette ville. Involontairement... Il recherchait constamment une ressemblance avec cette femme, celle qui fit battre son cœur durant de nombreux mois à une vitesse folle, d'une force hors du commun. Il descendit, saluant brièvement ses sœurs cadettes avant de franchir le seuil de la porte, entrer dans son véhicule et prendre la direction de l'appartement de cette blonde, avant de foncer vers le centre ville, prêt à arpenter les bars, écumer les bouteilles et assouvir ses répugnantes pulsions qui l'envahissent.

La nuit était déjà bien avancé lorsqu'il pénétra à l'intérieur de Slip Inn, cette blonde de plus en plus ivre à son bras. Ne posant qu'un rapide coup d’œil en direction du bar, il constata que Aélia était présente, une nouvelle fois, travaillant fort pour servir la grande majorité des clients à l'intérieur du bâtiment. Ne ressentant guère la soif, ne ressentant rien... Il se concentrait uniquement sur la musique, le rythme qui gagnait son corps ainsi que ses mouvements... Toutefois, la blonde à son bras, toujours aussi assoiffée, voulait un nouveau verre. Celle-ci l'entraîna alors en direction du bar, section Aélia, et se colla contre son corps, attitude qu'il détestait... Cependant, il ne bougea guère le moindre muscle lorsque la serveuse approcha. Atlas Ce sourire charmeur et qu'elle détestait tant autrefois vint étirer ses lèvres lorsqu'il l'observa, ne tenant guère compte de sa présence outre pour une commande. Que me vaut l'honneur de ta visite ? J'imagine que tu as besoin de te rafraîchir ? C'est sur ... ça doit être fatiguant de se taper la moitié de la boîte.   Éclatant d'un rire provocateur, il détourna légèrement son regard de celui d'Aélia, et vint observer sa compagne, attendant qu'elle pose sa commande. Reportant alors son regard vers la jeune femme derrière le bar, il haussa les épaules avant de prononcer la moindre parole. « Cesse de croire que je suis là pour toi, je ne fais que vivre ma vie... » Venant doucement déposer sa main contre la joue de la blonde près de lui, il caressa doucement sa joue. Ce n'était guère par affection, mais simplement pour provoquer Aélia. Il sentait la haine et la rage qui l'envahissait jusque de son côté du bar... Bien entendu, il allait en profiter et se jouer d'elle. « J'aurais bien voulu me passer de t'entendre et de te voir, mais elle avait tellement soif... » Autrefois, jamais, ô grand jamais il n'aurait réussi à être aussi désagréable, aussi détestable que cela à l'égard de la jeune femme... Autrefois, il aurait senti son cœur se serrer à l'intérieur de sa cage thoracique, et ce, jusqu'à tomber en morceau... Cependant, ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, il est glacial, distant, de marbre face à tout ce que cette dernière pourra bien tenter de faire ou de dire... Enfin, c'est ce qu'il espérait... « Tu te dépêches... Je n'ai pas envie de passer ma soirée là... »
Aélia J. Harris
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✽ Lun 28 Avr - 2:27

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Cesse de croire que je suis là pour toi, je ne fais que vivre ma vie... Une gifle. Une grosse gifle. Cela ne ressemblait tellement pas à Duncan d'être si vaniteux, si insolent. Le lendemain de notre dernière rupture, il était devenu quelqu'un d'autre. Il n'était pas l'homme que j'avais aimé, il n'était même pas l'ombre de lui même. Non il n'était plus rien de de tout cela. C'était devenu une carapace vide, sans cœur, sans état d'âme, sans rien. C'était Nevada, sa petite sœur , qui s'avérait être l'une de mes collègues, qui m'avait alerté rapidement. Elle m'avait supplié d'aller le voir , de lui faire entendre raison, m'affirmant que c'était devenu quelqu'un d'autre. Au départ, c'était difficile pour moi d'y croire. Atlas était tellement attentionné, tellement protecteur, tellement sain ... C'était tout simplement impossible. Et pourtant ... J'avais très vite déchantée. Je n'avais même pas eu besoin d'aller le voir , il était venu à moi et dès la première seconde ou nos regard s'étaient recroisés j'ai su que ce n'était pas mon Atlas. Son attitude puait la désinvolture, le sarcasme. Les femmes devenaient des objets et il s'amusait à les collectionner les unes après les autres. Il aurait pu s'arrêter là mais son vrai sadisme était de me faire subir ça , presque à chacun de mes services, il s'affichait devant moi avec chacun de ses conquêtes, prenant volontairement des femmes qui me ressemblaient ou bien, au contraire, le total opposé de moi, aucun juste milieu. Je n'avais pas voulu y croire, pensant que c'était simplement une période, ou une petite vengeance personnelle. Là, encore une fois, je m'étais lourdement trompé. Non seulement il n'avait pas arrêté son petit jeu mais il continuait sa provocation, encore plus forte, encore plus violente. Les seules fois ou nos regards se croisaient, il m'offrait le même sourire salace, charmeur qu'à toutes les autres filles. Lorsqu'il venait au bar , sa voix était froide et détachée. Je ne le reconnais plus, il n'avait plus rien de celui que j'avais connu et la douleur de le constater était pire que toutes celles qu'il m'avait infligé jusque là.
Plusieurs fois il m'avait insulté, non pas vulgairement, mais avec des mots crus, blessants. Cette comédie durait depuis plusieurs semaines, sans discontinue, sans pause ... il était devenu un bad boy sans foi , sans loi. Il était hors de contrôle, sans limite et plus rien ni personne n'arrivait à lui faire entendre raison. L'idée même que c'était moi qui avait engendré un tel monstre me donnait la nausée mais il était trop tard pour revenir en arrière. J'avais voulu lui parler , le retenir , lui dire de tout arrêter mais c'était comme m'exploser contre un mur et le choc était rude. Il semblait tellement détaché, comme si nous étions des étrangers, voire même pire que cela. Le pire c'est que plus il me dégoutait , plus il attirait les autres femmes, fasciné par son physique d'Apollon et son côté sombre et froid. Au bout d'un moment, j'avais arrêté de le prendre en pitié et à mon tour ... Je m'étais révoltée contre lui , lui faisant goûter la douce misère qu'il m'avait imposé durant plusieurs semaines. Entre nous c'était devenu une guerre ouverte, tous les coups étaient permis et cela n'était pas prêt de s'arrêter . Il connaissait mon caractère et c'est ce qu'il attendait, il voulait que j'explose. On se blessait sans vraiment se blesser, on était au delà de tout cela, au delà de tout considération.
Tu vis ta vie ? Atlas , tu n'as aucune vie. Ouvre les yeux ... Ta famille te déteste, tes amis te tournent le dos et les femmes ne veulent que ton cul ... Mais c'est beau de rêver tu sais ? J'éclatais de rire et attrapais des verres derrière moi. Je lançais un coup d'œil amusé à la demoiselle à son bras. Très alcoolisée, celle ci ne semblait même pas tenir debout, une vraie épave, et dire que c'était avec cela qu'il s'affichait ? Et dis moi ... Elle est majeure au moins ? Après une relation professeur , élève , un petit détournement de mineures, ce n'est pas ce qui te fait peur si ? Je lui adressais mon sourire le plus charmeur , le plus affriolant et préparais les cocktails, l'air le plus innocent. La guerre ne faisait que commencer et pourtant le jeu commençait à m'intéresser ... nous allions voir qui allait flancher le premier . Il était allé trop loin et maintenant il allait déguster . J'aurais bien voulu me passer de t'entendre et de te voir, mais elle avait tellement soif... La blonde à ses côtés penchait vers le vert et je ne donnais pas cher qu'elle allait finir la tête de la cuvette des toilettes d'ici une petite heure. Dommage, Atlas allait devoir revoir ses plans pour sa fin de soirée, sa conquête n'allait surement pas réussir à assurer. Sur le coup , j'éclatais de rire à cette pensée, satisfaite de voir qu'une femme préférait une bouteille à sa personne. J'oubliais que tu étais tellement inintéressant qu'elles préfèrent se souler pour oublier le partenaire à leurs côtés ... La preuve , elle préfère finir la tête dans les cuvettes plutôt que dans ton lit . Ironique non ? Je servais le verre à la demoiselle en lui adressant mon sourire le plus aimable. Sans rien comprendre à la scène qui se passait et totalement déphasée, elle me rendait un grand sourire en attrapant dans la poche de Duncan (sans aucune gêne) un billet de cinquante euros qu'elle me tendait. J'éclatais de rire et le mettais dans mon décolleté, bien à la vue de Duncan. Oh que c'est gentil ! Merci Duncan ... On va dire que c'est pour les dommages et intérêts de notre relation. Tu m'as fais perdre un an de mon temps, c'est beaucoup non ? Ca vaut bien 50 euros. J'étais méchante, cruelle, mais ca me faisait du bien de le pourrir , de le descendre plus bas que terre, si cela pouvait le faire se réveiller. Seulement, sa rédemption je n'y croyais plus, je préférais seulement le faire définitivement craquer, le briser encore plus qu'avant. On dit qu'entre l'amour et la haine il n'y a qu'un pas, nous l'avions bel et bien franchis tous les deux. Tu te dépêches... Je n'ai pas envie de passer ma soirée là... J'allais lui répondre quand Aiden se postait à mes côtés. Malheureusement pour lui , Atlas avait parlé un peu trop fort et ... la malchance a voulu que ce soir, c'était mon binôme à mes côtés. Toute mon équipe aurait sans aucun doute réagit mais Aiden lui c'était pire. Je savais qu'il me surveillait constamment, même si ce n'était qu'un petit coup d'œil de temps en temps, il était toujours là, prêt à intervenir si quiconque m'approchait. Protecteur , attentionné, il ne supportait pas qu'on soit trop entreprenant, trop agressif envers moi ... Et nombreux étaient les clients qui avaient subi les revers de leurs comportements. Les habitués avaient vite compris qu'il valait mieux pas m'approcher , malheureusement Atlas ne l'avait pas vu venir celui là. Le regard noir d'Aiden parlait pour lui et sa main dans le bas de mon dos montrait bien l'affection qu'on partageait l'un envers l'autre, tout nous trahissait involontairement. Aiden, ca va ne t'inquiètes pas ... Je le gère celui là. C'est ... Atlas, le frère de Nevada. Aiden le connaissait très bien, il était habitué à le surveiller quand il entrait dans la boîte. Seulement, il était temps de poser officiellement un nom sur une tête. Ca va d'accord ? Je lui pressais doucement sa main et lui faisais un petit signe de tête pour lui montrer que la situation était sous contrôle. Je suis pas loin d'accord ? Et tu as mon accord ... Si tu ne veux pas les servir , vu que Jay n'est pas là ce soir , c'est moi qui décide. Si tu refuses de la servir, tu auras mon soutien. Je lui adressais un petit sourire et acquiesçait la tête. Aiden fusillait du regard Duncan une dernière fois et reprenais son poste à même pas deux mètres de moi. Je sentais ses petits coups d'œil furtifs et cela me rassurait de le sentir là , tout près de moi , c'était une sorte de deuxième soutien face à Atlas, face à l'homme que j'avais tellement aimé, face au seul homme que j'avais jamais aimé en réalité. Tu veux quoi ? Je t'aurais bien proposé une blonde (bière) mais tu en as déjà une ... Sarcasme quand tu nous tiens. Finalement je lui servais ce qu'il me demandait tout en replaçant de manière provocante son billet de 50 euros dans mon décolleté. Aiden passait derrière moi pour chercher une bouteille et posait sa main sur le bas de mon bassin tout en me chuchotant quelque chose à l'oreille. J'acquiesçais une nouvelle fois, sans rien dire de plus et lui attrapais le bras pour le remercier . Un petit clin d'œil et il repartait servir ses clients. Atlas surveillait la scène de près et quelque chose me disait qu'il n'allait pas tarder à ouvrir sa bouche pour déverser encore des horreurs.
A. Duncan Holmes
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✽ Mar 29 Avr - 15:41

just don't care anymore. ∞ Tu vis ta vie ? Atlas , tu n'as aucune vie. Ouvre les yeux ... Ta famille te déteste, tes amis te tournent le dos et les femmes ne veulent que ton cul ... Mais c'est beau de rêver tu sais ? Ces paroles, qui autrefois aurait atteint son âme, réduit à néant son cœur, meurtri son esprit... Aujourd'hui, rien. Il était devenu une coquille vide, déambulant parmi la population environnante, ne tenant guère compte de ce qui pourrait advenir de lui ou des autres qui l'entoure. Plus rien ne semblait l'atteindre, ni même l'arrogance que lui retournait la jeune femme. Tout ce qui l'importait était les femmes, devenus objets à ses yeux, afin d'assouvir les plus bestiales et sauvages de ses pulsions...

En dépit de l'aveuglement dont il faisait preuve à l'égard de tout ce qui l'entourait, il ne pouvait que ressentir la tristesse de ses sœurs... Aucunes ne pouvaient le reconnaître aujourd'hui, il n'était que l'ombre de l'homme qu'il avait toujours été. L'ombre de l'âme charitable et toujours présent pour ses proches... Atlas sentait la tristesse qui émanait des regards de ses sœurs cadettes, surtout Nevada. Celle auprès de qui il passait de longues heures à la suite de son retour de voyage, bien qu'il refusa de se confier totalement sur les expériences qui ont caractériser son voyage, il lui racontait nombreuses de ses aventures, confiant plusieurs vérités à cette dernière. Cependant, depuis les dernières semaines, un simple regard sur son tendre et adorable minois crevait le cœur du jeune homme, et ce, bien que ce n'était guère visible. Son visage restait de marbre, son regard glacial et sa voix distante lorsqu'il saluait ses sœurs avant de franchir le seuil de la porte, et ne revenir qu'aux premières lueurs de l'aube... Il n'était plus l'exemple de la perfection à suivre, il n'était plus l'homme attentionné d'autrefois. Atlas avait tant souffert par le simple biais d'une seule et unique femme que son âme entière refusait de souffrir à nouveau, de se laisser atteindre... Il était incapable d'envisager la douleur une troisième fois. La première fois, à Londres, lorsqu'elle partie sans réelle motivation, prétendant ne plus rien ressentir pour lui, il perdit espoir en l'amour, en les relations de longues durées... Toutefois, lorsque celle-ci vint crever son cœur une seconde fois, il y a quelques semaines de cela, prétendant que la relation complète n'était qu'un jeu, qu'il n'avait jamais rien était à ces yeux outre un objet qu'elle utilisa pour ses études, pour obtenir de meilleurs résultats... Duncan crut mourir. Il crut perdre le peu de son existence qui lui appartenait encore. Après quatre mois loin d'elle, après quatre mois de séparation officielle, son cœur battait encore pour elle, son visage apparaissait dans chacun de ses rêves, il entendait sa voix lui lire des passages de ce livre qu'il partageait à maintes reprises à ses côtés... Tout lui rappelait cette jeune femme. Cependant, depuis leur dernière discussion, ce livre qu'il lisait autrefois tous les soirs avec passion et regret, ne bougeait guère de son emplacement. Une fine couche de poussière était venu se déposer sur ce dernier tant il ne bougeait plus de son emplacement. Cela ne lui convenait guère. Autrefois, avant même de faire la connaissance de cette jeune femme, ce livre était précieux, ce livre inspiration son existence entière... Maintenant, il n'était plus qu'une épaisse accumulation de papier ennuyant et dont il refusait de toucher ou même d'approcher. Atlas n'était plus... Il n'était qu'un homme souffrant de l'amour et de la perte de l'être qui faisait battre son cœur. Cependant, personne ne pouvait lui venir en aide, outre lui-même, outre son envie de redevenir comme avant, de redevenir l'être attentionné d'antan, au moins en présence de ses sœurs cadettes. Lui qui était tel un père durant de nombreuses années n'était qu'un occupant de la maison familiale, plus souvent absent que présent... Était-ce là la meilleure manière de prendre soin de ses proches, de veiller à ce que rien de grave de survienne à aucunes d'entre elles... Au contraire.

Et dis moi ... Elle est majeure au moins ? Après une relation professeur , élève , un petit détournement de mineures, ce n'est pas ce qui te fait peur si ? Perdu dans les tréfonds des abysses de son âme, lorsque la douce voix de la jeune femme retentit à ses oreilles, il releva son regard en sa direction. Comme lors de leur première rencontre, un tumulte étrange d'émotion traversa son regard, hésitant entre la provocation et la rancœur contre l'attention de lui faire comprendre qu'il ne désirait qu'elle, qu'il refusait de la laisser partir encore une fois, bien que son cœur souffrait terriblement... Cependant, ces propos ne firent qu'accentuer la haine que ce dernier ressentait à son égard. En dépit de la mince parcelle d'amour qui brûlait constamment au fond de son cœur de pierre et de glace, il ne pu s'empêcher d'afficher ce sourire provocateur, ce sourire malsain et détestable de cette attitude qui ne le représentait aucunement... Son corps entier se raidit, incapable du moindre mouvement supplémentaire, créant un vide entre son propre corps et celui de la blonde tout près de lui, répugner par son allure d'alcoolique complètement sous l'emprise de ce liquide envoûtant, lui torturant les entrailles. J'oubliais que tu étais tellement inintéressant qu'elles préfèrent se souler pour oublier le partenaire à leurs côtés ... La preuve , elle préfère finir la tête dans les cuvettes plutôt que dans ton lit . Ironique non ? Détournant son regard de son interlocutrice, refusant de l'observer une seconde supplémentaire, Atlas serra les poings le long de son corps, portant son regard sur la foule environnante, repérant de nombreuses jeunes femmes qui ne cessait de l'observer, de le dévorer du regard. Un court instant, cela ne lui prodigua ni tentation ni désir... Toutefois, lorsqu'il posa un nouveau regard sur la blonde près de lui et la serveuse qui était son ancienne petite-amie, il sentit quelque chose s'enflammer en lui. Incapable de savoir si cela était de la haine ou simplement du désir à l'égard de toutes ces jeunes femmes délicieusement ravissante. « Tu ne devrais pas parler de chose que tu ignores Aélia... » Vint-il finalement siffler entre ses dents, tandis que le long de son corps, il sentait ses muscles se crisper, ses poings se serrer douloureusement. Une folie envie de traverser le comptoir, d'attraper le bras de son interlocutrice afin de la tirer hors de ce bâtiment pour avoir une véritable conversation en sa présence le brûlait, mais il ne fit rien. De nouveau, il resta de marbre, glacial à son égard. Ne portant plus attention à la blonde près de lui, il oublia le fait qu'elle vint prendre un billet dans son porte-feuille et le remis, en entier, à Aélia. Oh que c'est gentil ! Merci Duncan ... On va dire que c'est pour les dommages et intérêts de notre relation. Tu m'as fais perdre un an de mon temps, c'est beaucoup non ? Ca vaut bien 50 euros. Laissant un sourire malsain venir étirer ses lèvres, il tourna lentement son regard en direction de ce dernière, quittant les demoiselles présentes sur la piste de danse. Alternant son regard entre son billet présent dans le décolleté, autrefois sien, de la serveuse et son regard brûlant de haine, il pivota entièrement son corps afin de lui faire face. « Bien... Comme ça, tu ne pourras plus dire que je ne t'ai jamais rien donné... Puis, fallait bien payer un minimum tes services, bien qu'ils furent assez médiocres... »

De léger mouvement de bras, il repoussa quelque peu la blonde qui était présente près de lui, laissant ainsi la place à ses côtés disponibles pour une autre jeune femme charmante présente au sein de ce bâtiment de venir profiter de sa présence... Tandis que son regard dévorait littéralement son interlocutrice, hésitant encore la haine et la tentation de le tirer autre part, il resta néanmoins silencieux, de marbre, de glace... Cependant, lorsqu'il aperçu son collègue approcher d'elle et la caresser aussi affectueusement, et ce petit sourire, ce confort qui les unissait, une forte envie de hurler l'envahit, de même que d'être malade... Autant il pouvait souffrir à la vue d'un autre homme auprès d'elle, autant il pouvait bouillir de haine à l'égard d'Aélia et sa rapidité à l'oublier et passer à autre chose... La colère, la rage brûlait en lui, parcourant de flamme les veines de son corps, embrassant son sang tout entier. Bien vite, certaines veines de sa nuque commencèrent à se faire plus visible, de même que le long de ses bras tandis que ses poings se serraient encore plus. Peu lui importait que son interlocutrice perçoive cette haine ou non. Les bras sur le comptoir, facile à voir pour la jeune femme, il se crispait, il bouillait, serrant de plus en plus les poings. « … Quand tu disais que je n'étais rien, que tu n'avais jamais rien ressenti pour moi tout au long de notre relation... Je suppose que tu devais avoir raison vu que tu n'as absolument pas de cœur... Et lui, tu vas lui faire vivre le même enfer, c'est ça? Attend... Devrais-je le prévenir que tu n'as aucun cœur et aucun sentiment pour personne outre toi-même? » Son regard brûlait, de même que son corps tout entier... Il était hors de lui, il était détestable à l'égard de son interlocutrice. Sa haine lui tordait les entrailles, provocant une douleur immense qui parcourait son corps entier. Ses yeux devinrent lentement humide... Il ne trouvait aucune méthode efficace pour venir à bout de cette colère. Autant il voulait défigurer cet homme qui osait toucher Aélia, autant il voulait hurler à la tête de cette dernière jusqu'à ce qu'elle tremble, jusqu'à ce qu'elle cède sous la pression. « Comme il s'appelle celui-là... Tu vas le rajouter à ton tableau de chasse, c'est ça? Juste sous le nom des autres mecs dont tu me parlais la dernière fois! » Laissant un profond soupire franchir ses lèvres, Atlas vint secouer légèrement la tête de gauche à droite, quelque peu désespérer... « Moi qui te croyait différente Aélia... Tu me déçois. » Il était incapable de lui avouer réellement sa jalousie ou sa haine de la voir être approcher par un autre homme alors que lui souffrait le martyre, incapable de se remettre complètement de se second rejet en provenance de la femme qu'il aimait comme jamais il n'avait aimé auparavant. « Une vraie collectionneuse d'homme... Tu m'étonnes que tu te remets si vite de m'avoir rejetée, deux fois! Je me demande bien ce que je pouvais te trouver à l'époque... Si j'avais su comment tu étais réellement, jamais je n'aurais pu tomber sous ton charme, et jamais je ne serai devenu vulnérable, et jamais... JAMAIS je ne serai devenu un homme qui ne parle même plus à ses sœurs tant il est incapable de ressentir quoique se soit... » Aussitôt que ses paroles franchirent la barrière de ses lèvres, il regretta. Il brûla sous le désir de revenir en arrière ne serait-ce que quelques secondes pour retirer ses paroles, pour garder le silence sur comment il pouvait se sentir... Ce n'était ni le lieu ni le moment pour parler de cela. Pourtant, rien à faire. Ce qui était dis, était dis... Impossible de revenir en arrière, impossible de reculer dans le temps...
Aélia J. Harris
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✽ Mar 29 Avr - 18:34

And the kindest of kisses break the hardest of hearts


You can't expect me to be fine, I don't expect you to care. I know I said it before but all of our bridges burned down.
Tu ne devrais pas parler de chose que tu ignores Aélia... Cette phrase, c'était la première qu'il m'avait dite lors de notre rencontre, il y a maintenant un an de cela. Sans même en avoir conscience, il me tendait le bâton pour le battre, encore une fois. J'étais consciente qu'il voulait me blesser , me mettre plus bas que terre mais il se trompait sur la façon de s'y prendre. La seule chose qu'il arrivait à faire, c'était de me donner tous les éléments pour l'écraser. Tiens, c'est étrange ... Cette phrase me rappelle quelque chose. Tu me disais pareil quand, il y a un an, je te décrivais comme un salaud narcissique et sans cœur . Finalement ... Je ne m'étais pas trompée. Alors, tu penses que c'est qui l'ignorant entre nous maintenant ? T'es devenu le mec qui vend son corps pour s'en sortir non ?   Mon sourire était de plus en plus charmeur pour avoir un effet encore plus dévastateur sur lui. Ce n'était pas dans mes habitudes de m'acharner de cette façon sur quelqu'un mais là ... Je n'avais plus de limite pour le blesser, le traîner à terre. Regardes toi Atlas .. Tu n'es qu'un physique. Tu n'as rien d'autre à offrir aux femmes. Tu es inintéressant , tout simplement.   Ses mains se crispaient de plus en plus sur le bar et ça me montrait que mes piques atteignaient leur cible. Atlas. Bien... Comme ça, tu ne pourras plus dire que je ne t'ai jamais rien donné... Puis, fallait bien payer un minimum tes services, bien qu'ils furent assez médiocres... Je manquais de suffoquer sous la violence du coup qu'il venait d'abattre. Ma main se posait sur mon ventre instinctivement , blessée par la dureté de ses mots. Ce que tu m'as donné Atlas ? Tu ne m'as rien donné à part perdre mon temps pendant un an. Tu n'as même pas été foutu capable de me rendre heureuse. Sexuellement ou pas d'ailleurs. Tu parles de mes services ? Tu veux vraiment qu'on en parle tout les deux ? Je sais très bien que tu ne prendras plus jamais autant de plaisir que tu as pu en prendre avec moi, arrêtes de te voiler la face. Tu n'as servi à rien et c'est encore le cas actuellement . Si vraiment c'est moi qui ne t'apportait rien ... Pourquoi c'est moi qui t'ai jeté et pas l'inverse ? Parce que tu es un lâche Atlas. Tu fuis , tu as fuis toute ta vie. Regardes autour de nous ... Elle est ou ta famille ? Tes sœurs, elles sont ou ? Tu es tellement lâche que tu ne te préoccupes même plus de ce qu'elles ont besoin, de ce qu'elles pensent. Tu penses vraiment être à la hauteur de ce rôle ? Du rôle paternel ? Mais tu en es tellement loin mon pauvre , si tu savais ! C'est toi qu'il faudrait materner et prendre par la main ... Mes paroles étaient de plus en plus blessantes, s'attaquant personnellement à sa vie intime. Je voulais qu'il comprenne que son comportement faisait du mal à sa famille mais il avait l'air de s'en moquer , il était tellement au dessus de tout cela à présent. C'était un monstre et même si j'en étais la créatrice, il m'était impossible de le contrôler. Au contraire, chacun de mes mots, de mes mouvements provoquaient les pires réactions chez lui. Encore une fois, il était impossible d'arrêter de nous faire du mal, de nous blesser , encore et encore. Atlas ... dis moi une chose ... si vraiment tu me détestes tant que cela , pourquoi tes conquêtes ont toutes un rapport avec moi ? J'aimerais l'entendre ... parce que la réponse m'intéresse. Quelques clients s'étaient arrêtés de boire et nous regardaient, totalement surpris par la tournure que prenait notre conversation. Certains habitués tentaient de s'interposer entre lui et moi , m'appréciant assez pour comprendre que quelque chose n'allait pas mais un signe de ma part les coupait dans leurs élans. Je voulais régler cela tout seule, à ma façon, sans l'aide de personne et encore moins des clients. Je ne voulais pas les mêler à toute cette histoire et ils avaient l'air de comprendre, même si leurs visages inquiets me touchaient. Quand tu disais que je n'étais rien, que tu n'avais jamais rien ressenti pour moi tout au long de notre relation... Je suppose que tu devais avoir raison vu que tu n'as absolument pas de cœur... Et lui, tu vas lui faire vivre le même enfer, c'est ça? Attend... Devrais-je le prévenir que tu n'as aucun cœur et aucun sentiment pour personne outre toi-même? Atlas venait de faire exactement la chose à ne pas faire : Impliquer Aiden. Liv avait déjà essayé il y a quelques temps et cela c'était très mal fini. Entendre Atlas parler d'Aiden c'était le point de non retour, définitivement. Mes mains se serraient autour du verre , qui éclatait en plusieurs morceaux sous la force de mon étreinte. Je sentais le sang, chaud, couler le long de mon poignet mais j'étais au delà de toute douleur. Aiden ... Ma faiblesse, mon unique point faible. Atlas venait de le trouver et il appuyait dessus pour me faire flancher. Je tentais de respirer normalement mais la colère empêchait mon rythme cardiaque de reprendre une allure raisonnable. TU LE TOUCHES PAS ! Cette fois Aiden tournait tout de suite la tête vers moi, remarquant le sang , les éclats de verre et ma tête ... En quelques secondes il attrapait un bandage et me l'enroulait rapidement autour de la main. Il semblait tout autant furieux que moi et ses mouvements étaient précipités, secs. Comme il s'appelle celui-là... Tu vas le rajouter à ton tableau de chasse, c'est ça? Juste sous le nom des autres mecs dont tu me parlais la dernière fois! Cette fois c'était trop . L'entendre me dire que je n'avais pas de cœur, je m'en fichais royalement mais l'entendre parler de mon binôme me donnait envie de le frapper. Sans réfléchir plus d'une seconde, ma main libre prenait le verre plein d'Atlas devant moi pour lui jeter au son visage, sans aucune hésitation. Mon tableau de chasse ? Ouvre les yeux Atlas ! Qui se promène avec une poupée gonflable chaque soir ? C'est toi ou c'est moi ? Et jamais ... Jamais tu ne me parles d'Aiden c'est clair ? Tu es qui pour me donner des leçons ? T'es rien pour moi Atlas! Mon corps manquait de passer de l'autre côté du bar pour lui en coller une mais Aiden, qui me connaissait mieux que personne, avait vu le coup venir et me plaquait rapidement contre son corps, m'encerclant de ses bras pour me calmer. Une vraie collectionneuse d'homme... Tu m'étonnes que tu te remets si vite de m'avoir rejetée, deux fois! Je me demande bien ce que je pouvais te trouver à l'époque... Si j'avais su comment tu étais réellement, jamais je n'aurais pu tomber sous ton charme, et jamais je ne serai devenu vulnérable, et jamais... JAMAIS je ne serai devenu un homme qui ne parle même plus à ses sœurs tant il est incapable de ressentir quoique se soit... Il me poussait dans mes derniers retranchements. Il avait enfin compris mon point faible : Aiden. Il savait qu'il réussirait à me toucher en s'attaquant à lui directement. Atlas continuait sur sa lancée en me mettant plus bas que terre. Aiden en profitait pour resserrer son étreinte, essayant de me calmer tout doucement. Seulement quelque chose dans sa façon de se tenir , dans l'intensité de ses caresses sur mes cheveux me montraient que quelque chose n'allait pas. Je me retournais vers Aiden, ne faisant plus du tout attention à Atlas et constatais avec surprise qu'il n'était plus le même. Qu'est ce que ... Aiden me coupait la parole pour s'adresser directement à Atlas, méchamment. Otes moi d'un doute ... ce n'est pas de ma copine dont tu parles là ? Aiden resserrait mon corps contre le sien de façon un peu plus langoureuse que d'habitude. Apparemment il semblait avoir une faille chez Atlas que moi, je ne voyais pas. Et pour te rassurer quant à tes questions de tout à l'heure, c'est gentil de t'en inquiéter mais tout se passe très bien entre elle et moi. Apparemment le problème ne venait pas de là. En tout cas , c'est bizarre que tu ne semblais pas convaincu parce que personnellement ... Sexuellement , tout se passe très bien. Peut être que tu es passé à côté de quelque chose non ? C'était la première fois qu'Aiden mettait de côté son tempérament plutôt neutre, très pacifique, pour prendre pleinement parti dans une dispute. D'habitude si détaché, voire même parfois désinvolte, là il était plutôt provoquant, froid. Ses mains glissaient doucement sur mes cuisses, et même si c'était pour pousser la comédie jusqu'au bout, mes jambes menaçaient de fléchir à son contact. Finalement Aiden remontait ses mains, insistant bien sur mes hanches, ma nuque, tout les endroits qu'Atlas aimait tellement chez moi et sans même le savoir , il allait encore plus le provoquer. Après une petite seconde, Aiden attrapait mon visage entre ses mains et l'approchait tendrement du sien.
Tu permets ? Il s'adressait à Atlas bien sur et à l'instant même ou Atlas écarquillait les yeux, Aiden posait lentement ses lèvres sur les miennes ....
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