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 my end and my beginning (aidélia) (hot)

Aiden Whitehill
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✽ Lun 26 Mai - 17:03

my end and my beginning
aidélia

La foule et la musique à se péter les tympans, le service interminable au bar, tel était la routine du Slip Inn. Je m'étais très vite fait à ce rythme effréné et cette ambiance délirante. J'ai su m'adapter et faire en sorte de tenir le coup. De toute façon, dés qu'il s'agit de mon travail, je n'hésite pas à donner toute mon énergie. Je suis du genre perfectionniste et ce que j’entreprends n'est jamais mal fait. Je pars du principe qu'une fois qu'on effectue quelque chose, on se doit de le faire bien. Et ce principe a l'air de bien me réussir. Je ressentais déjà une certaine fatigue en moi en milieu de soirée mais ça ne m'empêchait pas de rester à la cadence habituelle. Mes mains n'arrêtaient pas : que ça soit pour concocter un cocktail, servir une quelque conque boisson. Je suis peut être considéré comme le barman préféré de beaucoup, le chouchou de l'équipe, mais sans ma partenaire, j'y arriverais sûrement pas aussi bien. Elle est mon binôme, la personne sur qui je peux m'appuyer. Aélia est la meilleure qu'il soit et j'étais conscient de la chance que j'avais de l'avoir à mes côtés. Quel homme ne rêverait pas d'être à ma place franchement ? Bien peu, j'en étais convaincu. Plus la soirée avançait plus la boîte se remplissait de plus en plus. L'efficacité et le succès du Slip Inn me faisait sourire. Et voir autant de monde devait réjouir le padre Jay encore plus. Il était la cause de tout ça et il pouvait en être fier. Sans lui, si il n'avait pas penser à se lancer dans ce projet,  rien de cela ne serait arriver. J'étais bien content d'avoir croiser son chemin il y a quelques années, reconnaissant qu'il m'ait accepté comme employé. Le tout premier d'ailleurs. 

Beaucoup trop préoccupé à satisfaire nos clients, je ne faisais pas tellement attention au reste. Et pourtant je devrais vu la personne qui arrivait tout droit vers moi. Quelqu'un de mon passé, quelqu'un auquel je tiens mais avec qui j'ai perdu contact. Enfin c'est plus le fait qu'elle répondait à aucunes de mes tentatives, que ça soit SMS, appels ou autre. Elle s'était rapprocher du bar, plus au bout d'où j'étais et en tournant la tête, j'avais cru rêver. J'entendais sa voix et j'étais encore plus perturbé. Ma paranoïa devait sûrement jouer de moi. Seulement, en passant en face de mon bar, je m'étais rendu compte que ce n'était pas irréel. Savoir qu'elle se tenait en face de moi me faisait perdre un peu le contrôle. Je manquais même de faire tomber un verre au sol. J'hésitais un instant à l'interpeller, craignant sa réaction mais je me suis décider à me lancer. Tant pis si j'allais m'en prendre plein la tête pour être parti comme ça. Je la connais beaucoup trop bien pour deviner qu'elle devait m'en vouloir. Même après 5 ans écoulées. Inaya... Vu la tête qu'elle tirait en m’apercevant, j'avais probablement pas tord dans mon hypothèse. Elle ne s'attendait pas à me croiser de nouveau, tout comme moi. Sauf que le destin en avait fait autrement. Ce qui n'était pas plus mal, du moins de mon côté. Revoir son visage me faisait du bien, me faisait plaisir, mais pour elle, ça ne semblait pas être le cas. Elle m'avait tourner le dos sans rien dire, mais j'étais assez près du comptoir pour attraper son bras. Aélia observait sûrement la scène et même si c'est Aélia, il s'agissait là d'Inaya et rien pouvait me refaire revenir sur Terre. Encore avant mon arrivée à Sydney, Inaya représentait beaucoup pour moi, pour ne pas dire tout. Dis-moi ce que tu me reproches parce que j'ai beau chercher, je ne trouve pas. dit-je avant de quitter le comptoir et de me retrouver en face d'elle. Je pouvais bien m'arrêter de faire le service un instant, de toute façon, j'étais aussi le co-gérant ce soir. Je faisais signe à un de mes collègues pour me remplacer et emmena avec moi Inaya là où on serait tranquilles pour parler.

Je revenais peu après reprendre mon service, pas très bien. Rancunière, elle avait refuser de me parler et de m'en dire plus. Inaya m'avait fait comprendre qu'elle m'en voulait sans m'en dire la raison et qu'on remettrait la conversation à plus tard puisqu'elle restait à Sydney de toute façon. Je me demandais pourquoi elle m'avait ignorer tout ce temps, selon moi, je voyais pas quel mauvais pas j'aurais fait. Enfin bon, la soirée qui battait son plein touchait à sa fin, et ce soir, j'étais le dernier avec Aélia à rester au Slip Inn puisqu'on fait la fermeture. J'étais en train de ranger les bouteilles tout en pensant à mes retrouvailles avec Inaya et remarquait qu'Aélia n'était pas très bavarde. Chose qui n'est pas dans son habitude. Je savais que quelque chose n'allait pas et j'allais découvrir quoi. D'autant plus que je n'aime pas la voir pas dans son assiette. Aélia, ça va pas ? demandait-je avec un ton doux. Elle me faisait signe de la tête pour me dire que si, mais elle ne pouvait pas la faire à moi. Je sais que non arrête... Je m'emparais de la bouteille de rhum pour m'en mettre dans un verre et m'installer à côté d'elle. Tu m'inquiètes... tu me fais la tête toi aussi ? Peut être qu'elles se sont fait passé le mot hein...
Aélia J. Harris
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✽ Lun 26 Mai - 21:03

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
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Un orgasme s'il vous plait , dans le sens propre et figurée ma poupée ! S'il y avait bien une chose qui m'exaspérait plus que le reste, c'était ce genre de diminutif mielleux, voir grossier. Les clients, surtout une fois bien alcoolisés, avaient tendance à mêler respect et familiarité. Il n'y a pas de poupée ici. Vas dessouler dehors. Next. Le prochain client s'approchait du bar pour passer commande à peine le mot "next" avait franchi mes lèvres. C'était comme ça que cela se passait au Slip Inn. Nous avions le droit de refuser de servir n'importe quel client , et ce sous n'importe quel prétexte s'il nous semblait légitime. Jay nous faisait assez confiance sur le fait que notre comportement serait, de toute façon, professionnel avant tout. Si nous avions décidé qu'un client arrêterait de boire , alors il pourrait se déshydrater devant nous que le résultat serait le même. Nous étions Rois ici et tout le monde le savait. Nous avions tous les droits, ce club, ce bar, c'était notre royaume, notre quartier général ... c'était le trône. Le pilier du club et Jay , les clients, et nous même le savions. Si certains, comme Avery, s'en servait pour attirer la gente féminine, d'autres, comme Aiden et moi, nous en servions pour remettre à leur place les ivrognes un peu trop entreprenants. Un Cosmopolitan J'acquiesçais d'un signe de tête et préparais le cocktail, sans réfléchir une seconde, d'une manière presque automatique, voir même mécanique. Un robot . Et c'était ce que nous étions les soirs de rush comme ça : Pas le temps de faire des merveilles, sauf que la petite clochette sonnait, me permettant de devenir une Coyotte Girl le temps de quelques minutes. Le reste du temps, la folie se transmettait dans mes cocktails, pas le temps de la montrer d'une autre façon.  La fin du service finissait dans une petite heure et pourtant, il était temps pour moi de m'octroyer une pause. Mes jambes semblaient aussi fragiles qu'une brindille et le reste de mon corps ne semblait presque plus me porter , sous le dur poids de la fatigue accumulée. J'avais besoin d'air frais , de boire au moins un litre d'eau et de manger un petit truc sucré pour réussir à boucler cette soirée. Je cherchais Aiden du regard pour le prévenir , me doutant qu'il surveillait mes moindres faits et gestes de toute manière. Très protecteur , il ne me quittait pas d'une seule seconde, encore moins ce soir qu'il savait que je n'avais rien avalé de la journée. Un vrai garde fou , prêt à m'ordonnait de quitter mon poste pour prendre une pause de cinq minutes. Oui, enfin là ... apparemment il était aux abonnés absents. Je fronçais les sourcils et pivotais la tête pour regarder dans sa direction. Cela pouvait sembler assez surprenant de m'inquiéter du fait qu'il ne m'observait pas mais ... c'était notre façon de procéder. Nous étions incapables de ne pas jeter des coups d'œil l'un sur l'autre plus de deux minutes. C'était comme une drogue , un geste inexplicable et incontrôlable. J'avais besoin de voir qu'il allait bien, que tout se passait bien. Nous ne savions comment l'expliquer mais c'était un fait et tout le monde semblait avoir compris cette fusion entre nous. C'est pourquoi il ne m'avait pas fallu plus d'une seconde pour comprendre que quelque chose n'allait pas. Il était immobile derrière le bar , ses muscles et ses traits étaient tirés, entièrement figé , il ne semblait plus être conscient du monde autour de lui. Les clients lui parlaient mais je voyais bien qu'il était totalement ailleurs, qu'il ne les entendait même plus.
Son regard se perdait au milieu de la foule , fasciné, troublé. Je fronçais les sourcils, inquiète de le voir comme cela , lui , d'habitude si neutre , malgré les circonstances. Il ne quittait jamais son masque , maître d'un certain sang froid , il était très facile pour lui de cacher ses émotions mais là ... c'était tellement différent de d'habitude. On devinait facilement chacun de ses sentiments qui défilaient sur son visage : La surprise , l'émotion , le doute , la colère , le stress et enfin ... le bonheur . Ou du moins, ce qui s'en rapprochait. Et ce sentiment, bien qu'il aurait du me rassurer , au contraire me faisait encore plus paniquer . Et c'est au moment ou mon regard arrivait à la cible, SA cible ... Que je me recevais une claque. Décolleté de rêve, postérieur bien ferme, jambes interminables, silhouette superbe, pommettes parfaites, iris bleus océans et vert émeraudes, sourire à vingt mille dollars ... Elle semble presque irréelle. Elle semble être le cauchemar de toutes les filles mais surtout ... surtout le mien. Parce que celle qu'il ne quitte pas des yeux, celle qu'il dévore du regard, celle qui semble avoir briser son armure, c'est elle. Une sirène au dessus du flot d'individus.

___________________________________________________
Inaya

Sydney. La lumière bourdonne dans mes oreilles et l'amertume du gin commence à s'infiltrer lentement dans mon sang. Mon corps ondule en rythme sur les notes de chacune des mélodies, incapable de s'arrêter . La danse , cet art qui a façonné mon être, mon corps. Je connais chacun de ses secrets, chaque parcelle de sa beauté. La grâce glissait sur ma peau,  féline, sensuelle. Je ne voyais même pas le regard des hommes autour de moi, presque en transe sur le podium. Quelques mèches de cheveux mordaient sur mon visage tandis que les effluves de mon parfum me tournaient la tête, enivrantes. La danse était une extension de ma personnalité, elle me permettait de me libérer , de m'exprimer . Mon corps, lui , était l'outil, le moyen pour sublimer cette douce mélodie intérieure. Parfois tendre, parfois sauvage ... Je pouvais me balançer toute la nuit, sans interruption. J'en sortais fiévreuse, en sueur , mais c'était certainement cela qui rendait la danse aussi aphrodisiaque, aussi harmonieuse. J'avais conscience d'être sexy, d'être désirable mais cela ne m'importait nullement. J'avais seulement envie de profiter de ma jeunesse, de m'enivrer, d'exulter, de m'électriser toute la nuit. L'alcool, la musique, la chaleur des corps en délire, c'était ce qui me plaisait. Inaya ... tu vas nous tuer ! On ne peut pas suivre le rythme encore longtemps là ... Epargnes nous, il nous faut un verre !  J'éclatais de rire , consciente que mes amis n'étaient pas aussi endurants ni aussi passionnés que moi. Après un ultime mouvement du bassin, mon corps quittait à regret le podium, direction le bar . C'est vrai que ma gorge commençait à être sèche et un bon mojito serait suffisant pour finir de me rafraîchir . Le club fermait dans une petite heure et il n'était pas question de rentrer avant l'aube. Chaque fois c'était la même chose, j'aimais sentir les premiers rayons de soleil effleurer ma peau nue, écouter le déferlement des vagues contre les roches et respirer l'air Sydnéin à pleins poumons. Je vivais pour cela, l'instant présent, telle une vraie épicurienne. C'est pour cela que lorsque sa voix retentit derrière mon dos ... La magie du moment prit subitement fin. Retour à la réalité. Violent. Inaya...  Dis moi ce que tu me reproches parce que j'ai beau chercher, je ne trouve pas.  Lui. Il n'y avait pas l'ombre d'un doute. Cette voix suave, ce regard chocolat ... c'était bien lui. Je clignais des yeux, prête à mettre cela sur mon taux d'alcool surement élevé, néanmoins pas assez fort pour me faire halluciner. Non, c'était bel et bien lui en face de moi, après tant d'années... Aiden. Comme dans les films, il ne me fallut que quelques secondes pour que chaque souvenir remonte à la surface. Une sorte de montée de bile incontrôlable. J'étais envahie par les images de notre enfance, la Grèce, la mer , les peintures de ma mère , Loukia , son père , les Baklavias ... tout. Cela me vrillait tellement la tête durant une seconde que j'en aurais vomi tout ses souvenirs. Je n'ai pas envie de parler . Je ne peux pas . Je dois y aller ... Je suis à Sydney , peut être plus tard. Je ne lui laissais pas le choix. Je n'étais pas prête pour lui reparler , pas prête pour avoir cette discussion, pas prête pour le revoir tout simplement.


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Aélia, ça va pas ? Sa voix résonnait comme s'il était à des milliers de kilomètres de moi, ce qui, d'une certaine façon, était le cas. Revenu de sa pause, il semblait néanmoins contrarié et même si mon regard ne s'était pas encore posé sur lui , je le sentais. Dans l'intonation de sa voix, dans sa façon de prononcer chaque mot, chaque phrase mais aussi dans sa façon de s'adresser à moi . L'envie me démangeait de tout claquer , là , tout de suite. Parce que ... aussi incroyable que cela puisse paraître, j'avais compris. Compris que cette femme lui importait plus que toutes les autres, qu'elle était spéciale, qu'elle avait une place au delà de celle qu'il a l'habitude d'attribuer. Non, elle c'était différent. Tout était différent depuis que son regard avait croisé cette belle brune. Oui ça va , fatiguée c'est tout. Surtout ne rien montrer de l'émotion qui me submergeait, ce n'était pas la peine. Si je ne comprenais pas moi même ce mélange de colère et d'amertume, comment Aiden pourrait le comprendre ? Était ce de la possessivité ? De la jalousie ? Ou simplement de l'inquiétude ? Surement un mix de ces trois choses là. Pourtant , c'était déplacé de ma part. Aiden était un collègue, mon binôme certes, mais cela ne me donnait pas tous les droits. Tu m'inquiètes... tu me fais la tête toi aussi ? Le "aussi" me gênait car il m'associait directement à cette femme. Je savais très bien qui il visait dans cette phrase, et c'était bel et bien la demoiselle qui venait de quitter le club. Il l'avait fait fuir , et apparemment il s'en voulait . Ou du moins , cela le blessait. Il n'arrivait même pas à le contenir , lui pourtant capable de rester de marbre dans les pires situations. Rares étaient les personnes ayant son self control et pourtant, devant moi, il était incapable de se contenir plus longtemps. Les mots dépassaient sa pensée, et lui même ne semblait pas s'en rendre compte. Aussi ?  Aiden ... Fallait-il que je sache ? Fallait-il essayer de chercher plus loin ? Ma tête était au bord de l'implosion, fatiguée par ces heures supplémentaires, mais surtout troublée par ce qui venait de se passer . Nous avions eu le temps de fermer le club et pourtant la sensation restait la même. Quelque chose me tracassait , me rendait presque malade. Elle est importante n'est ce pas ? Ma voix ne reflétait aucune colère, aucune jalousie. Et ma question n'en était pas une, c'était plus une affirmation qu'autre chose. Je voulais qu'il sache que je savais , que j'avais compris. Et bizarrement ma voix était calme, douce, peut être un peu trop calme d'ailleurs.



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Aiden Whitehill
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✽ Lun 26 Mai - 22:27


Rare sont les personnes qui arrive à me faire perdre le contrôle. Moi qui arrive plutôt bien à garder les sentiments en moi, mon sang froid, ce soir, c'était raté. J'étais troublé de mes retrouvailles avec Inaya. J'ai toujours rêver que l'on se retrouve mais de cette manière, sûrement pas. Elle et moi avons une relation particulière. Je la connais depuis ma tendre enfance et jamais on ne s'est quitter. Rien ne pouvait nous séparer, on était comme inséparable. Certains disaient même qu'on était un couple à cause des gestes affectifs qu'on avait, notre complicité. C'était sûrement ce qu'on était d'ailleurs, pas un couple puisqu'on était bien trop petit pour l'être, mais on était des amoureux. Déjà enfants, innocents comme on l'étaient, on planifiait même de se marier plus grand, de construire une vie tout les deux. Tout allait bien jusqu'au jour où je lui annonce que je m'envole pour Sydney. J'avais vu dans ses yeux qu'elle était triste, mais de caractère assez réservée sur ses sentiments comme moi, je m'étais pas rendu compte que mon départ l'affectait bien plus que je le pensais. Je m'étais mis à repenser à cette scène d'au revoir un bon nombre de fois depuis que je l'avais recroisé, ce qui provoquait en moi quelques picotements. Je ne suis pas du genre à me prendre la tête mais je sentais qu'en rejoignant mon lit tout à l'heure, même si la fatigue est au rendez-vous, j'allais avoir bien du mal à m'endormir. Inaya avait le don de me perturber rien qu'avec sa présence. J'étais à la fois contrarié et incompris de son attitude. Je pensais qu'elle tenait assez à moi pour me donner des explications, mais apparemment, je me suis trompé. Je revenais vers Aélia qui semblait pas bien non plus et qu'était étrangement silencieuse. Je le suis aussi, on a eu une folle soirée... Je t'avais dit d'avaler quelque chose. dit-je en grimaçant. Je l'avais repris plusieurs fois pour qu'elle mange un peu, mais rien n'y faisait, elle ne m'écoutait pas. Ma partenaire avait l'air pas de bonne mine du tout et la fatigue n'était pas la seule raison, je pense. Aussi ? Aiden... elle est importante, n'est-ce-pas ? Je fronçais les sourcils et prit une poignée de secondes après pour comprendre à qui elle faisait allusion. Elle m'avait vu partir avec Inaya, évidemment. Et la tête de chien battu que je tirais en disait long aussi. Oui elle l'est. Elle est même tout pour moi, depuis toujours et ça ne risquait pas de changer même si on était loin l'un de l'autre. Aélia occupait à présent une place aussi importante dans mon coeur que celle de mon amoureuse d'enfance. Même si je n'ai jamais parvenu à oublier Inaya pour autant. Voir Aélia aussi calme me faisait poser des questions. Je suis vraiment pas habitué à la voir dans cet état. Pourquoi j'ai le sentiment que c'est pas juste la fatigue qui te met dans cet état là ? Je lui prenais ses mains pour les resserrer dans les miennes, comme une façon pour la rassurer et la fixait du regard. Elle était préoccupée, peut être inquiète aussi. Tu n'as pas à te tracasser comme ça. Et de toute façon je risque pas de lui reparler de si tôt puisqu'elle m'en veux clairement... Et je n'ai pas pu m'empêcher de soupirer. Etre dans cette situation avec celle que j'appelais la femme de ma vie autrefois me déplaisait vraiment. Et ça devait se voir vu que je ne le cachais pas.
Aélia J. Harris
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✽ Jeu 29 Mai - 12:36

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
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Oui elle l'est. Il n'aurait pas pu me faire plus mal qu'à cet instant. Si l'expression de mon visage se forçait à rester neutre c'était pour mieux masquer la vague de douleur qui me traversait. En réalité, la réponse à ma question était criante mais j'avais besoin qu'il prononce à voix haute l'évidence. Son visage était fermé m'empêchant de le sonder encore un peu plus. Il savait qu'il s'était trahi, que son corps l'avait livré sans merci quand il était tombé sur cette femme. Lui, d'habitude si confiant , avait été obligé de baisser sa garde. Tu n'as pas à te tracasser comme ça. Et de toute façon je risque pas de lui reparler de si tôt puisqu'elle m'en veux clairement... Il n'avait pas conscience que ses paroles ne faisaient qu'accentuer le fossé entre nous. Ne se rendait-il pas compte de l'amertume dans sa voix ? De son air renfrogné ? Apparemment non. Je devais sans aucun doute le connaître mieux que personne, mieux que lui même, pour être capable de le percer à jour. En dehors du fait que sa phrase me touchait , elle soulevait un autre sentiment chez moi : La colère. Comment pouvait-il parler de mes ressentis ? Je n'aimais pas l'idée qu'il pense à ma place. Est ce qu'il était si égocentrique que cela pour ramener mon état à cet épisode ? Cela ne lui ressemblait pas. Et la suite de sa phrase était tout autant indélicate. Si vraiment il avait raison et que ma contrariété venait de son attachement envers cette femme , le fait qu'il soit touché d'être rejeté n'allait certainement pas me réconforter . Aiden ... Tu ne sais pas ce que je pense d'accord ? C'était assez rare que l'on soit en désaccord mais lorsque c'était le cas , c'était particulièrement intense. C'était soit tout blanc, soit tout noir entre nous. Pas de juste milieu , pas de limites. Tu crois quoi ? Que je t'en veux d'être attaché à une femme ? Nous sommes ni mariés, ni pacsés ni même un couple toi et moi alors n'essayes pas de penser à ma place d'accord ? Je ne comprends même pas que tu puisses imaginer ce genre de chose. Me connais tu si mal que ça ? Ou est ce que tu es devenu subitement égocentrique pour tout ramener à toi ? J'étais dure dans mes paroles mais je souhaitais qu'il comprenne son erreur . Quand il me parlait du fait qu'il n'allait pas lui reparler de si tôt , je lui adressais un regard noir à travers le bar . Croyait-il vraiment que j'étais ce genre de personne ? Si c'était le cas alors nous nous trompions l'un sur l'autre. Je n'étais pas de celles qui empêchent qui que ce soit de faire quoi que ce soit . Célibataire ou en couple. Tu sais ce qui m'énerve le plus ? C'est que tu sois parti en pause, sans prendre la peine de me prévenir , alors que tu savais très bien que justement , j'avais besoin de prendre l'air . Tu as toujours été protecteur avec moi , j'en ai conscience et je te remercie pour cela , mais là ... tu as merdé Aiden. J'étais déjà assez fatiguée pour me taper ton côté du comptoir. Je l'ai fais parce que c'est toi et parce que quoiqu'il arrive , t'es mon binôme , qu'on soit clair , mais ne recommences pas . Et si tu devais le refaire, bien sur que je te soutiendrais , parce que c'est mon rôle , mais je n'en penserais pas moins et tu sais bien qu'il vaut mieux l'estime que l'action. Je finissais de ranger quelques verres , préférant lui tourner le dos pour le moment. Appuyé contre le comptoir à quelques millimètres derrière moi , il ne semblait pas savoir sur quel pied danser. Finalement j'attrapais le verre de rhum qu'il me tendait et le buvait cul sec. Sans lui adresser une autre parole , je lui servais à mon tour un verre de rhum, préférant être accompagnée pour boire. Tu sais , on est des binôme , on n'a pas de compte à se rendre toi et moi . Tu couches avec qui tu veux , c'est pareil pour moi . C'est juste que j'aurais aimé que tu te rappels de mon état de fatigue avancé avant que tu t'octroies une pause en m'envoyant tes clients. Tu sais très bien qu'ils allaient venir de mon côté du bar , tu sais qu'on nous associe tout les deux. Je me servais un deuxième verre , sans pour autant le toucher pour le moment. Bien sur c'était un argument mais ce serait mentir que de dire qu'il n'y avait que cela. La vérité c'était que de le voir perdre autant ses moyens face à une femme ne me plaisait pas. Peut être que c'était moi la personne trop égocentrique , mais ... J'avais l'habitude d'être celle qui le rendait différent.
Nous avions conscience de changer au fur et à mesure au contact de l'autre , il m'apaisait et me rendait plus douce , plus tempérée , tandis que je l'aidais à se décoincer, à s'ouvrir .
Et ce soir , voir qu'une autre femme arrivait à le toucher , à avoir un impact sur lui m'avait profondément affecté. Je refusais de l'admettre car cela signifierait bien plus de chose qu'une simple irritation mais c'était pourtant le cas. Il était insensible aux charmes que lui faisait chaque soir des centaines de clientes et là , en l'espace d'une seconde , sa carapace avait volé en éclat devant un visage. Toi et moi , on est partenaires, rien de plus, alors n'essayes pas de voir des choses là ou il n'y a rien d'accord ? Tu es libre de faire ce que tu veux et il en va de même pour moi d'accord ? Il est important que les choses soient claires entre nous là dessus. Il n'y aura rien de plus de toute façon, nous sommes trop professionnels pour cela et puis ... t'es mon binôme hein ? J'avalais cul sec mon verre et lui resservais un troisième shooter. Nous avions l'habitude de rester tout les deux au comptoir après la fin du service pour boire quelques verres. Sauf que là , c'était bien plus que d'habitude. Sans le vouloir , je faisais passer ma douleur dans l'alcool car c'était plus facile de noyer ses problèmes que de les assumer . Même si ce n'est pas à proprement parler un problème, on n'avait pas tué mes parents non plus , il fallait dédramatiser , mais il était clair que de le savoir si épris d'une femme ne me plaisait pas tout et m'affectait bien plus que de raison. Aiden ... et bien c'était Aiden.

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✽ Ven 30 Mai - 22:31


Je savais que si je ne lui disais pas la vérité, elle ne me croirait pas de toute façon. Je préférais être honnête plutôt que lui mentir, quitte à ce que mes paroles la touchent. Aélia me connait encore mieux que je ne me connais moi-même et c'est assez perturbant. Et puis ma réaction en recroisant le visage d'Inaya en avait dit long. Je ne pouvais juste pas rester de marbre en face de mon amoureuse d'enfance que je n'avais pas vu depuis un bon nombre d'années. Et ça n'avait en aucun cas échapper à ma partenaire. Tu crois quoi ? Que je t'en veux d'être attaché à une femme ? Nous sommes ni mariés, ni pacsés ni même un couple toi et moi alors n'essayes pas de penser à ma place d'accord ? Je ne comprends même pas que tu puisses imaginer ce genre de chose. Me connais tu si mal que ça ? Ou est ce que tu es devenu subitement égocentrique pour tout ramener à toi ? Je soupirais en guise de réponse. De toute façon, j'avais pas grand chose à lui répondre puisqu'elle n'avait pas totalement tord. Nous n'étions rien d'autre qu'un binôme de travail et on avait aucun cas de compte à se rendre que ça soit moi envers elle ou le contraire. Même si disons le, j'aurais préférer qu'elle me dise qu'elle me considérait comme bien plus qu'une simple partenaire. Limite, qu'elle soit jalouse d'Inaya. Ça me conforterait à l'idée qu'elle est attachée à moi, mais non. Elle est même aller jusqu'à me tourner le dos. J'avais tout de même accepter le verre qu'elle m'avait tendu pour en boire une gorgée. Boire seul est moins plaisant qu'accompagné. Et en l’occurrence là j'étais en très bonne compagnie, même si l'ambiance était un peu plus tendue qu'habituellement. Tu sais, on est des binômes, on n'a pas de compte à se rendre toi et moi. Tu couches avec qui tu veux, c'est pareil pour moi. C'est juste que j'aurais aimé que tu te rappelles de mon état de fatigue avancé avant que tu t'octroies une pause en m'envoyant tes clients. Tu sais très bien qu'ils allaient venir de mon côté du bar, tu sais qu'on nous associe tout les deux. Au moins les choses étaient dites. Je me resservais un autre verre parce que j'en avais bien besoin après tout ce que je viens d'entendre. Surtout la première partie. Rien que de l'imaginer avec un autre me faisait monter les nerfs et me dégoûtait. Un sentiment que je ne comprenais pas ou que je faisais semblant de ne pas comprendre plutôt. Je continuais juste à me voiler la face et je me demandais bien quand j'arrêterais. Et avec toutes ses paroles de ce soir, ce n'était pas prêt d'arriver. Je préférais rester silencieux que de parler. Je risquais de révéler certaines choses sinon et je voulais pas prendre le risque, pas tout de suite. J’acquiesçais seulement de la tête pour lui signaler que c'était entendu. Notre relation s'arrêtait à du professionnel, et je reprenais ces mots. Je ressentais même des picotements au cœur en l'entendant prononcer ça. Tout comme les "partenaires" et les "binômes" à répétition. Là, j'étais plutôt mal à l'aise. Je me rendais compte que finalement, je m'étais juste fait des films. Et autant dire que ça fait mal. Si tu m'aurais écouter tu serais pas autant fatiguée, mais tu n'en fais qu'à ta tête. Et j'ai compris, désolé, je pensais qu'Avery te le dirait vu que c'est lui qui me remplaçait. Je lui ai demander de t'avertir, chose qu'il n'a pas fait, manifestement. Mais... je recommencerai plus. dit-je d'un ton doux. J'étais en tord, ic'est vrai, être parti sans rien lui dire était maladroit. Je la regardais, et je ne pouvais m'empêcher de replacer une mèche de ses cheveux qui n'était pas mise correctement. Après avoir enchaîner plusieurs shots avec Aélia, je commençais à me détendre un peu plus. Un peu trop, même. J'étais surtout bien saoul et mes retrouvailles avec Inaya qui m'avait plus que troubler semblait être mis de côté maintenant. Tu me fais littéralement craquer en fait.  avouait-je en me mordillant la lèvre doucement. Je n'arrêtais pas de fixer les siennes, comme si elle m’appelaient. Mon envie de m'en emparer était grande, même très...
Aélia J. Harris
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✽ Ven 30 Mai - 23:52



C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
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Si tu m'aurais écouter tu serais pas autant fatiguée, mais tu n'en fais qu'à ta tête. Et j'ai compris, désolé, je pensais qu'Avery te le dirait vu que c'est lui qui me remplaçait. Je lui ai demander de t'avertir, chose qu'il n'a pas fait, manifestement. Mais... je recommencerai plus. Avery , depuis quand Avery était un symbole de responsabilité ? Je soupirais, étonnée qu'il ne se soit pas rendu compte de son erreur . Et quand bien même Avery n'avait pas mangé la commission, ce n'était pas réellement le fond du problème. Il était mon binôme et le principe même d'un binôme c'était de fonctionner en duo , or , il n'avait pensé qu'à sa petite personne ce soir . De m'avertir ? C'est à toi de le faire , tu en es conscient ? Et tu es pertinemment conscient que tes clients allaient être les miens. Un binôme Aiden, ça te dit quelque chose ? Finalement il présentait ce qui ressemblait à des excuses et je m'adoucissais, consciente que ma réaction était un peu excessive. Malheureusement, quand il s'agissait de lui , mon sang froid n'était plus le même. Excuses moi . Finalement je prenais place à côté de lui et finissais mon troisième shooter cul sec. L'alcool apaisait les mœurs apparemment, c'était le moment de le montrer .

____________________

Deux , trois , six , shooters vides étaient entreposés devant nous. Habitués à prendre un verre après le travail, c'était pourtant la première fois qu'on dépassait le stade de la sobriété tout les deux. Le temps était passé d'une traite , et à force de discuter de tout et de rien , les verres s'étaient enchainés en rythme. Non c'est même pas vrai ! Arrêtes ! Je lui tapais gentiment l'épaule quand il me taquinait sur ma façon de danser , oubliant toute trace de l'amertume passée. Je profitais du moment présent à ses côtés, appréciant notre complicité sans faille , sans accroc. Nous étions redevenus un bloc , un duo que nul ne saurait entacher . Le tequila avait cette vertu de faire oublier le passé mais pas seulement ... celle aussi de désinhiber. Tu me fais littéralement craquer en fait. Surprise mais surtout bien alcoolisée, je pouffais de rire comme une gamine de quatre ans devant le plus mauvais des dessins animés. Je cachais mon visage dans mes mains, refusant qu'il voit le rouge me monter aux joues. Tout était décuplé : La gêne , le désir , la vérité ... Chaque émotions refoulées ressortaient sans que l'on puisse tenter d'y mettre un terme. Nous avions trop bu et nous n'avions pas encore conscience que ce n'était que le début . Arrêtes Aiden !!! Voulant lui faire un bisous sur la joue , mon tabouret se déséquilibrait et je me rétamais méchamment par terre . Une petite seconde de silence, marquant ce qui aurait pu être une cuisante humiliation. Au lieu de cela , je me relevais , mon verre de tequila dans la main, aussi victorieuse que Jules César après sa victoire contre Vercingétorix. Pas morte !!!!! Aiden rigolait et m'aidait en rapprochant le tabouret mais je secouais la tête, refusant de m'assoir . Tu sais quoi ? Tek Paf !!!! En deux secondes top chrono , le citron , le sel et la tequila étaient sur la table. Je me penchais doucement pour attraper le citron devant le regard interloqué d'Aiden, ne comprenant pas trop la manœuvre. Viens là beau brun ... t'as soif ou pas ? Je commence ... Je m'approchais, coupais un citron et prenait un quart pour venir écraser le jus dans sa nuque très sensuellement. Je finissais par lui entreposer le citron dans la bouche. J'enchainais avec le sel que je mettais sur mon doigt pour finir par glisser dans le cou d'Aiden de manière très érotique, il faut l'admettre. Puis , sans attendre une seconde de plus, ma langue venait lécher sa nuque très très très ... langoureusement. De la manière la plus torride qui soit . Puis je buvais cul sec mon verre et enfin ... mes lèvres retrouvaient celles d'Aiden , sans vraiment les toucher véritablement, juste pour réussir à croquer dans le citron. La provocation à l'état pur . Je le testais , trop embrouillée par l'alcool pour me rendre compte de notre petit jeu. A toi maintenant non ? Je lui tendais un citron et mon sourire était on ne peut plus affriolant.

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Aiden Whitehill
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✽ Sam 31 Mai - 0:38


Aélia m'engueulait un peu pour ne pas l'avoir prévenu. J'avais essayer mais en chargeant Avery de le faire pour moi, je ne devais pas être bien surpris. Mon collègue est bien trop occuper à draguer toutes les clientes qui passent sous ses yeux que d'être concentré dans son boulot de barman. Mais bon, on l'aime comme il est hein. Encore sous le choc, je n'avais même pas fait attention à qui je demandais service. Mais bon, les choses étaient faites et je m'en excusais auprès de la brune qu'avait l'air plus calme. Sa réaction était un peu excessive mais je ne lui en voulais pas. Elle me présenta ses excuses à son tour et je lui avais juste pris dans mes bras. Cette petite engueulade était déjà oubliée. J'ai remarquer quelque chose... avoues que tu bombes un peu plus tes fesses quand tu danses ? dit-je en riant comme un débile. Je la titillais, mais l'alcool parlait aussi. J'ai pour habitude de la regarder quand elle danse. Tout le temps en fait. Et il n'y a pas de doute : cette femme en fait craquer plus d'un, moi le plus ! En réalité, Aélia a un corps parfait et elle n'a aucun cas besoin de faire ce genre de chose. Je voulais juste la piquer un peu comme j'aime bien faire. Elle est même la meilleure de toutes les filles du Slip Inn réunies selon moi. Mon aveu quant au fait qu'elle me plaisait avait l'air de plutôt lui faire effet. Elle souriait et cachait son visage, comme si elle n'avait pas envie que je vois ses joues viraient au rose. Non j'arrête pas. Toi qui aime qu'on te complimente d'habitude... Je la cherchais, je l'admettais, et ce n'était que le début d'une longue et agréable soirée. Son bisou sur ma joue me faisait des frissons mais je me contenais et lui en faisait un autre en retour. Je me contenterais de ça, pour l'instant. En un rien de temps, Aélia avait fini par se retrouver par terre. Je l'entendais rire au éclat et je suivais le mouvement. Je rapprochais tout de même le tabouret et l'aidait à se relever, c'est la moindre des choses. T'es difficile à débarrasser toi. Morte d'une chute de tabouret, c'est trop facile. Et j'avais eu à peine le temps de dire quoi que ce soit d'autre qu'elle me proposa une section de tek pak dont j'ignorais encore la façon de faire, ni ce que c'était, en fait. J'observais Aélia faire, sortir tout les ingrédients pour mener un bien le jeu d'alcool. Qu'est-ce que tu me réserves toi ? J'étais curieux, je me demandais bien ce qu'elle avait derrière la tête. Ma partenaire avait un quart de citron dans les mains et je la regardais, ne comprenant pas où elle voulait en venir. Et c'est quand elle écrasa le jus du citron sur ma nuque et qu'elle finit par le mettre dans ma bouche que je tentais un peu mieux de comprendre. Je la laissais faire, de toute façon, j'allais finir par saisir bien vite. Je manquais de pousser un soupir au contact de sa langue sur le long de ma nuque. Elle s'empara ensuite de son verre pour finir, me défiant du regard et me disant que c'était à mon tour de faire maintenant.  Tu vas moins faire la maligne d'ici là. Laisse-moi faire. Je répétais les gestes qu'avait effectué Aélia juste avant. Je prenais l'autre bout de citron resté sur la table, me rapprochant un peu plus d'elle, mon corps à quelques mètres du sien, laissait le jus incorporé sa nuque. Je glissais mes doigts dans le sel et glissait à mon tour sur sa peau. Je débarrassais ses cheveux pour ne pas que ça s'empreigne puis de haut en bas, je prenais soin de lécher doucement, puis en crescendo, de plus en plus sensuellement, de manière à la faire craquer encore plus qu'elle ne l'avait fait. Mes bisous sur la nuque après ça n'allait pas la laisser indifférente, j'en étais certain. C'est la touche Aiden. Mon petit truc à moi. Je me décalais doucement à Aélia et lui sourit de manière provocateur. Elle voulait que je rentre dans son jeu ? Jouons...
Aélia J. Harris
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✽ Dim 1 Juin - 21:56

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
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Et voilà comment une soirée innocente peut se transformer en quelque chose de beaucoup plus volcanique. La langue d'Aiden glissait sur ma nuque avec une lenteur exaspérante, enivrante. Si son contact me faisait déjà de l'effet en état de sobriété total , alors éméchée c'était insupportable. Mes muscles se crispaient, mes mains tremblaient et mon corps manquait de crouler sous mon poids. En une seconde, il venait de faire monter ma libido en flèche. Une boule de chaleur creusait mon bas ventre, hurlant ainsi mon désir de m'unir à lui , de la manière la plus charnelle qui soit. Monsieur est joueur ... Malheureusement pour lui , il se confrontait à un adversaire de taille. Je n'étais pas du genre à succomber, ou à céder à toutes formes de tentation, même si celle là était violemment puissante. Non, s'il voulait jouer , on allait jouer mais selon mes règles. Et maintenant c'était à moi de lancer les dés et là , il allait surement regretter parce qu'entre nous , il avait peu de chance de gagner . A mon tour ... Je reprenais un citron et recommençais. Sauf que là ... J'écrasais le jus de citron sur sa nuque mais aussi à la commissure de ses lèvres, et derrière son oreille. Mes doigts s'amusaient en même temps à caresser sa peau nue délicatement, sensuellement, pour provoquer un contact fougueux. Ensuite le sel ... J'en parsemais sur la totalité de son cou , prête à tout pour le faire craquer ... Maintenant ... Ma langue se déposait langoureusement sur sa nuque et s'amusait à monter, descendre, remonter jusqu'à son oreille , ou je lui mordillais le lobe de façon très érotique, pour redescendre à sa nuque ou j'insistais exagérément. La nuque c'était mon point sensible, je le savais, alors c'était peut être son cas. Je prenais un malin plaisir à caresser sa nuque de ma langue puis ... au moment ou ses doigts se refermaient, crispés, dans sa paume, j'attrapais ma tequila et la buvais cul sec. Oh ... J'ai oublié ... Je m'approchais de son visage et ma langue se posait délicatement sur le coin de ses lèvres, à l'extremité la plus totale , comme un effleurement, un heurt exquis. En reculant , ma langue léchait mes lèvres d'une manière provocatrice , quand ... sans lui laisser le temps de réagir , mes lèvres finissait de lécher le jus de citron sur le coin de ses lèvres. Une fois fait, ma main se posait derrière sa nuque et j'approchais sa tête de la mienne, comme si nos lèvres allaient pleinement se retrouver , pour au final ... Que mes lèvres se posent sur sa nuque , tendrement puis ... sauvagement. Je le poussais à bout , volontairement. L'alcool aidant, je n'avais pas conscience de l'érotisme décuplé de chacun de mes mouvements, ou peut être que si mais c'était une totale désinhibition. Quand je sentais que la chaleur était à son paroxysme, je me détachais lentement, reposais mon verre, tandis que mes mains s'agrippaient à sa taille pour le ramener contre moi , à quelques millimètres de mon corps. Le meilleur pour la fin ... Et c'est à ce moment là que mon corps se collait contre le sien , chaud , fiévreux. Je voulais qu'il ressente tout : Ma peau, mes muscles, mes sens, mon odeur ... tout. A toi ...







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✽ Dim 1 Juin - 22:32


J'ignorais qu'Aélia est aussi joueuse que cela et j'aurais bien dû réfléchir à deux fois avant de rentrer dans son jeu et en criant victoire trop tôt. Ma partenaire avait encore quelques cartes en main et elle n'allait pas tarder à me montrer. Le fait qu'elle ne se laisse pas faire et soit difficile à faire céder me plaisait et me donnait encore plus envie de la provoquer. J'attendais qu'elle réplique de manière plus intense que tout à l'heure et mes prières avaient été vite entendus. Elle recommençait avec le citron, ma nuque. Ses contacts sur moi me faisaient perdre le contrôle, de plus en plus mais je tentais de le contenir. Sauf qu'il y aura toujours un moment donné où je n'y arriverais plus. Surtout si elle continuait dans ce sens là. Je restais concentré et abasourdi face à ses tours, elle était douée, c'était le cas de le dire. Il semble même que la température de la pièce ait monté d'un coup, ou alors c'est juste moi qui est de plus en plus en température ambiante. J'avais des pensées des plus brûlantes, je ne pensais à plus rien sauf à son corps, à elle qui se tenait en face de moi et qui était déterminée à avoir le dernier mot. Autant dire que l'effleurement de ses lèvres sur les miennes me faisait encore plus chavirer. Aélia était bel et bien dominante dans ce jeu de séduction et je devais y faire face. Mais je reste un homme et face à une telle femme, les envies sont bien difficiles à garder pour soi. Je répétais à plusieurs reprises son prénom de manière très douce, dans un murmure presque, comme pour lui demander d'arrêter, même si, clairement, elle n'allait pas le faire et qu'en réalité, c'est juste un réflexe que j'ai.

Elle profitait de ma situation de faiblesse pour coller totalement son corps contre moi. Je ressentais à présent tout. Son souffle saccadé, son odeur, ses muscles sur moi, sa peau aussi fiévreuse que la mienne. Je me mordillais les lèvres en ne la quittant pas des yeux, et sous l'emprise de l'alcool qui a du aider en grande partie - puisque je n'aurais peut être pas oser le faire en  étant sobre - je me rapprochais d'elle de sorte à pouvoir m'emparer de ses lèvres. Une fois en bonne position, mon visage à quelques centimètres du sien, je lui laissais avec l'idée de l'embrasser à nouveau de manière bien langoureuse mais à la place, je préférais recommencer avec mes bisous sur la nuque. Après tout, plus on la fait attendre plus ce sera meilleur après, non ? Mes mains s'étaient échapper en dessous de son tee-shirt qu'elle portait, lui caressant le bas du ventre. Quant à moi, mon tee-shirt s'était retrouver sur le sol après une assez belle lancée d'Aélia. Elle me l'avait retirer de manière assez sauvage. Elle avait à présent une vue assez plaisante de mon torse. D'autant plus que mon jean était un peu plus descendu qu'habituellement. Allez savoir pourquoi. Je sais que tu sais mieux faire. murmurait-je au creux de son oreille comme pour la chercher encore plus. J'appréciais le faire. Je sais qu'elle a du répondant et que je ne serais pas déçu.
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✽ Mar 3 Juin - 12:59

C'est drôlement dangereux de s'attacher à quelqu'un, c'est incroyable ce que ça peut faire mal. Rien que la peur de perdre l'autre est douloureuse. C'est moche de guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux...
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Le temps d'une seule caresse et ses lèvres s'écrasaient sur les miennes, chaudes, désirables. L'instant me semblait une éternité pour quelques secondes de réalité. Comme si toute trace de temps s'était arrêté, me laissant profiter de cet instant délectable. Persuadée qu'il allait recommencer, mes mains se posait sur le bas de son dos, à la naissance de ses fesses. Prête à vibrer une énième fois, mon corps tentait de canaliser mon trop plein d'excitation. L'alcool, son corps athlétique, son parfum de cèdre , tout me poussait à le désirer , à m'unir charnellement à lui . Il était tellement beau que cela en était douloureux et resister à l'appel de son corps était la plus cruelle des tortures. Néanmoins, même si nous étions salement éméchés, l'art de ma provocation ne s'arrêtait pas. Et chaque baisers dans la nuque qu'il m'offrait, était une future excuse au supplice que j'allais lui infliger. C'est tout ? Mon sourire en disait long. Au moins, je ne le prenais pas en traître, il allait regretter amèrement ses moindres faits et gestes. Tu veux jouer ? Ma main attrapait la sienne délicatement avant de la poser sur son propre torse, sa main dessous et la mienne par dessus. J'étais d'humeur taquine et ... il était la seule proie dans les environs. Après un petit échange de regard entendu tout les deux, je lui forçais à descendre sa main sur son torse, puis sur son bas ventre. A quelques centimètres de l'endroit fatidique, ma langue faisait elle aussi la découverte de son grain de peau. Je commençais par le lobe de l'oreille, la nuque, puis la naissance des épaules, les pectoraux puis ... Je m'arrêtais là. Alternant le chaud et froid. Je sais que tu sais mieux faire La phrase à ne jamais me dire sous aucun prétexte, qu'il soit valable ou non. Me lancer des défis c'était du suicide car j'étais tout simplement trop joueuse pour refuser quoi que ce soit. Tête brûlée, seul le résultat m'importait et pour cela tous les moyens étaient bons. Il avait voulu me chercher ? Très bien ! Mon corps se collait une nouvelle fois contre lui, fiévreux. Puis, décidant que j'avais subitement trop chaud , j'enlevais mon tee-shirt et mon tailleur noir , me retrouvant en simple sous vêtement devant lui. Je n'étais ni exhibitionniste, ni pudique . Je ne cachais pas mon corps car il me satisfaisait, consciente qu'il plaisait également aux hommes. Totalement libérée et assumée de ma presque nudité devant lui , je lui laissais le temps de me détailler pour finir par me recoller contre lui, cette fois à moitié nue. Puis, sans lui laisser le temps de réagir, ma main se posait à nouveau sur la sienne pour la guider , encore et toujours... Malheureusement, cette fois, atteindre seulement le bas du ventre n'était pas mon objectif, non , certainement pas. Je le forçais à descendre sa main dans son boxer, mes propres doigts sur les siens. La chaleur venait de prendre presque 100° et je dus faire un effort pour ne pas céder . Que ce soit en faisant un malaise ou en succombant à mon propre piège. Sauf que non, cette fois, je voulais qu'Aiden paye pour sa provocation de tout à l'heure. C'est comme cela que ... doucement ... mes doigts pressaient les siens pour l'amener là ou je le voulais, sans désobéissance de sa part . De toute façon, il était conscient qu'il n'avait pas le choix. En une seconde, sa main se posait sur l'endroit fatidique, décuplant mon désir monstrueux pour lui . Je sais peut être mieux faire mais ... tu vas me montrer comment on fait n'est ce pas ? Il me cherchait, il me trouvait.






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