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 when you admit you may have f*cked up a little | zachena

Athena L. Wilkinson
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✽ Jeu 15 Mai - 18:32

six degrees of separation
zachena ✻ You're doing all these things out of desperation, you're going through six degrees of separation. First, you think the worst is a broken heart. What's gonna kill you is the second part and the third, is when your world splits down the middle. Fourth, you're gonna think that you fixed yourself. Fifth, you see them out with someone else and the sixth, is when you admit that you may have fucked up a little.

Je les regarde pleurer. Il n'y a pas énormément de monde, ce qui ne m'étonne pas plus que ça. La famille de James l'a complètement renié lorsqu'il a admit son homosexualité, nous n'avons donc personne de ce côté là. Celle de Chris n'est pas très grande mais ses parents et sa sœur sont présents, ainsi que son unique neveu. J'ai l'impression qu'on m'arrache le cœur quand je regarde la peine dans les yeux de mes grands-parents. J'ai beau être arrivée dans la famille à l'âge de dix ans, ils n'ont jamais fait de différence entre mon cousin et moi, ils m'aiment et leur profonde tristesse me le prouve à nouveau. Papa est inconsolable, je rêve de le prendre dans mes bras mais personne ne remarque ma présence car je ne suis pas vraiment là, je ne suis plus là. Ils paniquent pour Camille, ils se demandent si j'aurais voulu qu'ils préviennent Zachary... J'ai envie de leur hurler que non, que c'est à moi de le faire. Mais c'est trop tard, je ne l'ai pas fait quand j'en avais l'occasion et je me trouve à présent enfermée dans une boite, six pieds sous terre. J'ai soudainement l'impression d'étouffer, je sens la terre pénétrer dans ma bouche, dans mes poumons. J'aimerais crier mais je suffoque. Puis finalement un cri, pas le mien... Celui de Camille, qui me ramène dans le monde des vivants. J'ouvre les yeux en sueur et me redresse brusquement dans un grognement de douleur. Je mets plusieurs secondes à reprendre ma respiration. Les mains tremblantes, je me dirige machinalement à la cuisine ou je prépare son biberon avec des gestes délicats pour ne pas m'infliger une nouvelle douleur dans la poitrine. A ses huit mois, j'ai cessé l’allaitement - trop douloureux - et j'ai espéré le voir passer ses nuits complètes mais ce n'est pas demain la veille. Je me rends dans sa chambre et le prends dans mes bras, même s'il sait tenir son biberon de lui même maintenant. Je cale ma respiration sur la sienne, ça aide à me calmer. La douleur est vive dés que je le soulève mais je ne peux m'en empêcher, je n'en ai pas toujours le choix de toute façon même si cette fois, j'aurais pu le laisser dans son lit. L'accident a eut lieu il y a quatre semaines et mes 4 côtes cassées restent relativement douloureuses au moindre effort. Le pire, c'est qu'il n'y a rien à faire à part attendre que ça passe et prendre des anti-douleurs. Mais je ne me plains pas. Je suis en vie, ce qui relève du miracle d'après les témoins. Malgré cette chance inouïe, je ne passe pas une nuit sans faire de cauchemars dans lesquels je vois mes obsèques. La mort ne m'a jamais vraiment fait peur - tant qu'elle est radicale, si j'ai un jour un cancer, j'y mettrai fin avant qu'il ne m'éteigne doucement - mais voir mes proches surmonter cette perte me panique. Camille n'a personne. Faux, il a ses grands-parents mais est-ce que cela suffirait si je n'étais plus là? Je sais que papas finiraient par prévenir Zachary, ils ont toujours voulu que je le fasse. L'avantage est qu'il ne pourrait pas vraiment me détester, on n'en veut pas aux morts, si ? Mais Camille... Mon fils se retrouveraiit avec un inconnu en tant que père. J'y ai beaucoup réfléchi récemment et pris ma décision, même si celle-ci risque de détruire notre équilibre. J'ai déjà tenté d'appeler Zachary de l’hôpital et avant hier mais la messagerie a pris le message et je ne suis pas sure qu'il aie pris le temps d'écouter ce que je lui ai laissé. C'est mérité. N'empêche qu'il va bien falloir qu'il m'écoute... Qu'il m’assassine, fort probablement. Je pousse un long soupire, reprends le biberon vide et place mon fils dans son lit pour qu'il termine sa nuit et que j'en fasse autant, une longue journée m'attend demain.


* * *


Mon cœur bat à du 2000 pulsations/minutes, au minimum. J'ai l'estomac complètement retourné, j'ai enchaîné les conneries au salon, incapable de me concentrer sur autre chose que sur le discours que je suis censé livrer dans quelques minutes. Dans l'ascenseur, je regarde ma tête et mes cheveux que je replace correctement, comme si ça pouvait cacher toutes mes appréhensions. J'ai les mains moites, je transpire comme si je venais de faire un jogging, je suis dégueulasse. Je frotte une nouvelle fois mes mains sur mon jeans et prend une bonne inspiration pour sortir de l'ascenseur. J'observe bien dix minutes la porte d'entrée de Zachary sans pouvoir faire le moindre mouvement. Il va finir par la franchir avant moi... Et si c'était Colleen qui ouvrait? Pitié non. Il risque fortement de me dégager mais ce sera bien pire si c'est elle qui m’accueille. Je prends mon courage à deux mains et écrase doucement mon doigt sur la sonnette comme si l’effleurer rendait le son plus agréable. J'ai envie de creuser un trou dans lequel m'enterrer, de courir me cacher là ou il ne pourra jamais plus me trouver, au lieu de ça je suis telle une statue devant sa porte.

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zachena ✻ Said I’d never leave him cause his hands fit like my t-shirt, tongue tied over three words, cursed. Running over thoughts that make my feet hurt, bodies intertwined with his lips. Now i'm feeling so low since I went solo, hole in the middle of my heart like a polo and it’s no joke to me, so we can we do it all over again?
Zachary Davenport
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✽ Jeu 15 Mai - 21:29

six degrees of separation
zachena ✻ You're doing all these things out of desperation, you're going through six degrees of separation. First, you think the worst is a broken heart. What's gonna kill you is the second part and the third, is when your world splits down the middle. Fourth, you're gonna think that you fixed yourself. Fifth, you see them out with someone else and the sixth, is when you admit that you may have fucked up a little.
6 avril 2014 - 10:06 p.m L’Ivy est plein à craquer. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je dois avouer que je n’aime pas trop ça. L’Ivy est devenue comme une deuxième maison et j’ai l’étrange impression d’être envahi. Du coup, je reste assis et je me contente d’enchainer les verres. Un peu plus loin, Austin danse avec un groupe de filles. Je ne suis pas sûr qu’il puisse toutes les combler mais j’imagine qu’il s’en croit capable. Je souris et je lève mon verre dans sa direction. Il sourit à son tour et je bois cul sec. Dans ma poche, mon portable se met à vibrer.  C’est surement Colleen qui veut savoir si je rentre mais c’est hors de question. Je sais qu’elle n’est pas seule et j’ai aucune envie de croiser son invité... Je laisse donc le téléphone vibrer contre ma cuisse jusqu’à ce qu’il cesse. Avec un peu de chance je faisais fausse route. Les faux numéros c’est fréquent et je ne vois pas pourquoi Colleen aurait attendu aussi tard pour prendre de mes nouvelles. Enfin bref, je préfère ne pas y penser. Je suis ici pour prendre du bon temps et ce n’est pas en imaginant Colleen dans les bras d’un autre que je vais y arriver. Je commande donc un autre verre et je fais en sorte de l’apprécier avec le sourire. Entre temps, Austin a fini son petit jeu de playboy et me rejoins. Je lui tapote l’épaule pour le féliciter et lui montrer à quel point je suis fier de lui –oui, faut l’encourager le petit, il se donne à fond pour être le meilleur dans sa catégorie. Mon téléphone vibre de plus bel. Toujours avec le sourire, je plaque mon dos contre le dossier du canapé pour faciliter l’accès à la poche de mon jean et j’en sors mon téléphone. Le numéro du répondeur s’affiche sur l’écran et je le regarde d’un air perplexe. Je montre le téléphone à Austin et je m’éloigne. Après avoir trouvé un coin tranquille, je rappelle le répondeur. «  Vous avez un nouveau message. Aujourd’hui à dix heure six : ❝ Hey c'est moi, Athena... Wilkinson. J’ai eu un accident de voiture, je suis à l'hôpital et... non pas que t'en ai quelque chose à faire, ça n'a rien avoir en fait... mais je dois te parler. C'est important, si tu pouvais rappeler…❞ Fin des nouveaux messages. Pour […] » Je suis pétrifié. Littéralement. Plus un seul muscle ne bouge. J’ai l’impression d’être brisé de l’intérieur. Cette voix... Cette voix me pétrifie. Une multitude de sentiments me gagnent : la colère, la tristesse, l’angoisse, la peur, l’inquiétude… Aussi débile que ça puisse être, mon premier réflexe est de faire écouter le message à Austin. Personnellement, je ne sais pas quoi penser mais lui saura. Il a beau avoir la compassion d’un oursin, il saura quoi faire. Après avoir écouté le message, il me dit de passer outre, de laisser Athena dans sa merde et d’aller de l’avant. Je sais qu’il a raison. Pourtant, je m’inquiète. Pas pour son accident. Mais pour ce que je ressens. J’ai peur car malgré le temps… je pense être toujours amoureux. Pour être sûr, j’écoute encore et encore ce fameux message. Je l’écoute jusqu’à ce qu’Austin se décide à m’arracher le téléphone des mains et supprime le message. Je ne sais pas pourquoi, mais pour le coup, je l’aime. Merci. Merci à toi Austin pour me garder loin de cet enfer qu’a toujours été Athena Wilkinson.

* * *
15 mai 2014 - 05:23 p.m Encore une journée à rien foutre. A croire que je les collectionne en ce moment. Faut dire que le moral n’est pas au rendez-vous depuis plusieurs jours. La faute à la pluie qui ne cesse de tomber et à mon foutu rhume qui continue de m’en faire voir de toutes les couleurs. Et c’est sans oublier Athena qui continue de me harceler par téléphone. Assis sur mon lit, je fixe mon ordi. Sur l’écran un énième épisode de Friends. Friends, ou la seule série que je pourrais regarder en boucle. Faut dire que cette série est géniale. Alors que j’arrive à la fin de mon épisode, mon téléphone vibre à côté de moi. Je jette un coup d’œil à l’écran et je souris. Austin. Ce mec ne veut pas lâcher l'affaire. Mec, laisse-moi faire le mort encore un peu. Je n’ai juste pas le moral pour sortir en ce moment. Je préfère me morfondre à la maison et m’empiffrer. Après, peut être que c’est important. Peut-être qu’il a besoin de … « Putain tu fais chier Austin… » En proie à la culpabilité, j’attrape mon téléphone et pianote un texto. « On se voit ce soir à l’Ivy ? Pas trop le temps de parler là tout de suite, je révise. » J’appuie sur le bouton envoyer et je reviens à mon épisode. Je n’aime pas mentir à Austin mais je n’ai aucune envie de jouer les relou à me plaignant h24. Surtout que j’en aurais des trucs à dire vu ce que je ressens là, tout de suite, maintenant. Mais pas le temps d’énumérer mes sentiments, on sonne à la porte. Pendant un bref instant je pense à Austin. Il serait capable de se pointer ce con, juste pour me forcer à mettre le nez dehors. Grognon, j’extirpe mes jambes de mes draps et me relève. J’ai une gueule à faire peur : pas coiffé, bas de pyjama et à poil partout ailleurs. Mais peu importe, Austin m’a déjà vu complétement à poil et déchiré, il n’est plus à ça près. « Tu fais chier Austin, je t’ai dit que je devais réviser ! » j’hurle tout en approchant de la porte. Quand j’ouvre, mon monde s’écroule. Presque instinctivement je referme la porte. Mais c’est sans compter la ténacité de miss Wilkinson qui retient la porte. Elle veut parler ? Soit ! Qu’on parle. Énervé, je la laisse ouvrir la porte et retourne chercher un de mes t-shirts qui trainent dans le salon. Silencieux, j’enfile mon t-shirt et me tourne vers elle. Le silence dure… « Qu’est-ce que tu viens faire ici ? Je pensais que le message était assez clair : je n’ai aucune envie de te parler… » Voilà qui est fait. Merci, au revoir, à la prochaine !

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✽ Jeu 15 Mai - 22:52

six degrees of separation
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Sa simple voix me pétrifie. Austin... Il risque d'être déçu. Il me reste quelques secondes pour prendre la sortie, courir loin loin de lui mais mes pieds son collés au sol. Mon cœur s’accélère un peu plus quand je vois la poignée bouger, suivi de la porte. J'ai l'impression de voir la scène au ralenti, comme si quelqu'un tenait à ce que chaque seconde soit une torture. Pas de répit. J'ai l'impression que le dixième de seconde qui suit fait plus d'une minute. Mon regard tombe sur lui, sur son corps, et s'y attarde alors que mon cœur rate un battement. Il me manque tellement. Je tente de capter son regard et par je ne sais quel miracle, mes réflexes me reviennent. Je place rapidement mes doigts et mon épaule dans l'ouverture de la porte dans une grimace, Il va devoir me casser en plusieurs morceaux s'il tient à la refermer. Chaque respiration est comme une brûlure dans ma poitrine, le médecin m'a demandé de bouger le moins possible, pas de ma lancer dans des mouvements brusques et improbables. Mais ça marche, entre guillemet : la porte reste ouverte mais il disparaît. J'ai envie d'y voir une invitation à le suivre mais son regard disait le contraire alors je me contente de refermer derrière nous et de rester appuyée contre cette porte, histoire d'épargné notre mélo-drame aux voisins. Je l'observe marcher vers moi tout en mettant son t-shirt et je sers les dents en retenant mes larmes - non pas parce qu'il se rhabille! Il me déteste. Il a toutes les raisons de le faire et n'a aucune conscience de ce que j'ai sacrifié, des raisons de mon départ. « Qu’est-ce que tu viens faire ici ? Je pensais que le message était assez clair : je n’ai aucune envie de te parler… » Je baisse les yeux et croise les mains derrière mon dos, du moins j'essaye mais ce geste m'est encore impossible. Par dépit, je les laisse pendre dans le vide, ce qui n'aide pas non plus. Je voudrais tellement avoir Camille avec moi à cet instant précis. Juste lui mettre sous les yeux et le laisser en venir seul à la conclusion. La peau mate, son sourire, ses yeux clairs... C'est un mini lui, sans la moindre exagération, à moins d'être aveugle, il ne pourrait pas le nier. Au début ça allait, mais depuis trois mois, je crains de rencontrer d'anciennes connaissances communes à chaque fois qu'on sort tant c'est évident. Mais j'ai pensé que ne pas le brusqué serait le mieux, alors je me retrouve seule... Peut-être que j'ai eut raison, sauf que j'ai oublié tout ce que j'avais en tête, tout ce que je dois lui dire. « J'ai cru comprendre, oui... » Je ne parle pas sur un ton de reproche, bien au contraire. Ma voix est à peine audible, je marmonne et n'ose même pas l'observer, un chien battu ne ferait pas de différence à côté de moi. Je me mets une claque mentalement et relève la tête pour planter mon regard dans le sien. « Mais c'est important Zach... Je sais que c'est un peu tard pour me justifier mais il faut que tu m'écoutes... » Me justifier. A m'entendre, on dirait que je ne parle que de notre rupture, de mon départ. Alors oui deux ans plus tard, j'ai juste le droit de la fermer et le laisser vivre sa vie. S'il était celui qui était parti, je pense qu'il aurait déjà vu voler tous les objets à ma disposition dans sa direction. Mais il ne s'agit pas de nous deux, plutôt de nous trois. J'ai envie de prendre des gants, de laissé passer quelques indices pour qu'il en vienne seul à une conclusion mais je risque d'être à la porte bien avant d'avoir le temps de paroles nécessaires. Je me laisse une chance d'y parvenir malgré tout. « T'es seul? » Si Colleen est là, je prends mes jambes à mon cou. C'est une conversation que nous devons avoir tous les deux, sans sa sangsue de meilleure amie et son regard assassin. Je l'aime bien, vraiment. Je suis sure que dans une autre vie, on pourrait êtres amies toutes les deux mais pas dans celle-ci. Pas pour l'instant, alors qu'elle me voit comme la connasse qui s'est joué de son meilleur ami. Je n'en ai pas la moindre idée, on ne s'est pas revue depuis lors mais je devine aisément ses sentiments à mon égard. Il suffit de voir Austin quand il vient chercher sa dose et m'analyse comme si je pouvais lui jeter un sort ou l'empoisonner juste en le regardant. Il juge ce que j'ai fait, ainsi que ce que je fais actuellement - même si ça l'arrange bien - et son regard transmet clairement un " ne t'approche plus jamais de lui ". Clair comme de l'eau de roche, comme si c'était écrit sur son front en lettres majuscules. Mon regard est fixé sur son épaule pour éviter ses yeux et je pose mes mains contre mes cuisses pour en masquer le tremblement. S'il avait voulu me mettre à la porte, ce serait déjà fait non? Oui. Je crois. Je peux le faire mais pour une raison qui m'est inconnue, je lui laisse le choix, j'attends désespérément une réaction au lieu de me mettre à parler tant que j'en ai l'occasion.

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✽ Mer 21 Mai - 15:10

six degrees of separation
zachena ✻ You're doing all these things out of desperation, you're going through six degrees of separation. First, you think the worst is a broken heart. What's gonna kill you is the second part and the third, is when your world splits down the middle. Fourth, you're gonna think that you fixed yourself. Fifth, you see them out with someone else and the sixth, is when you admit that you may have fucked up a little.
Calme, il faut que je reste calme. Peu importe ce qu’elle dira, peu importe ce qu’elle fera. Athena n’est plus rien pour moi, elle n’est qu’un fantôme de mon passé… On fait abstraction de son regard, de sa peau… Bloody Hell, je l’ai dans la peau. J’ai beau dire ou faire ce que je veux, elle est de loin la plus… concentration ! On ne perd pas de vue que je la déteste, qu’elle m’a fait souffrir. Pendant deux ans elle m’a fait miroiter monts et merveilles. Pendant deux ans elle a fait en sorte que je ne vois qu’elle, que je ne pense qu’à elle. Tout ça pour finalement me laisser tomber comme un moins que rien. Pas d’explications, rien. Madame est partie et n’a jamais cherché à savoir ce que je devenais. Personnellement, j’ai essayé de me battre pour elle, pour nous. Mais que pouvais-je faire sinon attendre un signe de sa part ? Aussi belle qu’elle soit, Athena est plutôt douée pour disparaitre… Un côté de sa personnalité que j’ai fini par apprécier, car comme on dit : loin des yeux, loin du cœur.

« Qu’est-ce que tu viens faire ici ? Je pensais que le message était assez clair : je n’ai aucune envie de te parler… » Première étape : mettre de la distance. Peu importe ce qu’elle dit, peu importe ce qu’elle fait. C’est bizarre, j’ai l’étrange impression de me répéter… surement l’effet qu’on a quand on cherche à se convaincre soi-même. Personnellement, j’ai peur de tomber dans le panneau, peur de me faire avoir. J’aimerais tellement qu’Austin soit là. Il n’aurait surement pas hésité à la foutre à la porte - chose que je suis apparemment incapable de faire ça. « J'ai cru comprendre, oui... » Arrête-toi là, pitié, arrête-toi là… « Mais c'est important Zach... Je sais que c'est un peu tard pour me justifier mais il faut que tu m'écoutes... » Sans vraiment le vouloir, je lève les yeux au ciel. Se justifier ? Deux ans après ? Soit elle me prend pour un con, soit elle cherche à me reprendre. Oui, pour le coup je suis assez narcissique… mais c’est un vieux fantasme de mec abandonné ; Voir la femme qu’on aime revenir en rampant, triste et fragile... une situation parfaite pour se venger et l’envoyer voir ailleurs. « T'es seul ? »  Je regarde autour de moi et j’ai honte. L’appart, d’habitude impeccable ressemble à un champ de bataille. Mes affaires sont étalées un peu partout. Des t-shirts, des chaussettes, des cale… enfin, peu importe.

« Colleen ne va pas tarder à rentrer. » Mensonge. Colleen passe la semaine avec sa famille. Dans le cas où elle serait sur le point de rentrer, je me serais surement bougé pour tout ranger. J’ai beau être bordélique, j’ai tendance à faire quelques petits efforts quand il s’agit de Colleen. Car oui madame, Colleen compte pour moi : Surtout ne pas oublier ça. « Si tu veux partir, surtout n’hésite pas… » Oui, j’ai beau essayer de me persuader de rester calme, je dois bien avouer que c’est plus facile à dire qu’à faire. « Personnellement, je n’ai rien à te dire. Je pense que tu as été assez clair la première fois… » Rester calme, il faut que je reste calme. Par mesure de sécurité, je fourre mes poings dans les poches de mon pyjama… un  accident est si vite arrivé. Et là, c’est la révélation. Athena, la fille que j’ai le plus aimé se révèle être aussi celle que je déteste le plus. Et plus je la regarde, plus elle m’énerve. Elle joue la fille mal à l’aise bouffée par les regrets ? Très bien, je serais le méchant dans ce cas là… « Et s’il te plait, arrête de faire ton air de chien battu… au dernières nouvelles c’est toi qui a décidé de me laisser tomber, c’est toi qu’est partie comme une voleuse alors par pitié, arrête de tirer cette tronche, tu m’énerves plus qu’autre chose… » Bon, on repassera pour le côté calme et diplomate. C’est juste que je n’aie aucune envie de jouer au gentil garçon compréhensif. Cette garce m’a brisé, à mon tour…

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Athena L. Wilkinson
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✽ Mer 21 Mai - 16:19

six degrees of separation
zachena ✻ You're doing all these things out of desperation, you're going through six degrees of separation. First, you think the worst is a broken heart. What's gonna kill you is the second part and the third, is when your world splits down the middle. Fourth, you're gonna think that you fixed yourself. Fifth, you see them out with someone else and the sixth, is when you admit that you may have fucked up a little.

Mon regard glisse sur ses lèvres, le long de sa mâchoire et fini par dessiner ses épaules carrées malgré son petit gabarit. Sans que je n'ai le temps de réagir, je le vois plaquer mes mains contre la porte alors que ses lèvres se perdent dans mon cou. Par magie, je ne ressens plus aucune douleur, je suis libre de tout mouvement. J'arrive à libérer une de mes mains que je plonge dans ses cheveux auquel je m'accroche désespérément. Mon cœur bat tellement vite, tellement fort, qu'il me donne l'impression d'être prêt à sortir de ma poitrine. j'aimerais juste que ce moment ne s'arrête jamais, qu'il me fasse l'amour comme jamais... « Colleen ne va pas tarder à rentrer. » ...Ce qui ne risque pas d'arriver. La chute fait mal. Je retombe sur terre et me mord à lèvre pour me calmer jusqu'à sentir le gout du sang sur ma langue. Mes mains tremblotent et je l'observe, lui et son regard qui me méprise. Allo Athena, ici la Terre. J'en pleurerais mais j'essaye de garder un visage neutre, qui ne laisse pas deviner mes pensées, pire mes envies. Je ne sais même pas comment je suis capable d'y penser, il m'obsède, je me déteste. « Si tu veux partir, surtout n’hésite pas… » " Et bien oui, parce que bien sur j'ai fait tout ce chemin juste pour venir t'énerver et repartir comme si de rien n'était. " Je me retiens de lui cracher mes réponses que je garde pour moi, ce qui en soit le plus difficile. Je lui en veux tellement pour les paroles qu'il a pu avoir en parlant d'enfants... Sauf qu'il ignore tout ça, dans sa tête, tout est de ma faute. Je pourrai lui faire mes reproches une fois qu'il détiendra la vérité, et encore, si je m'en sens capable.

« Personnellement, je n’ai rien à te dire. Je pense que tu as été assez clair la première fois… » Je retiens un rire neveux qui monte doucement mais surement, je plaque ma main devant mes lèvres pour que ça ne soit pas visible. S'i savait... Non, je n'ai pas été claire, j'ai été tout l'opposé. « Et s’il te plait, arrête de faire ton air de chien battu… au dernières nouvelles c’est toi qui a décidé de me laisser tomber, c’est toi qu’est partie comme une voleuse alors par pitié, arrête de tirer cette tronche, tu m’énerves plus qu’autre chose… » Je le fusille du regard comme pour lui obéir. Il veut du mépris à la place? Et bien qu'il le prenne, j'en ai à revendre. Je me mords la joue, je me suis promis de lui annoncer en douceur mais j'ai juste envie de lui lancer la vérité en pleine figure et qu'il se débrouille pour savoir quoi en faire.  « Crois-moi, je ne t'ai pas laissé tomber, je t'ai rendu service! » Je pousse un long soupire et passe une main sur mon visage et ensuite dans mes cheveux pour me contenir. « Une semaine avant que je... parte... On était dans un parc. » Je le remets en contexte sur un voix plus posée même si je ne suis pas certaine qu'il en arrive seul à la bonne conclusion. Dans le pire des cas, il me met à la porte et je suis obligée de lui dire sans prendre de gants... au mieux j'arrive à y aller doucement, tout dépend de lui. « Je t'ai parlé famille... bébés... Tu te souviens de ta réaction? » Je peux lui ressortir mot pour mot s'il n'a pas la réponse. Je doute que la conversation aie été d'une grande importance pour lui, alors que c'est celle que je me repasse en tête tous les jours. C'est à peine si je ne m'étrangle pas sur le mot bébé tant j'ai peur qu'il en vienne directement à la bonne conclusion. Je veux y aller doucement pour lui mais aussi pour moi, je ne suis pas préparée du tout à sa réaction, mais je n'en vois aucune de positive. « T'as dit que tu détestais les enfants. Tu ne voulais pas le regretter pour le reste de ta vie. Tu m'as toujours fait comprendre que c'était pas pour toi ! » Pas que lors de cette conversation, dans la vie de tous les jours : il n'aimait pas ça. Je ne veux plus m'arrêter, pas maintenant que je suis si bien lancée. Il ne faut surtout pas que je lui laisse le temps de réfléchir, qu'il pense que je suis partie parce que j'en voulais. Je prends une bonne inspiration. « Je t'en parlais pas par hasard mais parce que j'étais enceinte. » Mon regard cherche le sien et le trouve, je n'ose même pas respirer, j'attends juste que la foudre me tombe dessus. Ne pas détourner les yeux est une des choses les plus difficile qu'il me soit demander de faire mais je refuse de fuir une fois de plus.

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Je sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression d’être sur le point de vivre la pire journée de toute ma vie. Incapable de bouger ne serait-ce qu’un cil, je reste immobile et la fixe armé de ma colère, de ma rancœur. Cette fille ne mérite pas mon attention, elle ne mérite rien qui pourrait venir de moi. Elle a beau avoir été la femme de ma vie, aujourd’hui, elle n’est plus rien : Juste un parasite que j’aimerai jeter dehors… Mais comme on dit, plus facile à dire qu’à faire. Athena n’est pas du genre à se laisser faire et si j’ai longtemps aimé son obstination, aujourd’hui ce n’est plus le cas.   « Crois-moi, je ne t'ai pas laissé tomber, je t'ai rendu service! »  Ah parce que madame s’attends à ce que je la remercie ? Que je la remercie pour avoir fait de ma vie un enfer ? De m’avoir trainé dans la boue ? De m’avoir humilié ? J’ai beau être un gars de principes, je suis à deux doigts de lui mettre une gifle. Juste histoire de la faire redescendre sur terre. « Une semaine avant que je... parte... On était dans un parc. Je t'ai parlé famille... bébés... Tu te souviens de ta réaction ? T'as dit que tu détestais les enfants. Tu ne voulais pas le regretter pour le reste de ta vie. Tu m'as toujours fait comprendre que c'était pas pour toi !  »  Et comment ! Moi et les gosses, on n’est pas copains. D’abord parce que je n’ai aucune envie de m’attacher à eux et ensuite parce qu’ils sont bruyants, ennuyeux et surtout incapables de se débrouiller seuls. Je n’ai aucune envie d’être père, comme je n’ai aucune envie d’être tonton. Mais pourquoi parler de ça au juste ? Mon aversion pour les enfants n’est pas une surprise, je m’en suis jamais caché… En quoi est-ce que ça concerne Athe…   « Je t'en parlais pas par hasard mais parce que j'étais enceinte. »  

On inspire, on expire… c’est une blague, une blague de mauvais gout... A moins que ça soit une ruse pour me récupérer. Le coup du « J’ai dû avorter toute seule, ais pitié de moi… » Sans que je m’y attende, ma conversation avec Austin me revient en pleine figure… m’acheter des capotes… ce serait peut-être pas une si mauvaise idée après tout… « Me le dire ne t’as pas effleuré l’esprit ? Genre «  Salut Zach, je suis enceinte, je veux avorter ! » Non ? C’était trop compliqué ? » Surtout on n’oublie pas : on reste calme. Mais c’est peine perdu, ma voix s’élève et je finis par crier. « J’aurais pu venir avec toi si tu n’avais pas été aussi lâche, on aurait pu faire ça ensemble ! » Oui, ma surprise fait vite place à la colère. Pas un seul instant je ne l’imagine avec un gamin. D’abord parce qu’elle ne l’aurait surement pas fait dans mon dos et ensuite parce que j’aime à penser qu’on était sur la même longueur d’onde. Je n’aime pas les enfants, je n’imagine pas ma vie en tant que père… mais pour elle, j’aurais fini par céder… si elle me l’avait demandé  je le lui aurais donné. Malheureusement, il est trop tard pour ça et j’imagine qu’on ne saura jamais ce qui aurait pu advenir de nous. « J’imagine que tes pères étaient au courant et qu’aucun d’entre vous n’a jugé judicieux de me prévenir… ? Oui après tout, laissons donc Zach dans sa merde… Vous vous valez au final ! Putain de merde, tout ça pour ça ! Tu me laisses tomber pour un mioche qui n’existe même pas et t’oses te pointer pour me dire ça ? » Sans que j’y fasse attention, mes mains sont sorties de mes poches et remuent l’air avec violence. J’ai peur de devenir violent, j’ai peur de perdre le contrôle. Le fait est que cette fille à la fâcheuse manie de me mettre dans des états pas possible. Bien que je préfère largement la haine et la rage à la tristesse et le regret.

«Juste… barres-toi, casses toi… » J’essaie de reprendre mon calme, du coup, ma voix redescend. « T’as dit ce que t’avais à dire, maintenant, oublies-moi… »

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Zachena ♫ I'll be your light, your match, your burning sun. I'll be this guy, this guy speaking your name. I got my mind made up and I can't let go. I'm killing every second 'til it sees my soul. I'll be running, I'll be running, 'til the love runs out, 'til the love runs out. And we'll start a fire, and we'll shut it down, 'til the love runs out, 'til the love runs out.
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✽ Mer 21 Mai - 20:45

six degrees of separation
zachena ✻ You're doing all these things out of desperation, you're going through six degrees of separation. First, you think the worst is a broken heart. What's gonna kill you is the second part and the third, is when your world splits down the middle. Fourth, you're gonna think that you fixed yourself. Fifth, you see them out with someone else and the sixth, is when you admit that you may have fucked up a little.

Je pose mes mains contre la porte et m'appuie sur celle-ci. Si celle-ci était en bois, je pense que mes ongles y seraient imprégner, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour garder mon calme. La bombe es lâchée, je ne peux plus reculer et je regrette presque d'enfin lui avoir dit. Je pourrais me sentir plus légère maintenant que je n'ai plus ce poids sur les épaules... sauf que j'ai sa colère en contre-partie, je me sens toujours aussi mal. Si ce n'est plus. « Me le dire ne t’as pas effleuré l’esprit ? Genre «  Salut Zach, je suis enceinte, je veux avorter ! » Non ? C’était trop compliqué ? » Je fronce les sourcils. Bien sur, c'est sur cette conclusion qu'il saute directement, l'avortement est la seule possibilité dans son esprit, j'ai envie de lui sauter à la gorge. Je déglutis et tente de me rassurer sur mes décisions passées : j'ai bien fait de ne rien lui dire à l'époque. C'est qu'il aurait pu me convaincre de tuer ce qui compte le plus dans ma vie. Je l'aurais fait pour lui... Et je m'en serais voulu bien plus que je ne le fais aujourd’hui. Je ne pense pas que j'aurais pu me relever après un avortement, c'est juste totalement impossible dans mon esprit. « J’aurais pu venir avec toi si tu n’avais pas été aussi lâche, on aurait pu faire ça ensemble ! » « Le rêve... » Je marmonne entre mes dents de manière purement ironique, un sourire en coin se dessine même. Je ne veux pas le couper, qu'il y aille, qu'il déverse tout ce qu'il a dire, j'attends mon tour. C'est tellement plus facile de l'affronter maintenant que je suis en colère contre lui, merci Zachary de rendre cette conversation supportable. « J’imagine que tes pères étaient au courant et qu’aucun d’entre vous n’a jugé judicieux de me prévenir… ? Oui après tout, laissons donc Zach dans sa merde… Vous vous valez au final ! Putain de merde, tout ça pour ça ! Tu me laisses tomber pour un mioche qui n’existe même pas et t’oses te pointer pour me dire ça ? » Je serre les poings. « Ne t'attaques surtout pas à eux Zach. » Mon ton est menaçant, bien que je ne peux rien fair epour l'en empêcher. Dire que j'avais envie de lui il n'y a pas deux minutes... la seule chose que je veux à présent, c'est de creuser son trou, de le frapper jusqu'à ne plus pouvoir sentir le moindre muscle. Qu'il s'attaque à moi est une chose mais qu'il aie impliquer mes parents... ça non. Jamais. «Juste… barres-toi, casses toi… T’as dit ce que t’avais à dire, maintenant, oublies-moi… » Je croise les bras sur ma poitrine pour être certaine qu'une de mes mains n'aient pas finir en plein dans son visage. J'en meurs d'envie. Je suis pourtant venue ici en me répétant que j'étais fautive, coupable et qu'il était celui qui avait été délaissé dans l'histoire, mais là je le maudis. « Tout ça pour "ça " ouai... il est là le problème, je ne t'ai pas laissé tomber pour un gosse qui n'existe pas! L'avortement ne m'a même pas effleuré l'esprit et c'est la seule solution qui sort de ta bouche! C'est ta seule logique, tu n'aurais pas envisager une seconde qu'on le garde! Tu me prouves juste par A + B que j'ai bien fait de ne même pas essayer de t'en parler! » Je serre la mâchoire pour ne pas me mettre à pleurer. « Je me suis barrée pour que tu continues de vivre ta vie, pour ne pas venir tout gâcher avec un bébé, pour éviter qu'on se déchire jusqu'à ce que l'un de nous gagne. » Et j'aurais gagné... du moins je l'espère. Mais je sais aussi que pour ne pas le perdre, j'aurais été capable de céder à ses caprices. « Il a neuf mois... et je ne te demande absolument rien. Je voulais juste que tu... Qu'il aie une chance de te connaître si un jour tu réalises qu'un enfant c'est autre chose qu'une malédiction. » Que tu sois dans sa vie, que tu me reviennes, qu'on l'élève comme une famille. Tout ça, je le tais car ça n'arrive que dans mes rêves les plus fous. Je suis venue dans le simple but qu'il le sache enfin et dans l'espoir qu'il prenne ses responsabilités mais je ne lui en voudrais même pas s'il ne veut rien savoir. C'est peut-être même mieux ainsi, qu'on continue à se débrouiller à deux, après tout je m'en suis pas si mal sortie. Mes mains tremblent et je m'en veux déjà de la manière dont je viens de lui annoncrt la présence de Camille dans ma vie. Je n'ai même pas encore osé prononcer son prénom, en sachant que Zachary est celui qui l'a choisi sans le vouloir, en mentionnant juste une fois qu'il était amoureux de celui là pour un garçon.

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zachena ✻ Said I’d never leave him cause his hands fit like my t-shirt, tongue tied over three words, cursed. Running over thoughts that make my feet hurt, bodies intertwined with his lips. Now i'm feeling so low since I went solo, hole in the middle of my heart like a polo and it’s no joke to me, so we can we do it all over again?
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✽ Ven 30 Mai - 19:32

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zachena ✻ You're doing all these things out of desperation, you're going through six degrees of separation. First, you think the worst is a broken heart. What's gonna kill you is the second part and the third, is when your world splits down the middle. Fourth, you're gonna think that you fixed yourself. Fifth, you see them out with someone else and the sixth, is when you admit that you may have fucked up a little.
Je ne me sens pas bien, pas bien du tout. Mon estomac fait des bonds et mon cerveau semble prendre un malin plaisir à cogner contre ma boite crânienne. « Quel con… » Je m’en veux. Je m’en veux terriblement. Pourquoi faut-il que je sois aussi con ? Pourquoi faut-il que je sois aussi irresponsable ? Plus jamais, plus jamais ne sortirai avec ce con de Zander. Ce mec est cinglé… « Elle est où cette foutue serrure ! »  Je crie au milieu du couloir et je mets plusieurs secondes avant de m’apercevoir que je m’acharne sur la mauvaise porte. Quel con ! Mais quel con ! « Foutue porte… je te hais, c’est ta faute ! » Fier d’avoir remis cet imposteur à sa place, je titube vers la porte de mon appart en prenant soin de ne pas me cogner contre les murs. J’ai aucune envie que les voisins se plaignent ou pire encore, de réveiller Austin. Ce con est cloué au lit et il me fera surement toute une histoire s’il venait à apprendre que je suis sorti en le laissant dans sa misère. Ce n’est pas ma faute à moi s’il est malade… ce sont des choses qui arrivent ! Je finis donc par entrer dans l’appartement. Tant bien que mal, je titube jusqu’à ma chambre et me laisse tomber sur le lit tout habiller. Pas le temps de me changer, pas la force de me changer. Content d’avoir trouvé l’endroit que je préfère sur terre, je grogne en caressant les draps. Je mets plusieurs secondes à me rendre compte que je ne suis pas seul. Athena est là, couchée sous les draps. Elle dort à point fermé et ça me fait sourire. Sans habileté aucune, je me mets à sa hauteur et je l’enlace bien qu’elle soit dos à moi. Elle est belle quand elle dort, tellement belle… faut dire que je n’ai jamais aimé quelqu’un comme je l’aime. J’aime tout chez elle : ses yeux, ses cheveux, sa façon qu’elle a de s’humecter les lèvres avant de parler, sa façon de respirer quand elle dort, sa façon de sourire... Dans ses bras, j’ai l’impression d’être ivre, ivre de bonheur – oui parce que ivre je le suis déjà là… « Je t’aime » je chuchote avant d’embrasser son épaule. Je souris et je finis par m’endormir sans m’imaginer une seule seconde que cette nuit sera la dernière que je passe avec elle.

* * *
Les deux années qui ont suivi, je les ai passés à me remettre en question. A chercher ce que j’avais pu faire pour la faire fuir, ce qu’elle avait à me reprocher. Je me suis accusé des pires horreurs. Sans vraiment y croire, j’ai commencé à la chercher, j’ai commencé à faire ce que font la plupart des amoureux transit : j’ai rampé, encore et encore. Puis je l’ai hais. Je l’ai insulté, j’ai envoyé chier quiconque prenait sa défense, quiconque osait me parler d’elle. Et finalement, j’ai fini par l’oublier, passer à autre chose. J’ai ouvert les yeux sur Colleen… Colleen, comment est-ce que je vais lui expliquer ça ? Moi, père ? Impossible. Personne ne me croira. Franchement, je n’y crois pas moi-même. Comment Athena a-t-elle pu me faire ça à moi ? Je l’ai aimais, je lui ai tout donné… comment a-t-elle pu me faire un gosse dans le dos ? La surprise, le doute et la peur sont vite effacés par la colère et la haine. « NEUF MOIS ?! » j’hurle. La colère me fait trembler, me fait cracher mais j’en ai rien à foutre «  TU ME LARGUES COMME UNE MERDE ET TU OSES TE POINTER POUR ME DIRE QUE J’AI UN GOSSE ? » Je bous, littéralement. Je fais tout pour me retenir de lui envoyer mon poing dans la gueule. « T’ES QU’UNE GARCE WILKINSON ! ME FAIRE CA A MOI ? » Je dois bien avouer que ce n’est pas l’existence du gosse qui m’énerve le plus mais la trahison d’Athena. Je pensais la connaitre, je pensais qu’elle était différente. « Je me suis gouré à ton sujet, je pensais… tu m’dégoutes !  Et puis qui me dit qu’il est de moi ? Apparemment t’es plutôt bonne pour faire les coups de pute, qui me dit que tu t’es pas envoyé tout le pâté de maisons ? » Je sais, c’est bas. Mais comment être sûr ? Ce ne serait pas la première chose qu’elle me cacherait… Et puis personnellement, qu’il soit de moi ou pas, j’en veux pas de ce gamin ! Je ne le connais pas, il ne représente rien pour moi. Si ça ne tenait qu’à moi, il n’aurait jamais vu la lumière du jour. Et puis faire souffrir Athena me remonte le moral. Je souffre… derrière ma colère je suis en miette. Mais que dieu m’en soit témoin, Athena souffrira deux fois plus.

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✽ Lun 2 Juin - 14:12

six degrees of separation
zachena ✻ You're doing all these things out of desperation, you're going through six degrees of separation. First, you think the worst is a broken heart. What's gonna kill you is the second part and the third, is when your world splits down the middle. Fourth, you're gonna think that you fixed yourself. Fifth, you see them out with someone else and the sixth, is when you admit that you may have fucked up a little.

J'étais partie en prenant la décision de ne jamais rien lui ire et voilà qu'un simple cauchemar qui revenait en couple avait suffit à me faire changer d'avis. Ses mots me touchaient beaucoup plus que je ne le voulais et, bien que je m'étais promise de garder mon calme, je ne pouvais m'empêcher de le maudire. « NEUF MOIS ?! » Je sursaute quand il lève la voix et serre les poings pour garder mon calme. J'en viens à avoir peur de lui, la violence a toujours été un soucis chez Zachary même s'il ne m'a jamais touché - et encore heureux. Mais là, pour le coup, j'ai un doute. Hors de question que je lui montre qu'il me fait peur malgré tout, je tente de capter son regard dés qu'il se tourne vers moi pour lui tenir tête. «  TU ME LARGUES COMME UNE MERDE ET TU OSES TE POINTER POUR ME DIRE QUE J’AI UN GOSSE ? T’ES QU’UNE GARCE WILKINSON ! ME FAIRE CA A MOI ? » Je boue mais je ne prononce par le moindre mot, ce n'est pas vraiment nécessaire de me défendre pour l'instant, il est bien trop énervé. je le laisse plutôt digérer l'information, même si ça risque de prendre du temps, voir de ne jamais arriver. « Je ne t'ai pas largué comme une merde! J'ai fait ce qui fallait pour que mon fils aie une chance de voir le jour vu ta haine pour les gosses! » Je regrette d'être venue, je regrette qu'il sache. Je pensais sincèrement me sentir mieux en lui balançant tout et ça a été le cas, l'espace d'un dixième de seconde.  « Je me suis gouré à ton sujet, je pensais… tu m’dégoutes !  Et puis qui me dit qu’il est de moi ? Apparemment t’es plutôt bonne pour faire les coups de pute, qui me dit que tu t’es pas envoyé tout le pâté de maisons ? » Je me retiens de lui balancer ma main en pleine poire, il va trop loin. J'ai mes tords, il peut me maudire tant qu'il veut pour mon mensonge mais qu'il insinue que je me suis foutue de sa gueule dés le début, que je me tape tout le voisinage... Il sait ou frapper pour me faire mal. Je n'arrive pas à retenir mes larmes une seconde de plus et lui lance un regard assassin. Je pleure autant de peine que de colère, peut-être même plus de la deuxième. « T'es qu'un pauvre con Davenport... » Il n'y avait que lui, il n'y a toujours eut que lui et après près de deux ans, ça n'a pas changé. Je me reprends et prend un bonne inspiration, hors de question que je le laisse m'atteindre à ce point.  « T'as raison ouai, je suis venue vers toi en premier parce que je me suis dis que t’étais le plus apte à me faire confiance, j'vais aller frapper à la porte du suivant! Quoi que j'te laisse t'en charger, t'enverras une invitation à Austin pour qu'il se présente au test de paternité, au moins tout le monde sera fixé! » Je lui crache mes paroles au visage et passe la porte sans un regard de plus, m'excitant sur le bouton de l'ascenseur. Je m'en veux un peu de mêler Hemsworth à cette histoire alors qu'il n'a rien demandé, mais c'est la meilleure personne que j'ai trouvé pour blessé Zachary. Et puis s'il faisait l'effort de ne pas me regarder comme si j'étais une merde quand il vient chercher ses commandes, peut-être que j'aurais réfléchi à deux fois avant de prononcer son prénom. Ça lui apprendra peut-être le respect, ils se valent de toute façon, deux petits cons qui ne pensent qu'à leur gueule. Je déglingue une nouvelle fois le bouton de l'ascenseur et m'enfonce enfin dedans quand les portes s'ouvrent, mon corps au complet tremble, je rêve de disparaître de Sydney à la seconde même. S'il n'y avait pas le salon, je pense d'ailleurs que je serais à Melbourne dés demain.

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